[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 16-Feb-2008
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Natural Sciences and Engineering Research Council

Les loutres de mer : manne ou malheur?

ce communiqué est aussi disponible en anglais.

Jadis au bord de l’extinction en raison d’une chasse excessive, les loutres de mer effectuent un retour sur la côte du Pacifique et leur nombre s’accroît de façon soutenue. On s’attend toutefois à ce que leur réintroduction contribue à réduire considérablement la population de plusieurs espèces clés de mollusques et de crustacés de grande valeur commerciale telles que l’oursin et le panope du Pacifique.

Même si cette situation peut donner lieu à des conflits, Kai Chan, chercheur qui bénéficie de l’appui du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) à l’University of British Columbia, croit qu’il y a une façon de s’assurer que les pêcheurs des Premières nations du Canada tirent profit de la présence des loutres de mer.

« Le cadre gagnant-perdant qui oppose la conservation des espèces aux intérêts économiques des habitants de la région ne devrait pas servir de toile de fond aux efforts visant à rétablir des populations d’espèces sauvages », fait remarquer M. Chan qui fera un exposé dans le cadre de la conférence de 2008 de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), qui aura lieu du 14 au 18 février, à Boston.

Même si aucune de ces espèces de mollusques et de crustacés ne constituait une source alimentaire importante destinée à la consommation humaine avant la disparition des loutres de mer, elles sont devenues importantes pour les pêcheurs des Premières nations au cours des deux cents dernières années. Comme certains de ces pêcheurs craignent de perdre un moyen de subsistance important, ils ont même annoncé leur intention de chasser les populations de loutres de mer qui reprennent du poil de la bête.

M. Chan croit toutefois que la présence des loutres aura des répercussions multiples qui pourraient créer des possibilités économiques pour les habitants de la région, par exemple, dans le domaine de l’écotourisme.

L’interaction entre les facteurs environnementaux et les facteurs économiques devient de plus en plus complexe en raison d’autres répercussions indirectes sur le plan de l’écologie. Par exemple, les loutres de mer favorisent le rétablissement des forêts de varech (en mangeant les oursins qui détruisent le varech) et promouvoir ainsi un écosystème beaucoup plus riche. Cette interaction devrait grandement accroître la prise d’autres espèces telles que la morue-lingue, le sébaste et le hareng.

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M. Chan, auparavant à la Stanford University, est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Kai M.A. Chan
Institute for Resources, Environment and Sustainability
University of British Columbia
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Courriel : kaichan@ires.ubc.ca

Eva Schacherl
Gestionnaire, Communications
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