Pour diffusion immédiate 31 octobre 2001
Frais de scolarité élevés et santé dentaire des Premières nations, centres d’intérêt principaux de la présentation prébudgétaire de l’Association dentaire canadienne au Comité des finances
Ottawa…Le docteur George Sweetnam, président désigné de l’Association dentaire canadienne (ADC), s’est présenté devant le Comité des finances de la Chambre des communes afin de livrer deux messages clairs : les programmes émanant du gouvernement doivent être considérablement modifiés dans le but d’améliorer la santé dentaire des peuples des Premières nations. Il faut, de plus, immédiatement adopter des mesures pour enrayer l’escalade rapide des frais de scolarité pour les professionnels.
La Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits de Santé Canada débourse les honoraires des services liés à l’assurance-maladie complémentaire, y compris la dentisterie, pour les peuples des Premières nations, dans le cadre du Programme des services de santé non assurés. Cependant, les améliorations concernant la santé dentaire de cette population accusent un retard qui va au-delà de toute attente. «Malheureusement, les ressources du programme sont trop souvent perdues dans la bureaucratie qui alourdit la charge administrative des dentistes tout en s’écartant des besoins liés à la santé buccodentaire de ces peuples», affirme le docteur Sweetnam.
Le gouvernement a reconnu le besoin d’améliorer la qualité de vie des peuples autochtones dans sa plate-forme électorale. Malgré cela, les indicateurs de santé dentaire observés parmi les peuples des Premières nations s’apparentent souvent à ceux des pays en développement. Les dentistes travaillent d’arrache-pied afin de souligner, auprès de Santé Canada, la nécessité de rationaliser le programme pour que l’accent sois mis sur la prévention et la fourniture de soins appropriés.
Dans un autre ordre d’idée, l’ADC, membre actif de la Coalition des associations professionnelles nationales sur les frais de scolarité, s’inquiète du fait que l’escalade rapide des frais de scolarité entraînera un manque de diversité au sein de la profession puisque seuls les étudiants fortunés pourront étudier la médecine dentaire et s’intégrer à des programmes professionnels. «Ceux d’entre nous qui exerçons aujourd’hui voudraient que l’avenir nous amène des étudiants qui joindront nos rangs en fonction de leurs aptitudes, de leurs ambitions et de leurs penchants personnels et non de leur statut socio-économique», a indiqué le docteur Sweetnam.
Les contraintes financières des universités, qui ont donné lieu à des augmentations astronomiques des frais de scolarité, se sont également traduites par la difficulté à attirer des dentistes de grande qualité intéressés à faire carrière dans des domaines touchant l’éducation et la recherche. Il y a une disparité croissante entre le revenu d’un dentiste exerçant sa profession en pratique privée et celui d’un dentiste qui choisit une carrière universitaire. «Et puis il y a l’exode des cerveaux vers les États-Unis qui vient compliquer le problème en attirant des chercheurs et des enseignants Canadiens de qualité qui se laissent tenter par la possibilité de remboursement des lourdes dettes contractées au cours de leurs études», a souligné le docteur Sweetnam.
L’Association dentaire canadienne (ADC) représente 17 000 dentistes dans tout le pays. Elle est le porte-parole national officiel de la dentisterie et se voue à la représentation et au progrès de la profession à l’échelle nationale et internationale, ainsi qu’à la réalisation d’une santé buccodentaire optimale.
Personne-ressource : Beth Keeping au 613-523-1770 ou bkeeping@cda-adc.ca (Des exemplaires de la présentation de l’ADC au Comité des finances peuvent être obtenus auprès de Mme Keeping. Il est également possible de consulter le site Web pour prendre connaissance de cette présentation au : http://www.cda-adc.ca)