EMBARGOED FOR RELEASE: 20 OCTOBER 2000 AT 00:01 ET US

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Canadian Institutes of Health Research

Une étude démontre que les présentations par le siège sont de trois à quatre fois moins dangereuses lorsqu'une césarienne est pratiquée

TORONTO (19 octobre 2000) -- Une étude entièrement financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), qui a été traitée en priorité afin d'être publiée dans Lancet, démontre que, dans le cas d'un bébé à terme qui se présente par le siège, la méthode d'accouchement la plus sûre consiste à faire naître l'enfant par césarienne.

Le Dr Mary Hannah, professeure d'obstétrique et de gynécologie au Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre (Université de Toronto) et chercheuse principale au Centre for Research in Women's Health, a mené cette étude à laquelle ont participé 2 088 femmes de 121 hôpitaux dans 26 pays. L'étude devait durer cinq ans, mais elle a pris fin deux années plus tôt que prévu après qu'une analyse intermédiaire a démontré que les bébés dirigés aléatoirement vers le groupe des naissances par césarienne étaient fortement privilégiés par rapport à ceux du groupe des accouchements vaginaux.

Dans l'ensemble, l'étude a démontré que les bébés nés par césarienne risquaient trois ou quatre fois moins de décéder ou de souffrir de problème graves dans les six semaines suivant la naissance que ceux qui étaient nés par voie vaginale (1,6 % vs 5,0 %). Les avantages d'une césarienne programmée sont plus grands dans les centres des pays industrialisés, le risque de décès ou de problèmes graves pour le bébé étant de 0,4 % vs 5,7 % comparativement 2,9 % vs 4,4 % dans les centres des pays en voie de développement. On n'a relevé aucune différence dans les problèmes pour la mère entre les deux groupes, que la femme ait donné naissance dans un pays industrialisé ou dans un pays en voie de développement, et le risque global était faible (moins de 4 %).

"Nous craignions que l'accouchement vaginal ne cesse d'être une option pour les bébés se présentant par le siège avec le départ à la retraite des meilleurs cliniciens. S'il était vrai qu'une césarienne programmée n'apportait aucun avantage significatif par rapport à un accouchement vaginal programmé, et si la recherche devait le prouver, nous étions d'avis que l'évolution vers un plus grand nombre de césariennes pouvait cesser, affirme le Dr Hannah. Lorsque nous avons réalisé cette étude intermédiaire, nous avons été surpris de constater qu'une politique de césariennes programmées était fort préférable pour le bébé à terme se présentant par le siège, et lorsque toutes les données ont été analysées, l'avantage s'est révélé plus grand dans les pays industrialisés comme le Canada et le Royaume-Uni."

Au total, l'étude mondiale, qui a coûté 2,3 millions de dollars, a démontré que 14 césariennes supplémentaires seraient nécessaires pour éviter un décès ou un problème grave pour le bébé. Pour les centres des pays industrialisés, 7 césariennes supplémentaires seraient nécessaires pour éviter un décès ou un problème grave. Pour les centres des pays en voie de développement, 39 césariennes supplémentaires seraient nécessaires pour éviter un décès ou un problème grave pour le bébé.

"Les recherches innovatrices du Dr Hannah renforcent la volonté d'IRSC de soutenir les meilleurs cliniciens du Canada, affirme le Dr Alan Bernstein, président d'IRSC. Ses recherches auront une incidence mondiale dans la recherche en santé, et c'est précisément ce pourquoi IRSC existe."

"La naissance par césarienne est généralement considérée comme plus risquée pour la mère que l'accouchement vaginal, dit le Dr Hannah. Cependant, dans l'essai sur les présentations par le siège à terme, l'accouchement vaginal programmé ne présentait aucun avantage pour la mère, probablement parce que 43 % des mères de ce groupe ont finalement donné naissance par césarienne et que cette intervention a été pratiquée d'urgence après le début du travail, tandis que de nombreuses césariennes dans le groupe des césariennes programmées ont été pratiquées par choix avant le début du travail. De plus, seuls les problèmes graves survenant dans les six semaines suivant l'accouchement ont été consignés. Une composante supplémentaire de l'étude est en voie d'élaboration et devrait nous permettre de disposer d'informations sur la santé des mères trois mois et deux ans post-partum."

Au Canada, entre 12 000 et 16 000 femmes donnent naissance à un bébé à terme se présentant par le siège chaque année.

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Le Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre transforme les soins de santé grâce au dévouement de ses 6 000 membres qui font preuve de compassion et d'innovation dans la prestation de soins aux malades. Par son intérêt unique pour la santé des femmes, son programme de recherche et son association avec l'Université de Toronto, le Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre joue un rôle de premier plan dans les soins de santé au Canada. Il se spécialise dans les soins aux nouveau-nés, aux adultes et aux personnes âgées, concentrant ses efforts sur le traitement et la prévention du cancer, les problèmes cardiaques, les troubles musculo-squelettiques et les traumatismes.

Le Centre for Research in Women's Health a été fondé en 1995 en partenariat avec l'Université de Toronto et le Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre. Sa mission consiste à réaliser des recherches sur la santé des femmes qui sont importantes pour leur vie, à encourager les travaux dans ce domaine et à promouvoir l'application de ces recherches dans divers milieux. Il propose une définition large de la santé des femmes qui incorpore les déterminants sociaux de la santé, et il joue un rôle prépondérant dans la recherche sur la santé génésique, le cancer du sein, l'ostéoporose, la toxicomanie et la pharmacothérapie, ainsi que la violence faite aux femmes.

IRSC est le principal organisme fédéral responsable de la recherche en santé au Canada. Son objectif est d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. Oeuvrant avec ses partenaires des universités, des hôpitaux, du gouvernement et du secteur bénévole de la santé, IRSC se veut une approche multidisciplinaire de la recherche en santé, mise en oeuvre par l'entremise d'instituts virtuels et permettant de réunir les scientifiques de nombreuses disciplines dans tout le pays.

Pour obtenir de plus amples renseignements:

Craig DuHamel, Sunnybrook & Women's Public Affairs, (416) 480-4040
Faye Kert, Communications IRSC, (613) 293-5766 (cellulaire), (613) 946-0927 (t)

Des photographies numériques seront disponibles sur le site d'IRSC après la diffusion.


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