[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 12-Mar-2008
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Contact: Jean-François Huppé
jean-francois.huppe@dap.ulaval.ca
418-656-7785
Université Laval

Des chercheurs mettent au point une méthode pour sélectionner les ovules qui ont les meilleures chances de mener à une grossesse réussie

Ce communiqué est aussi disponible en anglais.

Québec, le 12 mars 2008 – Une équipe supervisée par le professeur Marc-André Sirard, du Centre de recherche en biologie de la reproduction de l’Université Laval, a identifié des marqueurs génétiques permettant de sélectionner les ovules qui ont les meilleures chances de mener à une grossesse réussie après une fécondation in vitro. Cette découverte devrait permettre d’augmenter le taux de succès lorsqu’un seul embryon est transféré et de réduire du même coup le risque de grossesse multiple. Les détails de la méthode mise au point par les chercheurs, qui vient de faire l’objet d’un dépôt de brevet mondial, sont décrits sur le site Web de la revue scientifique Human Reproduction.

Les ovules prélevés lors d’une intervention de reproduction assistée sont entourés de cellules nourricières qui sont éliminées avant de procéder à la fécondation in vitro. « Pendant qu’ils sont dans l’ovaire, ces cellules et l’ovule ont des échanges très étroits », souligne Marc-André Sirard. « Une expérience menée dans notre laboratoire sur des cellules bovines nous indiquait qu’il y avait peut-être des marqueurs dans les cellules nourricières qui pouvaient nous renseigner sur la qualité de l’ovule. »

Grâce à la collaboration de 40 femmes recrutées dans une clinique de fertilité, les chercheurs ont comparé des cellules nourricières entourant des ovules ayant conduit à une grossesse à terme – c’est-à-dire de « bons » ovules – et les cellules associées à des échecs de reproduction. Cette comparaison a permis d’identifier cinq gènes davantage exprimés dans les cellules nourricières entourant les bons ovules.

Présentement, le choix des embryons transférés chez la mère repose sur leur apparence et sur leur dynamique de division cellulaire. « Au moins 30 % des embryons qui semblent normaux à l’examen morphologique ont des anomalies chromosomiques », souligne toutefois le professeur Sirard pour illustrer les limites de cette approche. La méthode développée par les chercheurs du CRBR offre la possibilité de choisir, selon des critères objectifs, les ovules qui ont les meilleures chances de succès sans altérer l’intégrité biologique de l’embryon.

« Cet outil génomique pourrait aussi atténuer un problème éthique auquel sont confrontés les médecins qui travaillent dans les cliniques de fertilité et les parents qui les consultent », fait valoir le chercheur. En effet, pour augmenter les chances de grossesse, plusieurs embryons sont implantés simultanément chez la mère dans l’espoir qu’au moins un d’entre eux survivra. Cette façon de faire et l’amélioration des connaissances en fécondation in vitro ont favorisé la prolifération des grossesses multiples. Même si les médecins tendent à transférer moins d’embryons depuis dix ans, les naissances multiples sont encore le lot d’environ 30 % des couples qui ont recours à la fécondation in vitro en Amérique du Nord et de 23 % des couples européens. « En sélectionnant de bons ovules, il serait possible de limiter le nombre d’embryons transférés et d’éviter les grossesses multiples tout en maintenant un bon taux de succès », résume Marc-André Sirard.

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Outre le professeur Sirard, les auteurs de l’article sont Mélanie Hamel, Isabelle Dufort, Claude Robert, Catherine Gravel, du Centre de recherche en biologie de la reproduction de l’Université Laval, ainsi que Marie-Claude Léveillée et Arthur Leader, du Ottawa Fertility Centre.

Renseignements :
Marc-André Sirard
Centre de recherche en biologie de la reproduction
Université Laval
Tél. : (418) 656-2131, poste 7359
Marc-Andre.Sirard@crbr.ulaval.ca



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