[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 19-Mar-2008
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University of Montreal

Les filles hyperactives font face à des problèmes à l'âge adulte

Ce communiqué est aussi disponible en anglais.

Montréal, 20 mars 2008 – Les filles qui sont hyperactives sont plus susceptibles de devenir des fumeuses, de sous-performer à l’école ou au travail et d’être attirées par des relations mentalement abusives à l’âge adulte, selon une étude conjointe de chercheurs de l’Université de Montréal et du University College London (UCL).

L’étude, qui a été publiée dans le dernier numéro de la revue Archives of General Psychiatry, a suivi 881 filles canadiennes de l’âge de six ans à l’âge de 21 ans pour déterminer comment un comportement hyperactif ou agressif dans l’enfance pouvait avoir une incidence sur les débuts de l’âge adulte. L’équipe de recherche a constaté qu’une fille sur dix suivie dans le cadre de l’étude montrait des niveaux élevés de comportement hyperactif. Une autre fille sur dix montrait des niveaux élevés de comportement tant hyperactif qu’agressif.

« Peu d’études ont examiné les conséquences d’un comportement agressif et hyperactif chez les filles, a déclaré la chercheuse principale d’UCL et diplômée de l’Université de Montréal, Nathalie Fontaine. Cette étude montre que l’hyperactivité combinée à un comportement agressif chez les filles aussi jeunes que six ans peut mener à des problèmes accrus de relations abusives, de manque de perspectives d’emploi et de grossesses adolescentes. »

Les filles au comportement hyperactif (agitation, difficulté à demeurer immobile, remuantes) et les filles qui sont physiquement agressives (se battent, font de l’intimidation, donnent des coups de pied, mordent ou frappent) avaient un risque élevé de développer des problèmes d’ajustement à l’âge adulte.

L’étude a également déterminé que les filles hyperactives ou agressives étaient plus susceptibles de fumer, d’avoir des partenaires psychologiquement abusifs et de faire preuve d’une performance médiocre à l’école en vieillissant. De plus, les femmes ayant fait preuve tant d’hyperactivité que de comportements d’agression physique ont signalé des problèmes d’agression physique et psychologique envers leur partenaire, de grossesses précoces et de dépendance à l’égard de la sécurité sociale.

« Notre étude suggère que les filles présentant un problème d’hyperactivité et d’agression physique chronique dans l’enfance devraient faire l’objet de programmes de prévention intensifs à l’école élémentaire parce qu’elles sont plus susceptibles d’avoir des problèmes d’ajustement graves plus tard dans la vie, a averti Mme Fontaine. Les programmes ciblant seulement l’agression physique peuvent passer à côté d’une proportion importante de filles à risque. En fait, nos résultats suggèrent que cibler le comportement hyperactif inclura la grande majorité des filles agressives. »

Toutes les filles hyperactives et physiquement agressives ne présentent toutefois pas de problèmes d’ajustement graves en vieillissant, selon le co-auteur Richard Tremblay, professeur de psychologie, de pédiatrie et de psychiatrie, et directeur du Groupe de recherche chez l’enfant à l’Université de Montréal et au CHU Sainte-Justine.

« Nous avons déterminé qu’environ 25 % des filles ayant présenté des problèmes de comportement dans l’enfance n’ont pas eu de problèmes d’ajustement à l’âge adulte, quoique plus d’un quart aient développé au moins trois problèmes d’ajustement », a déclaré Dr Tremblay, notant que de la recherche additionnelle est nécessaire sur les questions d’agression sociale, comme la propagation de rumeurs et les pratiques d’exclusion. « Nous devons trouver ce qui déclenche l’agression et comment prévenir ces problèmes de comportement. »

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Sur le Web :

Les journalistes peuvent obtenir des exemplaires de l’article à l’adresse http://archpsyc.ama-assn.org/cgi/content/short/65/3/320.

Auteurs :

L’article « Girls’ hyperactivity and physical aggression during childhood ans adjustment problems in early adulthood: a 15-year longitudinale study », par Nathalie Fontaine, René Carbonneau, Edward Barker, Frank Vitaro, Martine Hébert, Sylvana Côté, Daniel Nagin, Mark Zoccolillo et Richard Tremblay, est publié dans le numéro de mars de la revue Archives of General Psychiatry.

Partenaires de recherche :

Cette étude a été financée par le CQRS, le CRSH, le FCAR, le PNRDS/IRSC, le US NSF, le US NIMH et le NCOVR. L’étude a été effectuée par l’Université de Montréal, UCL, King’s College London, l’Université Laval, l’Université du Québec, l’Université McGill, l’Université Carnegie Mellon et l’Inserm en France.

À propos de UCL :

Fondée en 1826, UCL a été la première université anglaise à avoir été créée après Oxford et Cambridge, la première à avoir admis des étudiants sans égard à la race, la classe, la religion ou le sexe, et la première à offrir un enseignement systématique du droit et de la médecine. UCL s’est classée au rang des dix meilleures universités selon le 2007 THES-QS World University Rankings, et a été classée au quatrième rang des universités britanniques par l’Université Jiao Tong de Shanghai, dans son palmarès de 2007 des 500 meilleures universités au monde. Les anciens d’UCL incluent Marie Stopes, Jonathan Dimbleby, Lord Woolf, Alexander Graham Bell et les membres du band Coldplay.

À propos de l’Université de Montréal :

Profondément enracinée à Montréal et dévouée à sa mission internationale, l’Université de Montréal est une des meilleures universités du monde francophone. Fondée en 1878, l’Université de Montréal compte aujourd’hui treize facultés et constitue, avec ses deux écoles affiliées, HEC Montréal et l’École polytechnique, le plus important centre d’enseignement supérieur et de recherche au Québec, le second en importance au Canada, et un des grands centres en Amérique du Nord. L’université réunit 2 400 professeurs et chercheurs, répond aux besoins de plus de 55 000 étudiants, offre quelque 650 programmes tous niveaux confondus, et décerne environ 3 000 maîtrises et doctorats chaque année. Sur le Web : www.umontreal.ca.

Pour plus d’information :
Jenny Gimpel
Bureau des relations avec les médias d’UCL
011 44 (0)20 7679 9726
Courriel : j.gimpel@ucl.ac.uk.

Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514 343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca



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