[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 28-Apr-2008
[ | E-mail Article ]

Contact: Isabelle Kling
isabelle.kling@muhc.mcgill.ca
514-843-1560
McGill University Health Centre

Prédire les résultats cliniques des patientes atteintes d'un cancer du sein

Les chercheurs du CUSM identifient de nouveaux gènes

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, 28 avril 2008 - Pas un jour ne passe sans une nouvelle histoire sur l'environnement. Bien que nous pensions souvent à l'environnement à l'échelle planétaire, les cellules de notre sont elles aussi soumises à des facteurs environnementaux. Les nouvelles résultats d'une équipe de chercheurs de l'Institut de recherche du CUSM et de l'université McGill démontrent que l'environnement des cellules mammaires cancéreuses joue un rôle déterminant dans le développement et la migration des cellules tumorales, ou au contraire dans leur disparition. Cette étude est la première à identifier les gènes responsables de ce contrôle environnemental et à les mettre en relation avec l'évolution de l'état de santé du patient. Ces découvertes sont publiées dans le numéro de Nature Medicine de cette semaine.

Une tumeur n'est pas viable seule. Elle doit être soutenue et nourrie par les différents types de cellules qui l'entourent, c'est-a-dire son microenvironnement, déclare Morag Park, dernière auteure et directrice du groupe d'oncologie moléculaire de l'Institut de recherche du CUSM.

Au début de cette étude, nous n'avions que très peu d'informations sur l'importance du microenvironnement dans l'initiation et la progression du cancer. Nous savons maintenant que cet environnement est déterminant ; les patients présentent tous des microenvironnements tumoraux différents au niveau génétique. Nos découvertes démontrent que le profil génétique de ces différents microenvironnements peut être utilisé afin de prédire les résultats cliniques - positifs ou négatifs.

La Dr. Park, professeure d'oncologie, de biochimie et de médecine à l'université McGill, et son équipe ont analysé des tissus prélevés sur 53 patientes atteintes d'un cancer du sein. Ils ont utilisé une technique de pointe : la microdissection par capture laser, afin de séparer les cellules tumorales du tissu du microenvironnement. Ils ont ensuite comparé l'expression génique dans les tissus issus du microenvironnement tumoral, à celle de tissus témoins, grâce à la technique des « micro-array ». Sur plusieurs milliers de gènes au départ, seuls 163 ont été identifiés comme ayant un impact sur l'évolution de la santé des patientes. L'absence de métastase et de migration des cellules tumorales étant considérée comme une évolution positive alors qu'une absence de réaction au traitement était considérée comme une évolution négative.

Sur les 163 gènes initiaux, l'équipe a ensuite identifié un panel de 26 gènes plus spécifiques, et utilisables pour prévoir de façon précise les résultats cliniques. Ce profil de 26 gènes spécifiques, appelé « marqueur pronostique dérivé du stroma (MPDS), a été utilisé pour prédire les résultats cliniques au sein d'un second groupe de patientes atteintes d'un cancer du sein.

Nous avons réussi à démontrer que le MPDS permet de prédire efficacement les résultats cliniques dans un second groupe de patientes, dit le Dr. Park. La prédiction efficace de l'état de santé des patientes par l'utilisation de ce panel suggère que c'est un outil de diagnostic potentiellement prometteur.

Nous devrons maintenant transformer ce profil de 26 gènes en un test fonctionnel. Nous y travaillons en ce moment et prévoyons d'obtenir un outil utilisable en étude clinique d'ici un an, ajoute le Dr. Park.

Ce travail est le fruit d'une fantastique implication et de la collaboration de plusieurs personnes parmi lesquelles figurent des pathologistes, des chirurgiens, des oncologues et des chercheurs. Je voudrais remercier le remarquable travail de G. Finak du laboratoire du Dr. M. Hallet de l'école d'informatique de l'université McGill, les chirurgiens du sein du CUSM dont le Dr. S. Meterissian et le Département de pathologie de l'université McGill où travaille le Dr. A. Omeroglu.

###

Cette recherche a été financée par la Fondation de cancer du sein du Québec, Génome Canada-Génome Québec, Valorisation-Recherche Québec, le Fonds de la recherche en Santé du Québec, une Subvention d'équipe des Instituts de recherche en santé du Canada ainsi que la subvention à la découverte du conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

L'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM) est un centre de recherche de réputation mondiale dans le domaine des sciences biomédicales et des soins de santé. Établi à Montréal, au Québec, il constitue la base de recherche du CUSM, centre hospitalier universitaire affilié à la Faculté de médecine de l'Université McGill. L'Institut compte plus de 600 chercheurs, près de 1 200 étudiants diplômés et postdoctoraux et plus de 300 laboratoires de recherche consacrés à un large éventail de domaines de recherche, fondamentale et clinique. L'Institut de recherche est à l'avant-garde des connaissances, de l'innovation et de la technologie. La recherche de l'Institut est étroitement liée aux programmes cliniques du CUSM, ce qui permet aux patients de bénéficier directement des connaissances scientifiques les plus avancées.

L'Institut de recherche du CUSM est soutenu en partie par le Fonds de la recherche en santé du Québec.

Pour de plus amples renseignements, consulter l'adresse www.cusm.ca/research.

À propos de l'Université McGill

Principale université canadienne à forte intensité de recherche, l'Université McGill s'est forgé une réputation mondiale au titre de ses travaux savants et de ses découvertes scientifiques. Fondée en 1821, McGill compte 21 facultés et écoles professionnelles qui offrent plus de 300 programmes, du baccalauréat au doctorat. L'Université attire des professeurs et des chercheurs renommés du monde entier et des étudiants exceptionnels de plus de 150 pays, ce qui lui donne l'un des corps étudiants les plus dynamiques et les plus diversifiés de toute l'Amérique du Nord. Environ 23 000 étudiants de 1er cycle et 7 000 étudiants de 2e et 3e cycles y sont inscrits. Elle est l'une des deux seules universités canadiennes à faire partie de l'Association américaine des universités. Ses deux campus sont situés à Montréal, au Canada. www.mcgill.ca

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter:

Isabelle Kling
Coordonnateur des communications (Recherche)
Relations publiques et Communications, CUSM
(514) 934-1934 #36419
isabelle.kling@muhc.mcgill.ca

Mark Shainblum
Service des relations avec les médias (Recherche)
Université McGill
(514) 398-2189
mark.shainblum@mcgill.ca

###


[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Article ]