[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 14-May-2008
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Contact: Marc E. Lavoie
marc.lavoie@umontreal.ca
514-251-4015
University of Montreal

Traitement distinct requis : syndrome de Gilles de la Tourette et trouble obsessionnel-compulsif

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 14 mai 2008 – Bien que de 30 à 50 pour cent des personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette soient aussi touchées par le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), ces deux maladies pourraient avoir un profil neurocognitif distinct, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry par des chercheurs de l’Université de Montréal et du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H.-Lafontaine.

« Dans l’étude de l’activité cérébrale ou de sa relation avec la mémoire de travail et l’allocution, nous avons réussi pour la première fois à démonter une dissociation claire entre les aspects du TOC et du syndrome de Gilles de la Tourette. Cette découverte pourrait avoir des répercussions majeures pour le traitement de ces maladies. Pour soigner les symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette, il faut d’abord déterminer les syndromes du TOC et s’y attaquer », a affirmé le Dr Marc Lavoie, le chercheur associé qui a effectué l’étude avec ses étudiantes Geneviève Thibault et Mihaela Felezeu et ses collaborateurs cliniciens Kieron O’Connor, Christo Todorov et Émmanuel Stip.

Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neuropsychiatrique complexe, caractérisé par des tics moteurs et phoniques qui empirent au fil du temps et qui commencent pendant l’enfance pour atteindre un sommet à l’âge de onze ans. La maladie touche entre 0,05 et trois pour cent des enfants et environ un pour cent des adultes. Le TOC, un trouble anxieux caractérisé par des obsessions et des compulsions, touche 2,5 pour cent de la population.

« Quand nous avons testé les patients, nous avons découvert que les régions du cerveau associées à la mémoire de travail des personnes souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette s’activent beaucoup plus que celles des sujets témoins quand elles sont stimulées, tandis que l’activité des régions associées à la mémoire de travail chez les patients atteints du TOC diminuait », a expliqué le Dr Lavoie.

L’équipe de recherche a invité quatre groupes à prendre part à son étude :

On a demandé aux sujets d’exécuter une série de tâches expérimentales pour stimuler des régions du cerveau spécifiques. Lors d’un test, les sujets regardaient des formes et distinguaient les images qui différaient. Un électroencéphalogramme surveillait l’activité cérébrale pendant chaque test. « Cette étude aidera les cliniciens à poser un meilleur diagnostic et à ordonner un meilleur traitement en prescrivant des thérapies qui aideront mieux les patients atteints du TOC ou du syndrome de Gilles de la Tourette », a ajouté le Dr Lavoie.

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Sur le Web :
À propos de Marc E. Lavoie : www.hlhl.qc.ca/crfs/lavoie.htm
À propos du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H Lafontaine : www.hlhl.qc.ca/crfs/index.html
À propos de l’Université de Montréal : www.umontreal.ca
À propos de l’article dans Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry : http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6TBR-4RV1JWP-1&_user=789722&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_sort=d&view=c&_acct=C000043357&_version=1&_urlVersion=0&_userid=789722&md5=a85d8959292dc5ef24feb075b4132000

Renseignements :
Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514-343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca



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