[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 15-Jul-2008
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McGill University

D'après des chercheurs de McGill, les hommes et les femmes sont programmés différemment en matière de tentation

Ce communiqué est disponible en anglais.

La tentation est bien sûr partout, mais c'est la façon dont les deux sexes réagissent au flirt qui détermine les effets que le flirt aura sur leurs relations. Dans une nouvelle étude, des psychologues ont noté que les hommes ont tendance à considérer leur partenaire d'une façon plus négative après avoir rencontré une jolie femme célibataire. Par contre, les femmes ont plus tendance à essayer de raffermir leurs relations en cours quand elle rencontre un homme charmant et libre.

D'après une étude publiée par l'American Psychological Association dans le numéro de juillet du Journal of Personality and Social Psychology, il est possible que les hommes, contrairement aux femmes, ne croient pas qu'un flirt avec une jolie femme puisse nuire à leurs relations. Les chercheurs ont constaté que les femmes protègent davantage leurs relations quand un bel homme entre en scène, mais les hommes, quant à eux, jettent un regard négatif sur leur partenaire après avoir rencontré une jolie femme libre. Cependant, les hommes peuvent apprendre à résister à la tentation quand ils ont compris que le flirt avec une jolie femme peut détruire leurs relations, indique l'auteur principal John E. Lydon, PhD, de l'Université McGill à Montréal.

Les chercheurs ont réalisé sept expériences en laboratoire sur 724 hommes et femmes hétérosexuels pour savoir comment des personnes d'âge collégial engagées dans une relation sérieuse réagissent quand une autre personne attirante entre en scène.

Dans une étude, 71 hommes qui n'avaient pas été avertis ont été présentés à une jolie femme. Environ la moitié des hommes ont rencontré une femme « célibataire » qui a flirté avec eux. Les autres hommes ont rencontré une femme « prise » qui les a tout simplement ignorés.

Immédiatement après cette rencontre, les hommes ont rempli un questionnaire où on leur demandait comment ils réagiraient si leur partenaire amoureux avait fait un geste irritant, comme leur mentir sur la raison qui lui a fait annuler un rendez-vous ou sur un renseignement embarrassant sur elle. Les hommes qui avaient rencontré la jolie femme « libre » étaient 12 pour cent moins susceptibles de pardonner. On a aussi placé 58 femmes dans une situation semblable. Les femmes qui avaient rencontré un homme agréable et « libre » étaient 17,5 pour cent plus susceptibles de pardonner la mauvaise conduite de leur partenaire.

« On peut dire, d'après ces études, que les hommes sont incapables de résister à la tentation. Nous ne sommes pas d'accord. Nous croyons plutôt que les hommes interprètent simplement ces interactions différemment des femmes, dit Lydon. Nous croyons que si un homme croit qu'une jolie femme libre présente une menace pour sa relation, il va essayer de protéger cette relation. »

Dans leur dernière expérience, les chercheurs ont utilisé des modèles virtuels pour savoir si 40 hommes pouvaient apprendre à ne pas flirter avec de jolies femmes s'ils avaient formé une stratégie avant la rencontre. Les chercheurs ont poussé la moitié des sujets mâles à visualiser qu'une jolie femme les approchait. On leur a ensuite demandé de rédiger une stratégie pour protéger leurs relations. On a constaté que ces hommes étaient plus susceptibles de prendre leurs distances avec la jolie femme dans les scénarios virtuels suivants.

Lydon indique que les femmes, au contraire, n'ont pas besoin d'entraînement pour maîtriser leurs réactions quand des hommes charmants les approchent. « Les femmes ont été élevées pour se méfier des avances des hommes charmants, indique Lydon. Ces études montrent que même si un homme est engagé dans une relation, il doit mettre une stratégie au point pour protéger cette relation en évitant la jolie femme libre. Le taux de réussite ne sera peut-être de 100 pour cent, mais il sera probablement significativement plus élevé que si l'homme n'est pas conscient des conséquences de ses actes. »

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Article : « If-Then Contingencies and the Differential Effects of the Availability of an Attractive Alternative on Relationship Maintenance for Men and Women", John E. Lydon, PhD, Danielle Menies-Toman, PhD, et Kimberly Burton, PhD, Université McGill, Montréal (Québec) Canada; Chris Bell, PhD, Université York, Toronto (Ontario) Canada; Journal of Personality and Social Psychology, Vol. 95, N° 1.

Sur Internet : On peut lire l'article dans son intégrité (en anglais) à l'adresse www.apa.org/journals/releases/psp95150.pdf, ou sur demande auprès des personnes ressources dont le nom suit.

Renseignements :

Mark Shainblum
Attaché de presse (Recherche)
Université McGill
514 398-2189
mark.shainblum@mcgill.ca

Audrey Hamilton
Associé, Affaires publiques
American Psychological Association
202 336-5706
ahamilton@apa.org



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