[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 17-Jul-2008
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Contact: Sylvain-Jacques Desjardins
sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca
514-343-7593
University of Montreal

Découverte d’un gène capable de réguler et de bloquer l’ovulation

Ce communiqué est disponible en anglais.

Des chercheurs de l’Université de Montréal collaborent avec des scientifiques européens afin de démystifier le gène Lrh1

Montréal, le 17 juillet 2008 – Un groupe de chercheurs canadiens et européens ont débrouillé le mystère d’un gène capable de réguler et de bloquer l’ovulation. La nouvelle étude est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Montréal au Canada et de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université Louis Pasteur à Strasbourg, en France. L’étude en question est publiée dans le plus récent numéro de la revue Genes & Development.

« Nos constatations révèlent que le gène Lrh1 est essentiel pour réguler l’ovulation, a affirmé le Dr Bruce D. Murphy, directeur du Centre de recherche en reproduction animale de la Faculté de médecine vétérinaire et professeur associé d’obstétrique et de gynécologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Jusqu’à ce jour, le rôle du gène Lrh1 dans la fertilité des femmes était nébuleux, mais nous avons constaté que ce gène régule les multiples mécanismes de l’ovulation et pourrait influer sur la fécondation. »

Pour atteindre de telles conclusions, l’équipe de recherche a mis au point un nouveau type de souris génétiquement modifiée dont le gène Lrh1 a été sélectivement bloqué dans l’ovaire. Les chercheurs ont constaté que la suppression du gène Lrh1 bloquait en effet l’ovulation. « La présente découverte signifie que nous pouvons entrevoir de nouveaux contraceptifs capables de stopper l’ovulation sélectivement, a déclaré le Dr Murphy. Les nouveaux contraceptifs ainsi créés seraient plus efficaces et entraîneraient moins d’effets secondaires que les formes actuelles de contraceptifs à base de stéroïdes. »

En outre, ces constatations pourraient conduire à l’élaboration de produits pharmaceutiques ayant la propriété d’activer le gène Lrh1, ce qui pourrait se révéler vital lorsqu’il s’agit de donner aux couples infertiles l’espoir d’engendrer des enfants. « C’est là un développement important, car 15 % des couples sont infertiles, a ajouté le Dr Murphy. Le rôle généralisé de ce gène dans l’ovaire indique qu’il est possible de le cibler pour stimuler l’ovulation et, éventuellement, la conception. »

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Partenaires de recherche
« Lrh1 regulates ovulation and fertility », par Rajesha Duggavathi, Bruce D. Murphy, David H. Volle, Chikage Mataki, Maria C. Antal, Nadia Messaddeq, Johan Auwerx et Kristina Schoonjans a reçu le soutien des IRSC au Canada ainsi que du CNRS, de l’INSERM et de la Fondation Serono en Europe.

À propos de Rajesha Duggavathi
Rajesha Duggavathi, étudiant au post doctorat à l’Université de Montréal, a exécuté la plupart des travaux de la présente étude. À cette fin, il a obtenu une bourse postdoctorale du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et de la Fondation Serono.

À propos de Bruce D. Murphy
Le Dr Bruce D. Murphy est directeur du Centre de recherche en reproduction animale, l’un des plus importants centres de ce type en Amérique du Nord, qui fait partie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Le Centre se spécialise en biologie de la reproduction, en transplantation d’embryons et, en 2000, il a cloné le veau Starbuck de renommée mondiale, fils d’un taureau Holstein.

À propos de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal
La santé animale à la ferme, à domicile et parmi la faune constitue une priorité de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Depuis sa fondation en 1886, la seule école de médecine vétérinaire de langue française d’Amérique du Nord est un chef de file lorsqu’il s’agit d’enseignement, de traitement et de recherche dans son domaine. La Faculté est située à Saint-Hyacinthe; elle compte 120 professeurs, cliniciens et chercheurs, 420 étudiants de premier cycle et 200 étudiants de deuxième et troisième cycles en plus de 300 employés de soutien. Grâce à son nouveau Centre hospitalier universitaire vétérinaire, la Faculté dispense un enseignement de qualité et offre une expertise unique aux entreprises, aux organismes gouvernementaux et à la population. Sur le Web : www.medvet.umontreal.ca.

Personne-ressources :
Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514 343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca



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