[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 31-Jul-2008
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McGill University

Des 'mutations insoupçonnées' du VIH concourent à sa pharmacorésistance

Des chercheurs de McGill expliquent le role cle que jouent des parties auparavant negligees du genome du VIH

Ce communiqué est disponible en anglais.

Une des principales raisons des échecs thérapeutiques du VIH/sida est la résistance aux médicaments prescrits. Or, des scientifiques de l'Université McGill viennent de révéler le rôle important que des mutations dans des parties auparavant négligées du génome du VIH jouent dans le développement de la pharmacorésistance chez. Leur étude sera publiée le 8 août dans Journal of Biological Chemistry.

"Le VIH développe très vite des résistances, et par la suite, les médicaments n'agissent pas aussi bien qu'ils le devraient en théorie ou ils deviennent carrément inefficaces," a expliqué le Dr Matthias Götte, professeur agrégé au département de microbiologie et d'immunologie de McGill. "Les médecins font systématiquement tester le virus d'un patient aux résistances avant le traitement pour prendre les décisions cliniques appropriées."

L'étude a été réalisée par une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Götte de la Faculté de médecine de McGill, avec le concours du B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC). Elle était financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Les tests génotypiques du VIH sont maintenant largement utilisés pour dépister la pharmacorésistance du VIH. Il n'empêche que, pour des raisons techniques et économiques, le séquençage du génome entier du VIH n'est généralement pas effectué.

"On se concentrait sur des parties précises du génome du VIH où l'on s'attendait à ce que les mutations associées aux résistances se produisent, soit une séquence particulière d'un gène important de l'aminoacide 1 à 300," a précisé le Dr Götte. "Ce faisant, environ le tiers de ce gène nous échappe. Jusqu'à récemment, la plupart des chercheurs estimaient que cette partie occultée avait peu d'importance clinique."

Or, des études menées ces dernières années portent à croire que les 300 premiers aminoacides pourraient ne pas brosser un portrait complet des résistances. Le Dr Götte et ses collègues ont choisi quelques-unes des mutations auparavant non caractérisées pour les soumettre à une batterie de tests biochimiques pointus.

"Les gens étaient sceptiques. Le mécanisme d'intervention de ces mutations dans la résistance n'était pas clair. Cela dit, nous présentons dans notre article des données qui expliquent de façon détaillée comment ces mutations agissent," d'expliquer le Dr Götte.

Malgré tout, le débat entourant le dépistage systématique de ces parties du génome du VIH devrait se poursuivre encore quelque temps, met-il en garde.

"Valider des tests génotypiques prend beaucoup de temps et coûte cher. Mais nous testerons probablement ces parties dans quelques années," a-t-il ajouté.

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Personne-ressource (avant et après vendredi, le 1 août):

Mark Shainblum
Bureau des relations avec les médias (recherche)
Université McGill
(514) 398-2189
mark.shainblum@mcgill.ca

Personne-ressource (vendredi, le 1 août seulement) :

Doug Sweet
Directeur, Bureau des relations avec les médias
Université McGill
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douglas.sweet@mcgill.ca



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