[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 22-Oct-2008
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International Council for Science

Le nouveau programme de l’ICSU pour comprendre l’impact de l’Homme sur les systèmes maintenant la vie sur Terre

La communauté scientifique mondiale approuve le programme de recherche internationale qui permettra de completer les connaissances manquantes relevées dans l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire (Millennium Ecosystem Assessment)

Ce communiqué est disponible en anglais.

Maputo, Mozambique – La communauté scientifique mondiale a approuvé un nouveau programme de recherche international conçu pour comprendre les relations entre l’Homme et les écosystèmes fournissant des services essentiels au maintien de la vie. Cette décision a été prise aujourd’hui, la 29ème Assemblée Générale du Conseil International pour la Science (ICSU), et devrait apporter les informations scientifiques nécessaires pour assurer l’utilisation durable de nos précieux écosystèmes.

Les écosystèmes apportent des bienfaits indispensables à la vie sur Terre (nourriture, recyclage de l’eau, approvisionnement de l’habitat, recyclage des éléments nutritifs, formation et rétention du sol) ainsi que des services culturels et récréatifs (expériences spirituelles, esthétiques, éducatives et éco-touristiques).En 2005, l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire (EM) a rapporté que, à cause des agissements de l’Homme, plus de 60% des écosystèmes maintenant la vie sur la Terre se sont avérés dégradés ou utilisés de façon non durable.

« Le changement climatique, la pollution, les modifications de l’aménagement du territoire, les espèces invasives, associés à la croissance de la population, la consommation accrue, la mondialisation et l’urbanisation, ont exercé une énorme pression sur l’environnement afin qu’il nous fournisse les services dont nous avons besoin », a déclaré Hal Mooney, du département des Sciences Biologiques, à l’Université de Stanford, Californie, et président du groupe qui a rédigé le rapport en faveur du nouveau programme.

« À moins que nous fassions quelque chose maintenant, la vague de destruction continuera, entraînant une disparition catastrophique de la biodiversité, la pauvreté, et la crise économique »

Bien que l’EM offre une ligne de base sur la situation de la société par rapport à son utilisation des ressources, des plus amples recherches doivent être menées, particulièrement dans les domaines de connaissances qui ont fait sérieusement défaut lorsque l’EM a été mis en application.

L’ICSU, en association avec l’UNESCO et l’Université des Nations Unies, a pris les devants et va mettre en place un grand programme international visant à completer les connaissances manquantes, le « Changement des Ecosystèmes et Bien-être humain ». Et cette recherche doit être conduite dès à présent, de façon à ce qu’elle fasse partie d’un second EM, qui devrait être rédigé dans les 5-7 prochaines années.

Mooney a ajouté : « Ce programme impliquera des individus extérieurs à la communauté scientifique pour établir l’ordre du jour et utiliser une approche participative afin de déterminer les priorités. Ainsi, ce programme sera parfaitement enclin à répondre aux grandes questions politiques; de façon à procéder aux changements avant qu’il ne soit trop tard ».

Ce programme n’est pas uniquement important parce qu’il va figurer dans une évaluation, mais aussi parce que la science en elle-même est importante. Il relie à la fois les sciences naturelles et les sciences sociales aux services rendus par les ecosystémes et intègre les trois piliers du développement durable : l’environnement, l’économie et la société.

« Avec une approche basée sur les services d’origine écosystémique, il devient évident que réduire la pauvreté et protéger l’environnement font partie du même programme de développement humain et ne se contredisent aucunement », a affirmé Bob Scholes, écologiste des systèmes au Conseil pour la Recherche Scientifique et Industrielle en Afrique du Sud.

« Les pays en développement, particulièrement en Afrique, ont l’opportunité de choisir la façon de développer la richesse de leurs peuples : précipitamment, en détruisant leur capital naturel abondant, ou durablement, grâce à une utilisation responsable ».

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Renseignements :
Jacinta Legg, Directrice de Communication des Sciences, ICSU. jacinta.legg@icsu.org, tél : 01.45.25.57.77.
Pour les journalistes à l’Assemblée Générale, contacter : Gisbert Glaser, tél : 06.32.31.00.27.

A propos du programme « Changement des Ecosystèmes et Bien-être humain
Le programme « Changement des Ecosystèmes et Bien-être humain » est une initiative de recherche mondiale de 10 ans qui va se baser sur des programmes de recherches mondiaux existants et les renforcer, comme DIVERSITAS (un programme international de biodiversité scientifique), le Programme International des dimensions humaines des modifications globales de l'Environnement (IHDP) et le Programme International Géosphère-Biosphère (IGBP). Le but est d’encourager la recherche coordonnée pour comprendre la dynamique de la relation entre l’Homme et les écosystèmes. L’initiative vise à stimuler une avancée majeure en termes de compréhension de ces enjeux décisifs ; et elle essaiera de répondre aux grandes questions politiques sur les facteurs qui conduisent aux changements des services par les ecosystémes, les impacts de ces changements sur le bien-être humain et les possibilités de mieux gérer les utilisations et les effets humains sur les écosystèmes.



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