[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 13-Nov-2008
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University of Montreal

Le traitement du cancer pourrait entraîner la perte osseuse

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 13 novembre 2008 – Selon une nouvelle étude pancanadienne, le traitement des cancers du sein et de la prostate peut favoriser la perte osseuse. Dans l'édition en ligne de l'American Society of Clinical Oncology, les scientifiques expliquent comment la perte de la masse osseuse pourrait toucher les 46 000 personnes par année* qui apprennent qu'elles sont atteintes de cancer du sein ou de la prostate et leur faire courir un risque accru d'ostéoporose et de fractures.

« Au cours de notre recherche, nous avons également étudié des médications susceptibles d'inverser ou même d'arrêter la perte osseuse », de dire le Dr Fred Saad, auteur principal, titulaire de la Chaire en Cancer de la Prostate à l'Université de Montréal et directeur de l'Urologie-Oncologie du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Il a réalisé l'étude exhaustive de concert avec des collègues de l'Université McMaster, de l'Université Laval, de l'Université de Toronto et de l'Université de la Colombie­Britannique.

« L'os est un tissu dynamique soumis à un processus cyclique de destruction et de reconstruction, ajoute le Dr Saad. Des médicaments appelés bisphosphonates aident au processus de reconstruction et ont été utilisés avec succès dans la lutte contre l'ostéoporose, ce qui constitue une bonne nouvelle pour les patients atteints de cancer. »

Évaluation d'études

Le Dr Saad et ses collègues ont examiné les données de plus de 3 500 études traitant du cancer du sein et de la prostate. Ils sont arrivés à la conclusion que les personnes atteintes du cancer du sein traitées avec des inhibiteurs d'aromatase couraient un risque plus élevé de souffrir de perte osseuse et de fractures que les personnes qui ne recevaient pas cette thérapie. De la même manière, les hommes soumis à l'hormonothérapie anti­androgénique pour traiter le cancer de la prostate couraient un risque accru de troubles osseux. Bien que les chiffres varient d'une étude à l'autre – de 5 à 45 % – un risque élevé est constamment observé.

« Cette incidence de perte osseuse associée au cancer ne peut que susciter une prise de conscience chez les cliniciens qui se devront d'identifier les patients les plus sujets aux fractures et leur prescrire les traitements appropriés, selon le Dr Saad. Cette information ne s'adresse pas seulement aux médecins spécialistes, mais également aux généralistes qui rencontrent souvent ces patients. »

Le traitement aux bisphosphonates diminue la perte osseuse

L'équipe du Dr Saad s'est aussi penchée sur des données qui incluaient le traitement aux bisphosphonates administré à des patients atteints de cancer recevant de la chimiothérapie. Les patients atteints du cancer de la prostate qui recevaient à la fois le traitement aux bisphosphonates et l'hormonothérapie anti­androgénique ont effectivement démontré une augmentation de la perte osseuse. Dans un même ordre d'idées, il y avait un effet de protection contre la perte osseuse chez les personnes souffrant du cancer du sein traitées aux bisphosphonates.

« Il est évident que l'utilisation des bisphosphonates atténue la perte osseuse, concluait le Dr Saad. Cependant, la posologie optimale et ses effets à long terme demeurent incertains et restent à déterminer. D'autres mesures peuvent être bénéfiques pour combattre la perte osseuse : l'exercice, la vitamine D et l'élimination de la cigarette, entre autres. »

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*( Source : Société canadienne du cancer)

À propos de l'étude

L'article « Cancer Treatment­Induced Bone Loss in Breast and Prostate Cancer » (www.jco.ascopubs.org/cgi/reprint/JCO.2008.18.4184v1), publié dans American Society of Clinical Oncology, a été écrit par Fred Saad de l'Université de Montréal et du Centre hospitalier de l'Université de Montréal; Jonathan D. Adachi de l'Université de McMaster; Jacques P. Brown de l'Université Laval; Leah A. Canning et Karen A. Gelmon de l'Université de la Colombie­Britannique; Robert G. Josse et Kathleen I. Pritchard de l'Université de Toronto.

Partenaires de recherche

L'étude a été financée grâce à une subvention de Sanofi­Aventis Canada inc.

Sur le Web

À propos du Journal of Clinical Oncology :
www.jco.ascopubs.org

À propos de l'Université de Montréal :
www.umontreal.ca/english/index.htm

À propos du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal :
http://www.chumtl.qc.ca/accueil.fr.html

À propos de l'Université McMaster :
www.mcmaster.ca

À propos de l'Université Laval :
www.ulaval.ca

À propos de l'University de Toronto :
www.utoronto.com

À propos de l'University de la Colombie-Britannique :
www.ubc.ca

Personne ressource

Sylvain­Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514­343­7593
Adresse électronique : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca



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