Public Release:  Grande distinction pour des orthopédistes et kinésiologues

University of Montreal

Ce communiqué est disponible en anglais.

MONTRÉAL, le 26 février 2009 - Une équipe d'orthopédistes et de kinésiologues de l'Université de Montréal et de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont va recevoir la plus haute distinction dans le domaine de la chirurgie de la hanche : Le Hip Society's John Charnley Award. Ils recevront leur prix le 28 février prochain à Las Vegas.

Véritables pionniers en Amérique du Nord dans le développement des nouvelles technologies de remplacement de la hanche et du genou, les docteurs Pascal-André Vendittoli, Martin Lavigne et Alain Roy, en collaboration avec les kinésiologues Marc Therrien, Julie Nantel et François Prince, ont mené une importante étude pour évaluer la performance des techniques de resurfaçage par rapport au remplacement total de la hanche avec tête de gros diamètre.

« Le Hip Society's John Charnley Award est le plus grand honneur que nous pouvions espérer obtenir », dit le Dr Vendittoli, qui rend hommage à toute son équipe.

Une technique moins invasive

C'est en 2003 que les Drs Roy, Vendittoli et Lavigne ont utilisé, pour la première fois en Amérique du Nord, une prothèse de resurfaçage de la hanche, la prothèse Durom®. Il s'agit d'une petite cupule en métal placée sur la tête du fémur, et qui est utilisée en lieu et place de la prothèse totale habituelle implantée dans le fémur. La technique de resurfaçage possède l'immense avantage d'être beaucoup moins invasive que le remplacement total de la hanche, puisqu'elle permet de conserver pratiquement la totalité de l'os.

Leurs récents travaux de recherche fournissent pour la première fois des assises scientifiques permettant de mettre en lumière les avantages et les inconvénients des nouveaux implants de remplacement articulaire destinés aux sujets jeunes et actifs.

Dans une première étude, d'une durée de deux ans, les chercheurs ont comparé le resurfaçage aux prothèses totales de la hanche (PTH) avec surfaces métal sur métal de 28 mm. Les résultats ont montré une légère supériorité fonctionnelle et moins de chance de luxation avec la technique de resurfaçage. Les résultats détaillés de cette étude seront publiée en 2009 dans l'American Journal of Bone and Joint Surgery.

Poussant plus loin ses investigations, l'équipe de recherche a démarré une seconde étude comparant le resurfaçage à la PTH avec surfaces métal sur métal de grand diamètre. C'est cette dernière étude qui a été retenue pour le prix John Charnley. Elle a été effectuée à double insu (ni les patients ni les évaluateurs ne savaient quel implant avait été posé) et tous les patients ont été évalués grâce à une méthode sophistiquée: le laboratoire de marche avec caméras Vicon. Il a été démontré qu'à six mois, les deux groupes obtenaient des résultats équivalents. En conclusion, le resurfaçage de la hanche a comme seul avantage sur la PTH avec tête de grand diamètre la préservation osseuse du fémur.

Rappelons que l'arthrose de la hanche, ou coxarthrose, constitue la forme de pathologie des articulations la plus fréquente après l'arthrose du genou. Elle touche près de 15% de la population.

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Sur le Web :
À propos de l'Université de Montréal : http://www.umontreal.ca
À propos de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont : http://www.maisonneuve-rosemont.org/pages/H/index.aspx

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