[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 23-Mar-2009
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Contact: Sylvain-Jacques Desjardins
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University of Montreal

Herpès : les scientifiques découvrent un processus cellulaire qui combat le virus

Une percee Canada-E.-U. publiee dans Nature Immunology

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 23 mars 2009 – Les scientifiques ont découvert un nouveau moyen qui permet à notre système immunitaire de combattre le virus évasif responsable du feu sauvage : le virus herpes simplex de type 1 (HSV-1). Tel que publié dans le dernier numéro de Nature Immunology, un groupe de chasseurs de virus de l'Université de Montréal, de concert avec leurs collègues américains, a identifié un processus cellulaire qui cherche et combat l'herpès.

Cette étude d'une durée de cinq ans, en partie financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, est un projet mené conjointement par l'Université de Washington et l'Université de l'État de Pennsylvanie.

« Lorsque les cellules humaines sont infectées par le virus herpes simplex de type 1, le virus revient car il se cache et bloque la protection du système immunitaire, explique Luc English, premier auteur de la recherche et doctorant au Département de pathologie et de biologie cellulaire de l'Université de Montréal. Pour la première fois, notre équipe de recherche a identifié un mécanisme cellulaire de combat dans ce jeu de cache-cache. »

« Nous avons découvert que la membrane nucléaire d'une cellule infectée peut démasquer le virus herpes simplex de type 1 et stimuler le système immunitaire à le désintégrer », poursuit M. English.

L'équipe a effectué sa découverte dans le cadre de diverses analyses de cellules de souris infectées par le HSV-1. Elle a observé, en laboratoire, que durant une période imitant une fièvre peu élevée, entre 38,5 et 39o, les mécanismes de lutte contre l'herpès se déclenchaient dans les cellules

L'équipe de recherche prévoit maintenant étudier comment le déclenchement du processus cellulaire de lutte contre l'herpès pourrait être appliqué à d'autres maladies. Le résultat pourrait accélérer le développement de thérapies visant à éviter d'autres bactéries, parasites et virus qui éludent le système immunitaire.

« Notre objectif est d'étudier plus avant les molécules qui participent à ce mécanisme pour un jour mettre au point des thérapies contre des maladies comme le VIH ou même le cancer », a indiqué M. English.

Selon le Dr Michel Desjardins, directeur de la recherche et professeur au Département de pathologie et de biologie cellulaire de l'Université de Montréal, des options de traitement pourraient être imaginables d'ici une dizaine d'années.

« Maintenant que nous avons identifié un nouveau mécanisme des cellules qui déclenche la réaction immunitaire au virus herpes simplex de type 1, les chercheurs se sont rapprochés de la création de nouveaux traitements qui peuvent déclencher la défense contre ce virus et d'autres, dit-il. Même si elles ne pourront peut-être pas éradiquer complètement le virus herpes simplex de type 1 chez ceux qui sont déjà infectés, les nouvelles thérapies pourront au moins le maintenir dans son état dormant. »

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Partenaires de recherche

Cette étude est financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Fonds de la Recherche en Santé du Québec, les National Institutes of Health américains et la fondation Research to Prevent Blindness.

À propos de l'herpès

Il existe deux types de virus de l'herpès : le virus herpes simplex de type 1, qui provoque les feux sauvages et celui de type 2, responsable de l'herpès génital. Ces deux types de virus affectent quelque 80 millions de personnes en Amérique seulement et il n'existe pas de remède qui guérisse de leur infection.

À propos de l'étude

L'article intitulé « Autophagy enhances the presentation of endogenous viral antigens on MHC class I molecules during HSV-1 infection, publié dans Nature Immunology », a été rédigé par Luc English, Magali Chemali, Johanne Duron, Christiane Rondeau, Annie Laplante, Diane Gingras, Roger Lippe et Michel Desjardins de l'Université de Montréal, en collaboration avec Diane Alexander et David Leib de l'Université de Washington et Christopher Norbury de l'Université de l'État de Pennsylvanie.

Sur le Web

À propos de Nature Immunology :
www.nature.com/ni/index.html

À propos de l'Université de Montréal:
www.umontreal.ca

À propos du Département de pathologie et de biologie cellulaire :
www.patho.umontreal.ca.



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