[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 6-May-2009
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Contact: Sylvain-Jacques Desjardins
sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca
514-343-7593
University of Montreal

Grossesse : traitement des vomissements et des nausées

Nouvelle etude publiee dans le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biolog

Ce communiqué est disponible en anglais.

Les nausées et les vomissements sont des signes de grossesse qui touchent plus de 80 % des femmes enceintes. Malheureusement, les symptômes sont tels pour quelques futures mères qu'ils nécessitent leur hospitalisation.

Un nouveau protocole d'administration de médicaments mis en place par le CHU Sainte-Justine soulage les symptômes plus rapidement et fournit un choix plus sûr que les protocoles connus. Les conclusions, qui constituent de bonnes nouvelles pour les mères et leur enfant, sont publiées dans un numéro récent du European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology.

« En 2002, nous avons dû changer rapidement le protocole d'administration de médicaments pour le traitement de l'hyperémèse gravidarum, ou les vomissements et nausées intenses de la grossesse, à la suite d'une mise en garde de la FDA et de Santé Canada », souligne la chercheuse principale, Anick Bérad, professeure à la Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal et directrice de l'équipe de recherche sur les médicaments, la grossesse et l'allaitement du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.

« Cette mise en garde établissait un lien entre un médicament utilisé à l'époque contre les vomissements et des effets cardiovasculaires indésirables chez les mères, poursuit la Dre Bérard. Nous devions rapidement opter pour un autre traitement plus sûr. La présente étude est une vérification rétrospective des données afin d'évaluer l'efficacité de ce traitement. »

Comparaison entre métoclopramide et dropéridol

La Dre Bérard et son équipe, incluant des chercheurs de l'Université de Bourgogne, ont évalué 229 femmes enceintes hospitalisées et traitées pour l'hyperémèse. Les scientifiques ont comparé l'utilisation du médicament courant, le dropéridol, à l'administration d'un médicament plus récent, la métoclopramide.

Les résultats ont indiqué que la métoclopramide maîtrisait les symptômes de nausées et de vomissements plus rapidement que le droperidol. Soulignons qu'aucun élément probant n'a démontré d'augmentation du taux d'anomalie congénitale dans le groupe de femmes ayant pris l'un ou l'autre des médicaments par rapport à celui des femmes qui n'avaient pris aucun médicament. Comme prévu, la métoclopramide n'a été associée à aucun autre effet secondaire important.

« Cette étude valide notre protocole, affirme la Dre Bérard. Comme aucun essai clinique n'est effectué sur les femmes enceintes, nous avons dû compter sur des données d'études prospectives et rétrospectives. Nous croyons que d'autres établissements voudront maintenant adopter ce nouveau traitement. »

À propos de l'hyperémèse gravidarum

L'hyperémèse (les nausées et vomissements intenses durant la grossesse) touche environ 1 % des femmes enceintes. Si on ne la traite pas, elle peut entraîner une importante perte de poids, la déshydratation ou la mort. Les symptômes à surveiller sont, entre autres, des vomissements et des nausées intenses, une incapacité à garder les aliments ingérés durant une période de deux à trois jours et un manque d'énergie.

Selon la Dre Bérard, les femmes ne devraient pas attendre trop longtemps avant de demander l'aide d'un médecin. « Plus longtemps les symptômes continuent, plus long sera le séjour à l'hôpital », prévient-elle en ajoutant que la majorité des femmes atteintes d'hyperémèse quittent l'hôpital dans les trois jours et qu'un grand nombre d'entre elles doivent prendre des médicaments durant toute la grossesse.

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À propos de l'étude

L'étude « Metoclopramide and diphenhydramine in the treatment of hyperemisis gravidarum: Effectiveness and predictors of rehospitalization », publiée dans le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology, est une collaboration entre Anaïs Lacasse, Ema Ferreira et Anick Bérard, de l'Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, et Amandine Lagoutte de l'Université de Bourgogne.

Partenaires de recherche

Cette étude est financée par le Fonds de la recherche en santé du Québec.

Sur le Web :

À propos de l'équipe de recherche de la Dre Bérard :
www.aberard.ca

À propos de l'Université de Montréal :
http://www.umontreal.ca/

À propos de la Faculté de Pharmacie :
www.pharm.umontreal.ca

À propos du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine :
http://www.recherche-sainte-justine.qc.ca/fr

À propos de l'Université de Bourgogne :
http://www.u-bourgogne.fr

Personne-ressource auprès des médias :

Sylvain-Jacques Desjardins
Attaché de presse international
Université de Montréal
Téléphone : 514 343-7593
Courriel : sylvain-jacques.desjardins@umontreal.ca

Mélanie Dallaire
Conseillère en communication – relations média
Affaires publiques et communications
CHU Sainte-Justine
Téléphone : 514 345-7707
Courriel :melanie.dallaire.hsj@ssss.gouv.qc.ca



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