[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 29-Jun-2009
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University of Montreal

De Columbine à Dawson : des scientifiques présentent à New York sur les séquelles des fusillades

Une première: une étude dévoile l'ampleur des impacts psychologiques d'une fusillade en milieu scolaire

Ce communiqué est disponible en anglais.

New-York, N.Y., le 29 juin 2009 – Le temps et les interventions psychologiques d'urgence ne guérissent pas toutes les blessures selon une nouvelle étude du Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, un centre hospitalier d'enseignement affilié à l'Université de Montréal, et du Centre universitaire de santé McGill.

Depuis la fusillade du 13 septembre 2006 au Collège Dawson, à Montréal, 40% des répondants considèrent avoir connu des problèmes de santé mentale. Après 18 mois, une partie de cette communauté présente encore des symptômes sévères de stress post-traumatique. Les résultats préliminaires de cette étude seront présentés pour la première fois à New-York cette semaine.

« Au cours des 10 dernières années, depuis la tragédie de Columbine, le nombre de fusillades dans les écoles a doublé (60) entraînant la mort de 181 personnes. Malgré la fréquence de ces événements, il existe très peu d'études empiriques sur leurs effets psychologiques. Pour ce qui est de l'évaluation de l'efficacité des interventions de soutien psychologique, il s'agit d'une première », précise le Dr Warren Steiner, chef du Département de psychiatrie du Centre universitaire de santé McGill et l'un des acteurs-clés de la mise en place du plan d'intervention psychologique d'urgence lors de la fusillade au Collège Dawson en septembre 2006. « Il est nécessaire de tirer des apprentissages de nos expériences afin de mieux venir en aide à ceux touchés par ce type de tragédie ».

Réalisée auprès de 949 membres de la communauté du Collège Dawson, l'étude démontre qu'il est difficile d'amener certains étudiants qui ont besoin d'aide psychologique à consulter. Certains craignent d'être stigmatisés par leurs amis et leurs proches. Ce même phénomène a été constaté chez les employés de soutien masculins. « Les préjugés reliés aux maladies mentales, la crainte de démontrer une faiblesse ou de paraître vulnérable face à ses pairs ou son supérieur, la pensée magique que le temps arrangera les choses, empêchent les gens d'aller chercher de l'aide », selon le Dr Alain Lesage, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal.

Les chercheurs ont observé que certains groupes ont été négligés et que l'on avait sous-estimé les répercussions de leurs blessures psychologiques : le personnel de la cafétéria, le personnel de soutien du collège (certains ayant été témoins de la fusillade), les personnes qui ont été hospitalisées. D'autre part, certains professeurs se sont sentis démunis, inadéquats pour aider les étudiants. Près de 2% des répondants ont développé un diagnostic d'état de stress post-traumatique causé par la fusillade et 7% rapportent encore des symptômes sévères d'état de stress post-traumatique associés à la fusillade. Toutefois, plus de 80% des répondants ayant reçu des services s'en sont déclarés satisfaits.

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Sur le Web :

L'Université de Montréal : www.umontreal.ca
Le Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine : www.hlhl.qc.ca/recherche.html
L'Hôpital Louis-H. Lafontaine : www.hlhl.qc.ca
Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) : www.cusm.ca

Renseignements :

Catherine Dion
Conseillère aux communications – relations médias
Hôpital Louis-H. Lafontaine – Centre de recherche Fernand-Seguin
Téléphone : 514 251-4000, poste 2986
Cellulaire : 514 235-4036
catherine.dion.hlhl@ssss.gouv.qc.ca

Ian Popple
Coordonnateur des communications
Relations publiques et communications du CUSM
Tél.: 514-843-1560
ian.popple@muhc.mcgill.ca



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