Les grippes « porcine » et saisonnière comparées chez le furet. Le virus de la grippe A(H1N1) 2009 cause une grippe un peu plus sévère que la saisonnière dans un modèle animal de la maladie chez le furet indiquent deux études. Ce résultat peut aider à comprendre pourquoi la nouvelle pandémie à H1N1 présente des symptômes qui ne sont pas en général associés à la grippe tels que des troubles gastro-intestinaux et des vomissements. Le furet est considéré comme un bon modèle pour étudier la grippe parce que la maladie l'affecte d'une manière similaire à chez l'homme. Les deux études ont porté sur des furets infectés par les deux souches de virus et les chercheurs, une équipe aux Pays-Bas et l'autre aux États-Unis, ont trouvé que le virus A(H1N1) 2009 se répliquait plus largement dans les voies respiratoires, allant jusqu'au poumon alors que le virus de la grippe saisonnière reste dans la cavité nasale de l'animal. L'équipe américaine a aussi retrouvé le virus dans les intestins. Les résultats ont différé pour la transmissibilité : Vincent Munster et ses collègues aux Pays-Bas ont trouvé qu'elle était aussi bonne dans les deux cas via les gouttelettes respiratoires tandis que pour Taronna Maines et ses collègues américains la transmission du virus A(H1N1) 2009 serait moins bonne que le virus H1N1 responsable de la grippe saisonnière.
Article n°18 : « Transmission and Pathogenesis of Swine Origin 2009 A(H1N1) Influenza Viruses in Ferrets and Mice » par T.R. Maines, J.A. Belser, D.A. Wadford, C. Pappas, H. Zeng, K.M. Gustin, M.B. Pearce, N.J. Cox, J.M. Katz, T.M. Tumpey du Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta, GA; A. Jayaraman, K. Viswanathan, Z.H. Shriver, R. Raman, R. Sasisekharan de la Harvard-MIT Division of Health Sciences & Technology et du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA.
Article n°19 : « Pathogenesis and Transmission of Swine-origin 2009 A/H1N1 Influenza in Ferrets » par V.J. Munster, E. de Wit, J.M.A. van den Brand, S. Herfst, E.J.A. Schrauwen, T.M. Bestebroer, D. van de Vijver, C.A. Boucher, M. Koopmans, G.F. Rimmelzwaan, T. Kuiken, A.D.M.E. Osterhaus, R.A.M. Fouchier de l'Erasmus Medical Center à Rotterdam, Pays-Bas; M. Koopmans du National Institute for Public Health and the Environment à Bilthoven, Pays-Bas.
Le changement climatique et le mystère du mouton qui rétrécit. Dans un exemple illustrant comment le changement climatique peut prendre le pas sur la sélection naturelle, des chercheurs ont trouvé que la modification des conditions hivernales faisait devenir les moutons sauvages de Soay en Ecosse plus petit en dépit du bénéfice apporté par un corps plus grand. Ceci met bien en relief les effets très larges dus au changement climatique et toute la complexité des modifications auxquelles ont peut s'attendre dans les populations naturelles à l'avenir. Arpat Ozgul et ses collègues ont analysé les relevés concernant le poids et les données essentielles d'une population de brebis du mouton de Soay. Ces animaux vivent sur l'île de Hirta dans l'archipel de St. Kilda et sont étudiés depuis 1985. Les chercheurs ont entré ces données dans un modèle numérique qui prédit comment un caractère comme la taille change au cours du temps avec la sélection naturelle et d'autres facteurs agissant sur la survie et la reproduction dans la nature. Ils ont choisi la taille parce qu'il s'agit d'un trait héritable et, bien que des moutons plus gros ont de meilleures chances de survie, il s'avère que ceux de Soay ont vu leur taille globalement diminuer depuis 25 ans. Ces résultats suggèrent que la diminution de la taille est avant tout une réponse écologique à la modification de l'environnement de ces 25 dernières années, ceux attribuables à l'évolution étant peu intervenus. Plus précisément, les agneaux ne grandissent pas aussi vite qu'avant. Avec des hivers plus courts et plus doux, les agneaux n'ont plus à grossir autant durant la première année pour survivre à leur premier anniversaire. Même ceux qui grandissent plus lentement ont maintenant une chance de survivre.
Article n°20 : « The Dynamics of Phenotypic Change and the Shrinking Sheep of St. Kilda » par A. Ozgul, T. Coulson de l'Imperial College London à Berkshire, Royaume-Uni; S. Tuljapurkar de l'Université de Stanford à Stanford, CA; T.G. Benton de l'Université de Leeds à Leeds, Royaume-Uni; J.M. Pemberton de l'Université d'Edinbourg à Edimbourg, Royaume-Uni; T.H. Clutton-Brock de l'Université de Cambridge à Cambridge, Royaume-Uni.
Un nouveau type de réchauffement du Pacifique pourrait s'avérer utile dans la prédiction des ouragans. Des scientifiques ont identifié un nouveau type de réchauffement sous les tropiques de l'océan Pacifique qui, en comparaison d'un événement mieux connu appelé El Niño, a des effets prévisibles sur les cyclones tropicaux de l'Atlantique Nord. Cette nouvelle donnée pourrait permettre aux chercheurs de faire des prévisions plus précises, plus tôt dans l'année, sur la fréquence à venir des cyclones tropicaux perturbant les côtes autour du Golfe du Mexique. Au cours d'une période El Niño, qui est la phase chaude de la perturbation des températures air-mer connue sous le nom de ENSO, les alizés faiblissent et la surface du Pacifique central se réchauffe, ce qui a des répercussions sur le climat à travers le monde et notamment l'activité des cyclones tropicaux. Kye-Mi Kim et ses collègues rapportent que le Pacifique central se réchauffe aussi sur une base presque périodique, ce qui a également un effet notable sur la circulation atmosphérique. Dans un article Perspective associé, Greg Holland relève que lorsque l'ENSO oscille au printemps entre l'El Niño et La Niña, le système peut devenir totalement imprévisible. Quand un El Niño est clairement en route en juin, les compagnies d'assurance, par exemple, l'ont pris en compte dans leur prime annuelle. Les réchauffements du Pacifique central se produisent au contraire d'une manière plus prévisible et sont associés à des cyclones tropicaux plus fréquents et plus susceptibles de gagner les terres en Amérique du Nord et en Amérique Centrale. Les auteurs disent que ces réchauffements ont dû par le passé être pris pour des phases d'El Niño, aussi la possibilité de les discriminer devrait aider les chercheurs à mieux prédire les cyclones tropicaux. Ils notent aussi que les réchauffements du Pacifique central sont devenus plus fréquents ces dernières décennies, pour une raison qui reste encore mal connue.
Article n°14 : « Impact of Shifting Patterns of Pacific Ocean Warming on North Atlantic Tropical Cyclones » par H-M. Kim, P.J. Webster, J.A. Curry du Georgia Institute of Technology à Atlanta, GA
Article n°4 : « Predicting El Niño's Impacts » par G.J. Holland du National Center for Atmospheric Research (NCAR) à Boulder, CO
Pourquoi nous faisons parfois tout foirer. Des scientifiques estiment savoir pourquoi nous laissons parfois échapper précisément ce que nous essayons de ne pas dire ou la bourde juste au moment où nous nous efforçons d'être le plus aimable. Dans son article de revue, Daniel Wegner fait le tour de recherches récentes en psychologie sur ces processus qui suggèrent que les centres cérébraux de contrôle chargés d'un comportement approprié peuvent être entravés ou épuisés, ce qui permet alors à l'idée taboue de « s'échapper ». Cela peut concerner des idées taboues, des commentaires déplacés en société, des mouvements, ou des émotions douloureuses. Selon cette théorie, nous refoulons des informations indésirables par deux processus mentaux. Le premier fait appel à un effort conscient qui vise à créer le bon état mental tel que de ne pas penser au sexe ou de se retenir de dire certaines informations au cours d'une conversation. Le second est un processus de contrôle inconscient où l'esprit cherche précisément l'état non voulu. Lorsque des distractions, des éléments stressants ou d'autres charges mentales interfèrent avec les efforts conscients, ceux-ci relâchent leur action de surveillance et nous rendent sensibles à un retour des pensées indésirables ou d'autres sources d'erreurs. Wegner en conclut que dans certaines conditions nous pourrions être capables d'éviter de tout faire foirer en essayant de ne pas éviter ces choses aussi fortement. Ou, si cela ne marche pas, l'autre option est de tenter de minimiser le stress et les distractions lorsque la surveillance du mental est requise. Les thérapies conçues pour améliorer le contrôle mental ou aider les gens à le détendre ont cependant été très peu évaluées.
Article n°6 : « How to Think, Say, or Do Precisely the Worst Thing for Any Occasion » par D.M. Wegner de l'Université de Harvard à Cambridge, MA