Une nouvelle étude, publiée dans la revue Sleep, démontre que l'insomnie augmente la pression artérielle
Ce communiqué est disponible en anglais.
Montréal, 4 septembre 2009 – Des problèmes de sommeil? Une nouvelle étude publiée dans la revue Sleep a permis de déterminer que les personnes souffrant d'insomnie ont une pression artérielle élevée la nuit, ce qui peut entrainer des problèmes cardiaques. L'étude, qui a consisté à mesurer pendant 24 heures la pression artérielle de personnes souffrant d'insomnie, et de personnes au sommeil normal, a été menée par des chercheurs de l'Université de Montréal, du Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et de l'Université Laval.
« Après plusieurs années, l'insomnie chronique peut avoir des effets néfastes pour le cœur chez des personnes ne souffrant pas autrement de problèmes de santé, déclare l'auteure principale de l'étude », Paola A. Lanfranchi, professeure à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et chercheuse au Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.
« Alors que la tension artérielle diminue pendant la nuit chez les personnes au sommeil normal et permet au cœur de se reposer, l'insomnie provoque une hausse de la pression artérielle pouvant augmenter les risques cardio-vasculaires à long terme et causer des problèmes cardiaques », poursuit la professeure Lanfranchi.
L'insomnie, qui se manifeste par des difficultés chroniques à s'endormir ou à rester endormi, touche jusqu'à 48 % de la population au cours de leurs vies. Dans le cadre de cette étude, l'équipe de chercheurs a recruté 13 personnes en bonne santé et souffrant d'insomnie chronique et 13 personnes au sommeil normal. Ces personnes ont passé 40 heures dans le laboratoire d'étude sur le sommeil : deux nuits à s'adapter, une nuit sous observation et un jour.
« Les cycles de pression artérielle sont essentiellement liés aux cycles du sommeil et d'éveil, souligne le coauteur Jacques Montplaisir, professeur au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal et directeur du Centre d'étude du sommeil de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Puisque la pression artérielle est plus élevée chez les insomniaques, les personnes souffrant de maladies cardiaques sont particulièrement à risque de voir leur état empirer.»
À propos de l'étude
Les auteurs de l'article Nighttime Blood Pressure in Normotensive Subjects With Chronic Insomnia: Implications for Cardiovascular Risk, publié dans la revue Sleep, sont Paola A. Lanfranchi, Marie-Hélène Pennestri, Lorraine Fradette, Marie Dumont et Jacques Montplaisir de l'Université de Montréal et de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ainsi que Charles M. Morin de l'Université Laval.
Partenaires de recherche
Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation des maladies du cœur du Québec et le Fonds de Recherche en Santé du Québec.
Sur le Web:
À propos du journal Sleep :
www.journalsleep.org
À propos de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal :
www.med.umontreal.ca
À propos de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal :
www.hscm.ca
À propos de l'Université Laval :
www.fc.ulaval.ca