[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 3-May-2010
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Jewish General Hospital

Des chercheurs de l'HGJ contribuent à l'identification des gènes de l'ostéoporose

La plus grande étude du genre dévoile 13 nouveaux gènes liés à la maladie osseuse

Ce communiqué est disponible en anglais.

Une équipe de chercheurs internationaux a identifié 20 gènes liés à l'ostéoporose et à la faiblesse osseuse, dont 13 gènes jamais auparavant associés à la maladie. Bien que l'ostéoporose soit hautement héréditaire, l'étude constitue un des plus grands efforts internationaux d'identifier clairement les gènes liés à ce trouble osseux souvent dévastateur.

Dr J. Brent Richards de l'Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif de Montréal, premier coauteur de l'étude, a collaboré avec plus de 30 collaborateurs des quatre coins du monde. Les résultats ont été récemment publiés dans la revue Nature Genetics. Les chercheurs ont passé en revue les données recueillies auprès de près 20 000 sujets dans le cadre de 5 récentes études génétiques internationales.

L'ostéoporose réduit la densité minérale osseuse (DMO) et affaiblit la microarchitecture du tissu osseux, ce qui rend les os plus fragiles et sujets à une fracture. La maladie touche environ 2 000 000 de Canadiens et 75 000 000 de personnes aux États-Unis, en Europe et au Japon.

« Chaque année au Canada, les fractures de la hanche attribuables à l'ostéoporose coûtent à elles seules 2 400 000 000 $ en soins directs, raconte Dr Richards, chercheur généticien de l'Institut Lady Davis et professeur adjoint à la Faculté de médecine de l'Université McGill. Les fractures de la hanche sont courantes et coûteuses. En outre, elles affichent un taux de mortalité après deux ans de 50 %, soit plus que certains cancers. »

Bien qu'elle survienne dans tous les groupes ethniques, la part du lion de l'ostéoporose revient aux femmes ménopausées d'origine européenne ou asiatique. Selon l'IOF (International Osteoporosis Foundation), une femme sur trois de plus de 50 ans subira une fracture ostéoporotique, parallèlemement à un homme sur cinq. D'ici 2050, l'incidence mondiale de la fracture de la hanche devrait s'accroître de 310 % chez les hommes et de 240 % chez les femmes.

« Il est possible d'examiner le génome humain complet afin de tenter de repérer les gènes - parmi tous ceux hérités - qui semblent à l'origine de l'ostéoporose, explique Dr Richards. Non seulement a-t-on trouvé 13 gènes nouveaux, mais on a démontré que certains de ces gènes étaient liés non seulement à la densité osseuse, mais également au risque de fracture lui-même. »

Dr Richards est persuadé que ces résultats se traduiront par des bienfaits pratiques pour les patients.

« Pour mieux traiter une affection, il importe d'en connaître la cause, affirme-t-il. On savait déjà qu'un des plus grands facteurs de l'ostéoporose était génétique, mais on ne savait pas précisément de quels facteurs génétiques il s'agissait. L'étude offre l'occasion de comprendre les mécanismes génétiques qui régissent la solidité osseuse et d'intervenir pour prévenir l'affaiblissement des os des patients. De plus, si davantage de gènes qui influencent la solidité osseuse sont découverts, il sera alors possible de déterminer les populations qui nécessitent un traitement préventif. »

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