[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 22-Jul-2010
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American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 23 juillet 2010

Un gel vaginal réduit l'infection par le VIH dans une étude sud-africaine. Un gel vaginal contenant le ténofovir, un antiviral contre le VIH, s'avère un moyen sûr et efficace de réduire l'infection par le virus du sida chez les femmes selon une étude conduite en Afrique du Sud. Des possibilités de prévention contre l'infection par le VIH sont absolument nécessaires, notamment en Afrique sub-saharienne où les jeunes femmes portent le plus lourd tribut de l'épidémie. Quarraisha Abdool Karim et ses collègues annoncent maintenant les résultats de l'essai CAPRISA 004 Randomized Control Trial, mené chez des Sud-africaines dans les villes et les campagnes pendant presque trois ans et qui visait à tester l'efficacité du gel à prévenir l'infection par le VIH. Il s'agissait d'un essai en double aveugle contrôlé randomisé où 445 femmes ont reçu un gel contenant le ténofovir et 444 autres femmes un gel placebo ne le contenant pas. Comparé au groupe placebo, le gel avec ténofovir a globalement réduit de 39 pour cent les infections par le VIH et de 54 pour cent parmi les femmes qui l'avaient utilisé le plus régulièrement. Les femmes ont été testées chaque mois pour le VIH au cours de visites de suivi où elles accédaient aussi à d'autres services de santé tels que des tests de grossesse, des conseils de prévention contre le virus du sida, à des préservatifs et à des traitements pour d'autres maladies sexuellement transmissibles. Dans leur article, les auteurs relèvent plusieurs points qui devront requérir plus de recherches, dont la nécessité de renforcer l'assiduité des femmes à appliquer le gel et de la mesurer objectivement car 40 pour cent des femmes de l'essai ne l'ont appliqué que dans moins de 50 pour cent des cas. De plus, l'efficacité du gel s'est avéré décliner après 18 mois et les raisons de cette baisse, qui incluent la possibilité d'une moindre application avec le temps, doivent être approfondies.

Article n°12 : « Effectiveness and Safety of Tenofovir Gel, an Antiretroviral Microbicide, for the Prevention of HIV Infection in Women » par Q. Abdool Karim, S.S. Abdool Karim, J.A. Frohlich, A.C. Grobler, C. Baxter, L.E. Mansoor, A.B.M. Kharsany, S. Sibeko, K.P. Mlisana, Z. Omar, T.N. Gengiah, S. Maarschalk, N. Arulappan, M. Mlotshwa du Centre for the AIDS Program of Research in South Africa à Durban, Afrique du Sud ; Q. Abdool Karim et S.S. Abdool Karim de l'Université Columbia à New York, NY ; S.S. Abdool Karim de l'Université de KwaZulu-Natal à Durban, Afrique du Sud ; L. Morris du National Institute for Communicable Diseases à Johannesburg, Afrique du Sud ; D. Taylor du FHI à Durham, Caroline du Nord.


Un océan Arctique sans glaces peut ne pas être un grand puits de carbone. L'océan Arctique a récemment absorbé des quantités non négligeables de gaz carbonique et pourrait bien atteindre ses limites comme puits de carbone. Cette donnée est rapportée par Wei-Jun Cai et ses collègues qui ont mesuré les niveaux en dioxyde de carbone dans des échantillons d'eau prélevés dans l'aire canadienne de l'océan. Le réchauffement des eaux et la fonte des glaces qui se poursuivent font que de plus en plus de surface océanique sera exposée. Ces eaux étant froides et hébergeant de grandes quantités d'organismes microscopiques effectuant la photosynthèse, les chercheurs s'attendent à ce que l'océan Arctique présente un fort potentiel de capture du gaz carbonique atmosphérique. La manière précise dont pouvait répondre ce gaz dans les eaux océaniques à la fonte des glaces restait cependant peu connue. Cai et ses collègues rapportent maintenant que les quantités de dioxyde de carbone présentes dans les eaux de surface ont fortement augmenté depuis les dernières observations effectuées en 1994 et en 1999, à l'exception des aires très recouvertes de glace. Cette augmentation semble largement due à un afflux rapide de dioxyde de carbone issu de l'atmosphère et un faible stockage biologique en raison de la faiblesse en nutriments de ces eaux de surface.

Article n°15 : « Decrease in the CO2 Uptake Capacity in an Ice-Free Arctic Ocean Basin » par W.-J. Cai, B. Chen, Y. Wang, X. Hu, W.-J. Huang de l'Université de Georgie à Athens, GA ; L. Chen, Z. Gao, Y. Zhang, S. Xu, J. Chen, H. Zhang de la State Oceanic Administration à Xiamen, Chine ; S.H. Lee du Korea Polar Research Institute à Incheon, République de Corée ; D. Pierrot ; K. Sullivan de la National Oceanic and Atmospheric Administration et de l'Université de Miami à Miami, FL ; A. Murata de la Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology à Kanagawa, Japon ; J.M. Grebmeier de l'University of Maryland Center for Environmental Science à Solomons, MD ; E.P. Jones du Bedford Institute of Oceanography à Dartmouth, NS, Canada.


Comment certaines mousses projettent leurs spores. Les spores de Sphagnum projetées lors de l'ouverture explosive de la capsule qui les contient atteignent une hauteur de 10 cm grâce à de minuscules volutes qui les aident à prendre de la hauteur annoncent des chercheurs. Le même type de structure en spirale aide aussi les méduses et les calmars à se déplacer dans l'eau mais ces « anneaux tourbillonnaires » n'avaient pas été associés à des plantes jusqu'à présent. La mousse Sphagnum forme une épaisse couche qui recouvre environ un pour cent des terres émergées et joue un rôle important dans le cycle du carbone, stockant potentiellement plus de carbone que tout autre genre végétal. Pour se reproduire, cette plante doit lancer ses spores assez haut pour qu'elles soient emportées par le vent. Dans un article Brevium, Dwight Whitaker et Joan Edwards montrent que les spores atteignent des hauteurs qui ne peuvent s'expliquer uniquement par la force qui les expulse violemment de leur capsule. En prenant des vidéos accélérées de ces spores en pleine éjection, les chercheurs ont trouvé que des anneaux tourbillonnaires venaient en renfort pour envoyer les spores assez haut et qu'elles soient dispersées par le vent. Un article Perspective associé commente ces travaux.

Article n°6 : « Sphagnum Moss Disperses Spores with Vortex Rings » par D.L. Whitaker du Pomona College à Claremont, CA ; J. Edwards du Williams College à Williamstown, MA.

Article n°5 : « The Aerodynamic Gun of Sphagnum Mosses » par J.L. van Leeuwen de l'Université de Wageningen à Wageningen, Pays-Bas.


Des fullerènes en quantité dans l'espace. Le carbone existe sous plusieurs formes dans la nature. La plupart des gens connaissent le graphite et le diamant mais il existe un troisième type appelé fullerène. Deux des fullerènes les plus courants sont le C60 et le C70. Depuis la découverte du C60 par des expériences en laboratoire, on a suggéré l'idée que les fullerènes pouvaient se former en abondance dans les étoiles riches en carbone et survivre en raison de leur stabilité aux forts rayonnements de l'espace interstellaire. Jan Cami et ses collègues montrent maintenant qu'ils ont pu détecter de grandes quantités de fullerènes C60 et C70 dans la poussière cosmique d'une jeune nébuleuse planétaire. Leur découverte prouve que les fullerènes se forment bien dans l'espace. Contrairement à ce que l'on imaginait, les fullerènes ne sont pas dans la phase gazeuse, ils sont froids et ont une charge neutre.

Article n°14 : « Detection of C60 and C70 in a Young Planetary Nebula » par J. Cami, E. Peeters, S.E. Malek de l'University of Western Ontario à London, ON, Canada et du SETI Institute à Mountain View, CA ; J. Bernard- Salas de l'Université Cornell à Ithaca, NY, du CNRS et de l'Université Paris-Sud 11 à Paris, France.

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