Public Release:  L'extrait de noix de cajou serait un antidiabétique efficace

University of Montreal

Résultats d'une nouvelle étude publiée dans Molecular Nutrition & Food Research

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 24 juillet 2010 - L'extrait de noix de cajou pourrait être un antidiabétique efficace et prometteur selon les résultats d'une nouvelle étude de l'Université Montréal (Canada) et de l'Université de Yaoundé (Cameroun). Publiée dans Molecular Nutrition & Food Research, cette étude a analysé les bienfaits sur le diabète que l'on prête aux différents produits de l'anacardier (cajou) et a notamment cherché à savoir si les extraits de cajou pouvaient améliorer la réponse de l'organisme à sa propre insuline.

Le diabète est caractérisé par un taux de sucre sanguin élevé en raison de l'inaptitude de l'organisme à répondre à l'insuline ou à en produire suffisamment. Cette maladie, qui touche près de 220 millions de personnes dans le monde, peut provoquer des maladies cardiaques ou rénales. L'objectif de l'étude était d'examiner l'impact des feuilles, de l'écorce, des noix et des pommes d'anacardiers originaires du nord-est du Brésil et d'autres pays de l'hémisphère Sud sur les cellules qui répondent à l'insuline.

« De tous les extraits testés, seul l'extrait de noix de cajou a stimulé de manière significative l'absorption du sucre sanguin par les cellules musculaires, souligne le directeur de cette recherche, Pierre S. Haddad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal. Les extraits d'autres éléments de cette plante n'ont pas eu le même effet, ce qui semble indiquer que l'extrait de noix de cajou contient des substances actives dotées d'éventuelles propriétés antidiabétiques. »

Les produits de l'anacardier sont depuis longtemps réputés avoir des effets anti-inflammatoires, de contrer l'élévation du glucose sanguin et d'empêcher la résistance à l'insuline chez les diabétiques. « Notre étude valide l'usage traditionnel qui est fait des produits de l'anacardier dans le diabète et a permis de découvrir que certains de ses éléments naturels pouvaient servir à créer de nouveaux traitements oraux », précise le professeur Haddad qui est également directeur de l'Équipe de recherche sur les médecines autochtones antidiabétiques des Instituts canadiens de recherche en santé, à l'Université de Montréal.

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À propos de l'étude :

L'article « Hydro-ethanolic extract of cashew tree (Anacardium occidentale) nut and its principal compound, anacardic acid, stimulate glucose uptake in C2C12 muscle cells », publié dans Molecular Nutrition & Food Research, est signé Leonard Tedong, Padma Madiraju, Louis C. Martineau, Diane Vallerand, Louis Lavoie et Pierre S. Haddad de l'Université de Montréal (Canada) ainsi que John T. Arnason, Dzeufiet D. P. Désiré et Pierre Kamtchouing de l'Université de Yaoundé (Cameroun).

Partenaires de recherche :

Cette étude a été financée par les Instituts canadiens de recherche en santé et l'Institut des neutraceutiques et des aliments fonctionnels.

Sur le Web :

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