[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 17-Aug-2010
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University of Montreal

Consommation de drogues : comment atténuer les risques pour les mauvais garçons

Résultats d'une nouvelle recherche publiés dans Addictive Behaviors

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 17 août 2010 – Les garçons agressifs et hyperactifs peu encadrés par leurs parents sont plus susceptibles de se lier d'amitié avec des pairs au comportement déviant et à devenir de forts consommateurs de drogues à l'adolescence, selon les résultats d'une nouvelle étude publiés dans la revue Addictive Behaviors. Pourtant, la recherche menée par des scientifiques de l'Université de Montréal et du CHU de Sainte-Justine révèle que les « mauvais garçons » peuvent être protégés du risque de toxicomanie à l'adolescence s'ils sont étroitement encadrés par leurs parents et se lient d'amitié avec des garçons au comportement plus sage pendant l'enfance.

La surveillance des parents exerce un effet protecteur sur les garçons difficiles et réduit la probabilité qu'ils se lient d'amitié avec des homologues au comportement déviant, selon l'auteur principal de cette étude, Jean-Sébastien Fallu, professeur de psychoéducation à l'Université de Montréal. « Les garçons au comportement perturbateur sont plus enclins à avoir des comportements agressifs et impulsifs. Ces adolescents pourraient avoir besoin que leurs parents leur imposent davantage de limites qu'à ceux qui possèdent de solides mécanismes de contrôle interne. »

Le coauteur de cette recherche, Richard Tremblay, professeur de pédiatrie, de psychiatrie et de psychologie à l'Université de Montréal et chercheur CHU Sainte-Justine, explique que les enfants agressifs sont plus susceptibles de verser dans la consommation abusive de drogues que leurs homologues non agressifs et que ce risque augmente sensiblement s'ils se lient d'amitié avec des enfants au comportement déviant. « Les pairs au comportement déviant se tiennent souvent ensemble et s'influencent mutuellement », explique le Dr Tremblay, qui est également directeur fondateur du Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants de Montréal.

Cette étude est basée sur des données provenant d'une enquête de longue durée ayant suivi des enfants de milieux socioéconomiques défavorisés, de la maternelle jusqu'à l'adolescence. « Notre recherche a aussi montré que les enfants au comportement perturbateur qui sont étroitement encadrés par leurs parents, mais présentant des troubles de l'attachement, sont aussi de forts consommateurs de drogues », indique le Dr Tremblay.

Inversement, explique Jean-Sébastien Fallu, « Les garçons au comportement perturbateur bien surveillés sont plus susceptibles de se lier d'amitié avec des enfants au comportement mieux adapté. Dans ce cas, ils pourraient bénéficier d'une influence positive en matière de socialisation ou de conformité aux normes sociales largement acceptées. »

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Partenaires de recherche :

Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le Programme national de recherche et de développement en matière de santé et le Fonds de recherche sur la société et la culture.

À propos de l'étude :

L'article « Preventing disruptive boys from becoming heavy substance users during adolescence: A longitudinal study of familial and peer-related protective factors », paru dans la revue Addictive Behaviors, est signé Jean-Sébastien Fallu, Michel Janosz, Frédéric Nault-Brière, Ariane Descheneaux, Frank Vitaro et Richard E. Tremblay de l'Université de Montréal.

Sur le Web :

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