[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 17-Feb-2011
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Contact: Arnet Sheppard
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Natural Sciences and Engineering Research Council

La matière grise canadienne à la réunion de l'AAAS à Washington

Ce communiqué est disponible en anglais.

Washington, le 17 février 2011 — Trois réputés experts canadiens du langage et de la parole prendront part à des discussions concernant les plus récentes recherches sur la parole au cours de la réunion annuelle de l'American Association for the Advancement of Science, qui aura lieu cette année à Washington D.C., du 17 au 21 février.

Ellen Bialystok, de l'Université York, a été un élément moteur de la recherche visant à dévoiler un point de vue unique sur le rôle du bilinguisme dans le fonctionnement du cerveau. Ses travaux de recherche réfutent les hypothèses formulées précédemment au sujet des déficiences cognitives chez les enfants bilingues, car elle a plutôt découvert que les enfants et les adultes bilingues jouissent d'avantages distincts par rapport aux personnes unilingues, surtout lorsqu'ils accomplissent des tâches non langagières. Selon ses résultats, les avantages dus au bilinguisme dureraient toute la vie.

Janet F. Werker, de la University of British Columbia, s'est penchée sur la façon dont nous acquérons le langage, et plus particulièrement sur les premières étapes de la petite enfance qui lancent le processus d'acquisition du langage. Elle a été la première à montrer que les nourrissons commencent leur vie en étant sensibles aux propriétés sonores de toutes les langues du monde et que leur expérience d'écoute sert à réduire leur sensibilité aux seuls sons utilisés dans leur langue maternelle. Ses récents travaux comprennent des études sur les processus de perception qui aident les enfants en bas âge à acquérir deux langues maternelles et à devenir bilingues.

Luc de Nil, de la University of Toronto, a découvert que le bégaiement fait partie d'un trouble moteur généralisé qui touche plus que la parole. Ses travaux de recherche comprennent des expériences non verbales novatrices dans lesquelles on demande notamment à des adultes et à des enfants de maîtriser des séquences de tapotements des doigts nouvelles et inhabituelles. Ces exercices lui permettent de déterminer les processus du cerveau en cause et la progression du développement de ce trouble mystérieux.

Mmes Bialystok et Werker communiqueront leurs résultats au cours d'une séance intitulée Crossing Borders in Language Science: What Bilinguals Tell Us About Mind and Brain, qui aura lieu le vendredi 18 février, de 13 h 30 à 16 h 30, à la salle 146A du Washington Convention Center.

M. de Nil participera à la séance intitulée From Freud to fMRI: Untangling the Mystery of Stuttering, qui aura lieu le dimanche 20 février, de 10 h à 11 h 30, à la salle 146A du Washington Convention Center.

Des séances d'information spéciales de l'AAAS auront lieu avant les présentations. Les participants des médias devraient consulter leur calendrier pour connaître les lieux et les heures des séances.

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Ces travaux de recherche ont été financés en partie par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada.

Personnes-ressources :

Ellen Bialystok
Université York
Tél. (a/s Melissa Hughes) : 1-416 736 2100 x22097
Courriel : ellenb@yorku.ca

Janet Werker
University of British Columbia
Tél. : 1-604-657-6499
Courriel : jwerker@psych.ubc.ca

Luc de Nil
University of Toronto
Tél. : 1-416-978-1789
Courriel : luc.denil@utoronto.ca

Arnet Sheppard
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
Tél. : 1-613-293-3502
Courriel : arnet.sheppard@nserc-crsng.gc.ca



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