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PUBLIC RELEASE DATE:
5-Jan-2012

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Articles marquants dans le Science du 6 janvier 2012

D'énormes fourmis « supersoldats » sont des survivantes de l'évolution. Les espèces de fourmis appartenant au genre très divers Pheidole possèdent le matériel génétique pour produire des « supersoldats » géants tout comme celui qui donne les ouvrières et les soldats habituels indique une nouvelle étude. Les supersoldats bloquent l'entrée de la fourmilière avec leur très grosse tête et combattent les fourmis envahisseuses des raids menés contre elles. Bien que les espèces de ce genre soient très diverses, la caste des supersoldats est rare parmi elles. Rajenddhran Rajakumar et ses collègues montrent maintenant que l'outil génétique responsable du développement des supersoldats est apparu chez un ancêtre commun à toutes les espèces de Pheidole et que les actuelles conservent la capacité de produire de tels guerriers à grosse tête même si très peu l'ont exploité. Les chercheurs ont pu induire le développement des supersoldats dans l'une de ces espèces, P. morrisi, en injectant aux larves de l'hormone juvénile, ce qui montre que des facteurs environnementaux peuvent enclencher le mécanisme génétique à l'origine des supersoldats. Les auteurs suggèrent que le fait de garder des mécanismes de développement génétique ancestraux peut être un moyen important d'évolution de nouveaux traits physiques chez les organismes.

Article n°11 : « Ancestral Developmental Potential Facilitates Parallel Evolution in Ants » par R. Rajakumar, D. San Mauro, M.B. Dijkstra, F. Hiou-Tim, A. Khila, M. Cournoyea et E. Abouheif de l'Université McGill à Montréal, QC, Canada ; M.H. Huang et D.E. Wheeler de l'Université de l'Arizona à Tucson, AZ ; D. San Mauro de l'Université de Barcelone à Barcelone, Espagne ; M.B. Dijkstra de l'Université de Lausanne à Lausanne, Suisse ; A. Khila de l'École Normale Supérieure et du CNRS à Lyon, France ; M. Cournoyea de l'Université de Toronto, Victoria College à Toronto, ON, Canada.


Des cellules immunitaires de la peau peuvent contribuer au cancer. Un type de cellules immunitaires plus connu pour détecter des corps étrangers dans la peau peut aussi favoriser le développement de tumeurs lorsqu'il métabolise des produits chimiques de l'environnement rapportent des chercheurs. Les tissus épithéliaux, qui incluent la peau et recouvrent beaucoup de surfaces de l'organisme, forment une barrière critique contre les microbes et les toxines qui peuvent causer le cancer. Chez l'homme, 90 pour cent des cancers proviennent de ces tissus. Ils sont remplis de cellules dites dendritiques dont le sous-groupe des cellules de Langerhans qui reconnaissent les antigènes et les présentent à leur surface pour alerter les lymphocytes T. Les antigènes peuvent provenir de microbes ou de tumeurs. Chose surprenante toutefois, les souris dépourvues de cellules de Langerhans sont protégées de toute carcinogenèse chimique et Badri Modi avec ses collègues ont voulu savoir pourquoi. En utilisant un modèle de carcinome à cellules squameuses chez la souris, ils révèlent comment les cellules de Langerhans pourraient causer la transformation de cellules épithéliales saines de la peau en cellules cancéreuses. En réponse au carcinogène 7,12 diméthylbenz[a]anthracène (DMBA), les cellules de Langerhans augmentent l'expression d'une enzyme appelée CYP1B1 qui métabolise le DMBA en un composé capable de provoquer des mutations dans l'ADN des cellules. Les auteurs font remarquer que le DMBA est un hydrocarbure aromatique polycyclique, ou HAP, et que ces substances sont en général très fréquentes dans la pollution industrielle. Les particules contenant les HAP pourraient ainsi être un facteur environnemental sous-estimé dans l'origine des cancers de la peau selon les auteurs.

Article n°13 : « Langerhans Cells Facilitate Epithelial DNA Damage and Squamous Cell Carcinoma » par B.G. Modi, J. Neustadter, J. Lewis, R.B. Filler, S.J. Roberts, B.Y. Kwong, S. Reddy, A. Galan, R. Tigelaar, Michael Girardi, M. Shlomchik et J.D. Overton de la Yale University School of Medicine à New Haven, CT ; L. Cai de Biotranex à Monmouth Junction, NJ ; P. Fu de la United States Food and Drug Administration (FDA) à Jefferson, AR ; D.H. Kaplan de l'Université du Minnesota à Minneapolis, MN ; E. Binda et A. Hayday du King's College et du Comprehensive Biomedical Research Centre of Guy's and St. Thomas' Hospitals et du Cancer Research UK à Londres, Royaume-Uni.


Prédire le futur de la circulation océanique ? La force de la circulation méridienne de retournement Atlantique ou AMOC qui détermine le temps de résidence des eaux dans l'océan Atlantique profond et transporte la chaleur des basses aux hautes latitudes peut-elle être prédite des années à l'avance ? Daniela Matei et ses collègues ont créé un modèle qui se montre apte à prédire cette force de l'AMOC à la latitude nord de 26,5 degrés jusqu'à quatre ans à l'avance. Leur approche a fait appel au couplage d'un ensemble de données récemment obtenues sur l'AMOC précisément à cette latitude avec des prédictions sur plusieurs années fournies par un modèle climatique. Selon le nouveau modèle mis au point par les chercheurs, l'AMOC devrait rester stable à la latitude nord de 26,5 degrés jusqu'à au moins 2014. Et comme l'AMOC, ajoutent les chercheurs, influence tant d'aspects du climat de la planète, dont l'assurance d'un temps chaud en Europe, cette circulation à l'échelle de tout l'océan pourrait devenir un élément clé pour prédire à l'avenir le climat.

Article n°10 : « Multiyear Prediction of Monthly Mean Atlantic Meridional Overturning Circulation at 26.5°N » par D. Matei, J.H. Jungclaus, H. Haak, W.A. Müller et J. Marotzke de l'Institut Max Planck de Météorologie à Hambourg, Allemagne ; J. Baehr de l'Université de Hambourg à Hambourg, Allemagne.


Un comportement classique observé dans le domaine quantique. Avec des circuits électroniques devenant de plus en petits, leur résistivité augmente et il devient alors plus difficile pour une charge électrique de les traverser. Des chercheurs ont cependant réussi à fabriquer des nanofils, hauts de juste un atome et large de quatre, qui transportent une charge aussi bien que les épais fils de cuivre et cela même à basse température. Cette découverte est surprenante car pour la plupart des experts en approchant de l'échelle nanométrique les effets quantiques devaient limiter la possibilité de miniaturiser les circuits électroniques. Bent Weber et ses collègues ont fait leurs nanofils en déposant des atomes de phosphore espacés de juste un nanomètre sur une surface de silicium en utilisant un microscope à effet tunnel. Leurs nanofils sont ainsi épais de 1,5 à 11 nanomètres tout en ayant les capacités conductrices du cuivre, montrant ainsi que des propriétés peuvent être conservées jusqu'à l'échelle atomique. Selon les chercheurs, ce comportement classique observé dans le domaine quantique suggère que de nouvelles générations d'appareils électroniques plus petits sont encore possibles. Un article Perspective de David Ferry explique plus en détail ces résultats ainsi que leurs implications.

Article n°8 : « Ohm's Law Survives to the Atomic Scale » par B. Weber, S. Mahapatra, A. Fuhrer, T.C.G. Reusch, D. L. Thompson, W.C.T. Lee et M.Y. Simmons de l'University of New South Wales à Sydney, NSW, Australie ; H. Ryu, S. Lee et G. Klimeck de l'Université Purdue à West Lafayette, IN ; L.C.L. Hollenberg de l'Université de Melbourne à Parkville, VIC, Australie ; A. Fuhrer de IBM Research-Zürich à Rüschlikon, Suisse.

Article n°4 : « Ohm's Law in a Quantum World » par D.K. Ferry de l'Arizona State University à Tempe, AZ.

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