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PUBLIC RELEASE DATE:
19-Jan-2012

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Articles marquants dans le Science du 20 janvier 2012

Comment attirer une femelle par une illusion optique. Le mâle du Jardinier à nuque rose séduit sa femelle en décorant l'endroit où il fait sa cour de manière à créer une illusion d'optique indiquent des chercheurs. Pour attirer les femelles, l'oiseau rassemble des os, des coquillages, des pierres et d'autres objets gris appelés collectivement « gesso ». Il passe des heures à arranger avec soin le gesso placé devant un couloir formé de deux parois et d'un sol constitués d'un treillis de tiges. Lorsque la femelle arrive, le mâle prend des objets colorés tels qu'un morceau de fruit et lui présente un par un. Le mâle place les gros éléments du gesso plus loin que les petits de l'entrée du couloir. Comme les objets apparaissent normalement plus petits à distance, cette disposition du gesso crée l'illusion que les objets ont à peu près la même taille et que l'aire est donc plus petite qu'elle ne l'est réellement. Cette illusion est appelée « perspective forcée ». Dans leur étude, Laura Kelley et John Endler ont recherché si tous ces efforts de décoration valaient vraiment la peine pour les mâles en quête d'une partenaire. Leurs recherches sur les populations de Jardiniers à nuque rose et la taille de leurs tonnelles montrent que les femelles ont effectivement tendance à choisir les mâles dont la décoration produit la meilleure illusion. Le rapport entre l'illusion et succès de l'accouplement n'est pas encore clair mais il se pourrait qu'avec un gesso uniforme les objets de couleurs retiennent mieux l'attention de la femelle. Les auteurs suggèrent que d'autres espèces soient aussi capables de produire des illusions d'optique dans le cadre de leur comportement de séduction.

Article n°15 : « Illusions Promote Mating Success in Great Bowerbirds » par L.A. Kelley et J.A. Endler de l'Université Deakin à Geelong, VIC, Australie ; J.A. Endler de l'Université James Cook à Townsville, QLD, Australie.

Article n°6 : « Bird-Brained Illusionists » par B.L. Anderson de l'Université de Sydney à Sydney, NSW, Australie.


Les algues, prochain biocarburant ? Des scientifiques ont fabriqué une bactérie E. coli capable de métaboliser les glucides présents dans les algues brunes en éthanol, ce qui en fait une source potentielle de carburant et de produits chimiques. Deux raisons essentielles font que le secteur de l'énergie et la recherche ont les yeux rivés sur les algues. D'une part leur teneur élevée en glucide en fait une biomasse intéressante et d'autre part elles n'entrent pas en compétition avec les cultures pour l'eau ou la terre. Malheureusement, dans les algues le constituant primaire des glucides, connu sous le nom d'alginate, n'est pas directement métabolisé par les bactéries. Cet obstacle a rendu le biocarburant produit à partir d'algues trop onéreux pour entrer en compétition avec les carburants issus du pétrole. En utilisant la biologie synthétique et l'ingénierie des enzymes, Adam Wargacki et ses collègues ont modifié E. coli pour qu'elle produise des enzymes capables de digérer les polymères glucidiques des algues. La bactérie ainsi créée fabrique aussi des protéines membranaires qui peuvent transporter les sucres dégradés sous forme de mono et d'oligosaccharides ainsi que des voies métaboliques qui fermentent les sucres en éthanol. Si ce procédé peut être développé à grande échelle, les algues pourraient un jour aider à répondre à la demande en carburant durable.

Article n°10 : « An Engineered Microbial Platform for Direct Biofuel Production from Brown Macroalgae » par A.J. Wargacki, E. Leonard, M.N. Win, D.D. Regitsky, C.N.S. Santos, P.B. Kim, S.R. Cooper, R.M. Raisner, A. Herman, A.B. Sivitz, A. Lakshmanaswamy, Y. Kashiyama et Y. Yoshikuni du Bio Architecture Lab à Berkeley, CA ; Y. Kashiyama du BAL Chile S.A. à Santiago, Chili ; Y. Kashiyama du BAL Biofuels S.A. à Santiago, Chili ; D. Baker de l'Université de Washington à Seattle, WA ; A. Herman de Biolojic Design à Tel Aviv, Israël ; A.B. Sivitz du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Montpellier, France.


Du calcul quantique en aveugle. Supposez que vous venez de découvrir un super programme pour un ordinateur quantique et que, par chance, une société annonce qu'elle vient juste de fabriquer le premier ordinateur de ce type au monde. Vous voulez tester votre logiciel mais sans pour cela dévoiler son code. La société aimerait vous convaincre qu'elle a bien un réel ordinateur quantique mais ne vous fait pas assez confiance pour vous le montrer. Après tout, vous pourriez être un espion au service d'une société concurrente désireuse de lui voler sa technologie. Une nouvelle étude montre qu'il existe une solution à de problème, il consiste en un type de calcul bien plus sûr que le calcul classique, le calcul quantique en aveugle. La démonstration expérimentale de Stefanie Barz et ses collègues est un jalon de plus vers la formation de réseaux faits d'ordinateurs quantiques fiables. Le protocole de l'équipe manipule des bits d'un quantum en tirant parti de deux propriétés de la physique quantique : leur existence aléatoire due aux mesures quantiques et l'intrication quantique, ce que Einstein appelait « action fantomatique à distance ». En utilisant des photons, ou encore des « particules de lumière », pour coder leurs données, les chercheurs ont forcé un ordinateur quantique à intriquer des bits quantiques ou « qubits » de sorte qu'ils soient impossibles à déchiffrer. Puis ils ont fourni des instructions sur mesure pour l'état particulier de chaque qubit à un serveur quantique. Le résultat a été renvoyé à un utilisateur qui pouvait débloquer le calcul. Une tentative indiscrète de lire les qubits ne permettait pas d'avoir accès à l'information. Un article Perspective associé explique cette découverte et ses implications pour le calcul quantique.

Article n°9 : « Demonstration of Blind Quantum Computing » par S. Barz, A. Zeilinger et P. Walther de l'Université de Vienne et de l'Académie des Sciences autrichienne à Vienne, Autriche ; E. Kashefi de l'Université d'Edimbourg à Edimbourg, Royaume-Uni ; A. Broadbent de l'Université de Waterloo à Waterloo, ON, Canada ; J.F. Fitzsimons de la National University of Singapore à Singapour et de l'University College Dublin à Dublin, Irlande.

Article n°3 : « Moving Beyond Trust in Quantum Computing » par V. Vedral de l'Université d'Oxford à Oxford, Royaume-Uni.


Voir les comètes sous un nouvel angle. Le groupe de Kreutz est une famille de comètes qui passe dangereusement près du Soleil. Ces 15 dernières années, plus de 2 000 de ces comètes ont été détectées mais aucune n'avait pu être suivie dans l'atmosphère solaire. En combinant les observations du Solar Dynamics Observatory (SDO), du Solar Heliospheric Observatory (SHO) et du Solar-Terrestrial Relations Observatory (STEREO) de la NASA, des chercheurs ont maintenant réussi à le faire dans le cas de la comète C/2011 N3 lorsqu'elle a pénétré puis s'est désintégrée dans la couronne inférieure du Soleil. Selon Carolus Shrijver et ses collègues, C/2011 N3 est arrivée à 100 000 kilomètres de la surface du Soleil puis, en pénétrant dans l'atmosphère solaire, s'est fragmentée en tout petits morceaux et s'est complètement vaporisée. La nouvelle méthode utilisée par les chercheurs pour suivre la comète pourrait renseigner sur le corps parent de C/2011 N3 et aussi sur les premières composantes du système solaire. Un article Perspective de Carey Lisse explique ces résultats et leurs répercutions pour l'étude des comètes.

Article n°13 : « Destruction of Sun-Grazing Comet C/2011 N3 (SOHO) Within the Low Solar Corona » par C.J. Schrijver et W. Liu du Lockheed Martin Advanced Technology Center à Palo Alto, CA ; J.C. Brown et H. Hudson de l'Université de Glasgow à Glasgow, Royaume-Uni ; K. Battams du Naval Research Laboratory à Washington, DC ; P. Saint-Hilaire et H. Hudson du Space Sciences Lab à Berkeley, CA ; W. Liu de l'Université de Stanford à Stanford, CA ; W.D. Pesnell du NASA Goddard Space Flight Center à Greenbelt, MD.

Article n°4 : « The Final Flight of a Comet » par C.M. Lisse de l'Université John Hopkins, Applied Physics Laboratory à Laurel, MD.

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