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PUBLIC RELEASE DATE:
2-Feb-2012

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Articles marquants dans le Science du 3 février 2012

Les drogués partagent avec leurs frères et soeurs des anomies cérébrales. Les drogués et leurs frères et soeurs ont relativement du mal à contrôler leurs impulsions et partagent certaines caractéristiques cérébrales qui ne se retrouvent pas chez d'autres personnes bien portantes indique une étude. Ces anomalies cérébrales pourraient ainsi servir de marqueurs de vulnérabilité à une addiction aux drogues qui peut être surmontée. Les chercheurs avaient déjà remarqué des différences dans le cerveau des drogués mais n'étaient pas sûrs si elles étaient antérieures à l'usage de la drogue ou si elles en résultaient. Karen Ersche et ses collègues ont contourné ce problème en étudiant des paires d'enfants issus d'une même fratrie, l'un drogué et l'autre sans antécédents d'abus d'alcool ou d'usage chronique de drogue, puis ont comparé leur cerveau à celui d'autres personnes saines prises comme contrôle. D'abord, les chercheurs ont testé la capacité de tous les sujets à contrôler leurs impulsions, connue pour être altérée par la dépendance à une drogue. Ils ont utilisé un temps de réaction à un signal de stop qui mesure la rapidité à passer d'une série d'instructions à une autre. Les deux groupes dans les fratries avaient des résultats médiocres comparés aux personnes contrôle. Ersche et ses collègues ont alors analysé des images de leur cerveau pour voir s'il y avait des différences structurales entre les groupes de volontaires. Ils ont ainsi pu en identifier plusieurs dans le système fronto-striatal du cerveau présentes dans les fratries mais pas dans les personnes contrôle. Ces anomalies incluaient une diminution de la densité des faisceaux de fibres de la matière blanche adjacents au cortex frontal inférieur droit, et pour le volume de matière grise une augmentation dans le putamen et l'amygdale et une diminution dans l'insula postérieure. Dans un article Perspective associé, Nora Volkow et Ruben Baler discutent de l'étude, dont les raisons pour lesquelles un enfant au sein d'une fratrie deviendrait un drogué et non les autres. Ils proposent aussi que les actions pour augmenter le self-control pourraient cibler certaines des différences dans le cerveau, même si plus de travaux seront nécessaires pour explorer cette possibilité.

Article n°13 : « Abnormal Brain Structure Implicated in Stimulant Drug Addiction," by K.D. Ersche ; P.S. Jones ; G.B. Williams ; A.J. Turton ; T.W. Robbins ; E.T. Bullmore at University of Cambridge in Cambridge, UK ; E.T. Bullmore at GlaxoSmithKline in Cambridge, UK ; E.T. Bullmore at Addenbrooke's Centre for Clinical Investigations in Cambridge, UK ; E.T. Bullmore at Cambridgeshire and Peterborough Foundation, National Health Service Trust in Cambridge, UK.

Article n°4 : « To Stop Or Not to Stop--A Question of Fronto-Striatal Connectivity » par N.D. Volkow et R.D. Baler du National Institute on Drug Abuse, NIH à Rockville, MD.


Un nouveau génome isolé parmi beaucoup d'autres. Une seule goutte d'eau de l'océan grouille d'une vie microscopique mais il a toujours été extrêmement difficile d'en isoler une seule espèce et de séquencer son génome. Des chercheurs annoncent avoir développé un moyen de retrouver un seul génome d'un échantillon métagénomique de nombreux organismes. Vaughn Iverson et ses collègues ont recueilli les eaux de surface du Puget Sound dans l'État de Washington qui contenaient des millions de micro-organismes et isolé dans celles-ci un organisme précis, l'Euryarchaeota marin du groupe II. Ce phylum assez énigmatique d'Archées n'avait jamais été cultivé et le matériel de son génome ne représentait que 1,7 pour cent du métagénome de l'échantillon. Pourtant, Iverson et ses collègues ont réussi à rassembler toutes les pièces d'un génome presque complet d' l'Euryarchaeota à partir des petits fragments isolés dans l'eau de Puget Sound. Ces organismes semblent motiles et ont échangé de nombreux gènes avec des bactéries. Selon les chercheurs, le nouveau génome offre aussi quelques indices sur l'origine de la protéorhodopsine, une molécule utilisée par certaines bactéries pour récupérer l'énergie de la lumière solaire. Iverson et ses collègues suggèrent que leur méthode d'isolement de génomes individuels à partir d'échantillons métagénomiques pourrait servir à identifier les rôles divers que jouent des microbes non cultivés dans nos environnements.

Article n°10 : « Untangling Genomes from Metagenomes: Revealing an Uncultured Class of Marine Euryarchaeota » par V. Iverson, R.M. Morris, C.D. Frazar, C.T. Berthiaume, R.L. Morales et E.V. Armbrust de l'Université de Washington à Seattle, WA.


La température, premier facteur à l'origine de la croissance des coraux. Le déclin des coraux de la Grande barrière de corail en Australie a poussé de nombreux experts à prédire que des niveaux accrus de dioxyde de carbone dans les océans feraient décroître la calcification des coraux. Une nouvelle étude de la côte ouest de l'Australie, de l'autre côté du continent, suggère que les coraux y ont prospéré au cours du XXe siècle. Dans cette partie de l'Océan indien, la température est plus déterminante sur la croissance des coraux que le pH de l'océan indiquent les chercheurs. Timothy Cooper et ses collègues ont analysé des carottes forées dans 27 différents Porites, un type de corail dur, sur des récifs s'étendant sur 11 degrés de latitude. Ils ont trouvé que la croissance des coraux y avait significativement augmenté ces 110 dernières années, notamment aux hautes latitudes. Les chercheurs n'ont trouvé aucun indice d'une diminution à grande échelle dans la vitesse de calcification le long des côtes de l'ouest de l'Australie dans l'Océan indien mais avertissent que des températures excessives pourraient finir par conduire à un tel déclin. Selon Cooper et ses collègues, l'augmentation de la température des eaux de surface accroît la vitesse de calcification des coraux jusqu'à un certain point, et ensuite la réduction de la saturation en carbonate de l'océan ainsi que le blanchiment ralentissent leur croissance.

Article n°12 : « Growth of Western Australian Corals in the Anthropocene » par T.F. Cooper et R.A. O'Leary de l'Australian Institute of Marine Science et de l'University of Western Australia Oceans Institute à Crawley, WA, Australie ; J.M. Lough de l'Australian Institute of Marine Science à Townsville, QLD, Australie.


Les politiques favorisant l'implication des femmes n'ont pas d'effets négatifs. Les politiques de discrimination positive qui augmentent le nombre de femmes dans la concurrence ne diminuent pas la qualité du travail produit rapportent des chercheurs. Alors qu'il a de nombreuses explications possibles au fait que les femmes soient sous-représentées aux postes supérieurs dans les mondes des affaires, de la politique et académique, des recherches récentes ont montré que les femmes sont moins enclines à intégrer des environnements de compétition, même lorsqu'elles sont aussi qualifiées que les hommes. Loukas Balafoutas et Matthias Sutter ont conçu une expérience qui évalue quatre différents types d'interventions politiques qui peuvent être utilisées pour encourager les femmes à entrer dans la compétition.
Les chercheurs ont d'abord demandé à des étudiants de résoudre un ensemble de problèmes d'arithmétique, gagnant un peu d'argent pour chaque réponse correcte. Ils avaient ensuite l'option de rentrer dans un tournoi où les deux concurrents qui avaient résolu le plus de problèmes gagnaient une plus grande somme d'argent par réponse correcte. Finalement, les étudiants ont travaillé ensemble dans un exercice collaboratif qui reflétait le degré de leur confiance mutuelle. Les chercheurs ont mené les expériences dans quatre conditions différentes, chacune avec une incitation différente encourageant les femmes à participer au tournoi. Dans une condition, les chercheurs avaient établi un quota pour garantir que l'un des deux gagnants soit une femme. Dans deux autres conditions, ils accordaient un traitement préférentiel aux femmes, ajoutant une majoration fixe à leurs résultats. Finalement, ils ont imposé que le tournoi soit répété si aucune femme ne figurait parmi les gagnants. Les résultats ont montré que les quatre interventions encourageaient les femmes à entrer plus souvent en compétition, et que leurs résultats étaient au moins aussi bon que ceux des hommes. Les auteurs suggèrent donc que les politiques de discrimination positive destinées à augmenter le nombre de femmes dans une situation de concurrence ne faisaient pas diminuer la qualité générale du travail produit et n'avait pas non plus d'effets contreproductifs sur les performances des hommes en compétition. Marie-Claire Villeval commente ce travail dans un article Perspective associé.

Article n°9 : « Affirmative Action Policies Promote Women and Do Not Harm Efficiency in the Laboratory » par L. Balafoutas et M. Sutter de l'Université d'Innsbrück à Innsbrück, Autriche ; M. Sutter de l'Université de Gothenburg à Gothenburg, Suède.

Article n°2 : « Ready, Steady, Compete » par M.C. Villeval de l'Université de Lyon à Lyon, France et du CNRS à Ecully, France


Annonce des gagnants de l'International Science & Engineering Visualization Challenge. Les gagnants de l'International Science & Engineering Challenge de 2011 soutenus à la fois par la revue Science et la National Science Foundation (NSF) présentent de spectaculaires photos, illustrations, dessins, jeux interactifs et vidéos qui interpellent le public en lui transmettant la substance complexe de la science à travers l'art. Cela inclut un regard métabolique coloré de la diversité des cellules dans l'oeil de la souris, un poster qui décrit la riche structure de l'univers, un jeu informatique qui permet à ses utilisateurs d'arranger des acides aminés dans des protéines réalistes et bien d'autres choses encore. Une rubrique spéciale de ce numéro présente les gagnants de chaque catégorie.

Article n°19 : « 2011 International Science & Engineering Challenge »

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