Public Release:  Articles marquants dans le Science du 10 février 2012

American Association for the Advancement of Science

Un médicament agit contre les effets de la maladie d'Alzheimer chez la souris. Un médicament approuvé par la FDA appelé bexarotène agit contre de nombreux effets de la maladie d'Alzheimer qui apparaissent dans son modèle animal chez la souris annoncent des chercheurs. L'accumulation de fragments d'une protéine appelés béta-amyloïdes est un élément clé de la maladie. Si le cerveau de chacun d'entre nous produit ce fragment, il est normalement dégradé par des enzymes avec l'aide d'une protéine appelée ApoE. Paige Cramer et ses collègues savaient que le bexarotène stimule une protéine qui aide à activer l'expression du gène de l'ApoE et ils ont supposé que ce médicament pourrait augmenter par ce biais l'élimination du fragment béta-amyloïde dans le cerveau. Ils ont donc donné le produit à des souris conçues pour avoir une condition comparable à la maladie d'Alzheimer et constaté que les niveaux du fragment dans le cerveau des souris avaient chuté en quelques jours. Les souris ont également présenté une amélioration de leurs performances cognitive, sociale et olfactive. Le bexarotène, également connu sous le nom de Targretin, est utilisé actuellement pour traiter une forme de cancer de la peau et ne semble pas toxique relèvent les auteurs. Le produit active le récepteur nucléaire RXR qui se lie à l'un des deux autres récepteurs nucléaires PPAR ou LXR. Ces paires de récepteurs activent alors la transcription du gène de l'ApoE.

Article n°14 : « ApoE-directed Therapeutics Rapidly Clear β-amyloid and Reverse Deficits in AD Mouse Models » par P.E. Cramer, D.W. Wesson, C.Y.D. Lee, J.C. Karlo, A.E. Zinn, Brad T. Casali et G.E. E. Landreth de la Case Western Reserve University School of Medicine à Cleveland, OH ; J.R. Cirrito, J.L. Restivo et W.D. Goebel de la Washington University School of Medicine à St. Louis, MO ; D.W. Wesson et D.A. Wilson du Nathan Kline Institute for Psychiatric Research et de la New York University School of Medicine à Orangeburg, NY ; M.J. James et K.R. Brunden de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, PA.


Qu'est-il advenu aux forêts vierges africaines ? Il y a environ 3 000 ans, certaines forêts vierges d'Afrique centrale ont été brutalement remplacées par de la savane, ce qui a été imputé durant des années par nombre de chercheurs au changement climatique. Une nouvelle étude suggère cependant qu'un tel changement n'a pu suffire à lui seul pour produire un basculement aussi spectaculaire et que les hommes ont dû aussi y jouer un rôle. Germain Bayon et ses collègues ont analysé un forage de sédiment marin fait à l'embouchure du fleuve Congo et découvert qu'il y a environ 3 000 ans le sédiment avait subi l'influence d'un fort lessivage chimique. Cette dégradation accrue des roches et des minéraux dans la région a coïncidé avec l'arrivée des fermiers parlant le bantou en provance de ce qui est maintenant le Cameroun et le Nigéria. Les tribus bantoues ont amené dans la région l'agriculture et les technologies du fer et les chercheurs proposent que ces premiers agriculteurs ont eu un impact significatif sur les forêts vierges d'Afrique centrale. Selon eux, les Bantous ont intensifié l'utilisation des terres et facilité le travail de l'érosion en abattant des arbres pour créer de nouveaux espaces cultivables et fondre le fer il y a 3 000 ans. De telles actions, jointes au changement climatique, ont probablement conduit au déclin des forêts dans cette région du monde concluent les chercheurs.

Article n°18 : « Intensifying Weathering and Land-Use in Iron Age Central Africa » par G. Bayon, B. Dennielou, J. Etoubleau, E. Ponzevera, S. Toucanne et S. Bermell de l'IFREMER à Plouzané, France.


Un nouvel élément du cerveau pour la formation de la mémoire chez la drosophile. Chez la mouche du vinaigre, des neurones critiques pour la mémoire à long terme se trouvent dans différentes parties du cerveau où les souvenirs sont conservés rapportent des chercheurs. Nos souvenirs sont vifs et détaillés immédiatement après une expérience mais s'atténuent ensuite avec le temps. Nous pouvons toutefois nous souvenir des détails importants grâce à un processus appelé consolidation des souvenirs. Dans plusieurs espèces, notamment chez les mammifères, on a montré que cette consolidation dépend de la production de nouvelles protéines par les neurones. On a longtemps pensé que chez la mouche du vinaigre, cette production avait lieu dans des structures du cerveau appelées les corps pédonculés, considérées comme le site de l'apprentissage et de la mémorisation chez les insectes. En utilisant des protéines fluorescentes pour observer l'expression du gène commandant la synthèse des protéines, Chun-Chao Chen et ses collègues à Taiwan et aux États-Unis rapportent maintenant que de nouvelles protéines sont produites par deux neurones dorso-antéro-latéraux dans le cerveau des mouches, et non par des neurones des corps pédonculés. Dans un article Perspective associé, Josh Dubnau précise ce que ce résultat change dans la compréhension par les chercheurs du processus de consolidation des souvenirs.

Article n°7 : « Visualizing Long-Term Memory Formation in Two Neurons of the Drosophila Brain » par C.-C. Chen, J.-K. Wu, H.-W. Lin, T.-P. Pai, C.-L. Wu et A.-S. Chiang de l'Université Nationale Tsing Hua à Hsinchu, Taiwan ; T.-F. Fu de l'Université Nationale Chi Nan à Nantou, Taiwan ; T. Tully de Dart Neuroscience, LLC à San Diego, CA ; A.-S. Chiang de l'Academia Sinica à Taipei, Taiwan ; A.-S. Chiang de l'Université de Californie, San Diego à La Jolla, CA.

Article n°3 : « Ode to the Mushroom Bodies » par J. Dubnau du Cold Spring Harbor Laboratory à Cold Spring Harbor, NY.


Les bords de surface orientent vers un catalyseur vert. Une nouvelle étude explore les bords moléculaires du disulfure de molybdène, un catalyseur très répandu dans l'industrie qui pourrait être utilisé pour cliver l'eau et en générer ainsi de grande quantité d'hydrogène. Le clivage de l'eau est une étape clé dans la production d'hydrogène bon marché comme carburant. Les scientifiques ne savent pas exactement pourquoi ce catalyseur fonctionne aussi bien mais il s'avère plus actif sur les bords de la surface moléculaire qui contiennent des groupements disulfure. Dans leur étude, Hemamala Karunadasa et ses collègues ont mis au point un complexe moléculaire modélisant l'un de ces sites en bordure qui contient une unité triangulaire de molécules de sulfures et de molybdène soutenue par un groupe de cinq anneaux de pyridine, des anneaux de carbone, d'hydrogène et d'azote. Ils montrent que leur molécule modèle peut générer de l'hydrogène à partir de l'eau, même lorsqu'elle est ajoutée directement à de l'eau de mer grossièrement filtrée. Ces résultats suggèrent que la chimie de la surface au bord du disulfure de molybdène est à l'origine des excellentes capacités à cliver l'eau de la molécule.

Article n°10 : « A Molecular MoS2 Edge Site Mimic for Catalytic Hydrogen Generation » par H.I. Karunadasa, E. Montalvo, Y. Sun, M. Majda, J.R. Long et C.J. Chang de l'Université de Californie à Berkeley, CA ; H.I. Karunadasa, Y. Sun, J.R. Long et C.J. Chang du Laboratoire National Lawrence Berkeley à Berkeley, CA ; C.J. Chang de l' Institut Médical Howard Hughes à Berkeley, CA.

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