[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 23-Feb-2012
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Articles marquants dans le Science du 24 février 2012

L'effondrement des Mayas a coïncidé avec une sécheresse modérée. La chute de la civilisation maya classique dans la péninsule du Yucatán et en Amérique centrale s'est produite au cours d'une réduction d'environ 40 pour cent des pluies selon une nouvelle étude. Les chercheurs soupçonnaient depuis longtemps que le lent déclin des Mayas pendant environ 200 ans était lié à des périodes de sécheresses. Pourtant, personne ne savait jusqu'à présent l'importance du déficit en pluie qui avait précédé la désintégration de leur société. Martín Medina-Elizalde et Eelco Rohling, en combinant les quatre types de relevé les plus détaillés connus de cette époque, trois venant de lacs voisins et un de stalagmites, ont trouvé que les précipitations dans la région avaient décru de manière épisodique sur des périodes allant jusqu'à une décennie d'un coup. Les chercheurs suggèrent que ce total de 40 pour cent de baisse des chutes de pluies annuelles durant le déclin maya a été dû à des orages d'été de plus en plus réduits en quantité et en abondance dans cette partie du monde. Et comme 40 pour cent est une réduction notable mais pas extrême des précipitations, ces résultats soulignent la sensibilité de la péninsule du Yucatán et de l'Amérique centrale à des sécheresses modestes, de l'ordre de celles prédites par certains modèles climatiques actuels.

Article n°12 : « Collapse of Classic Maya Civilization Related to Modest Reduction in Precipitation » par M. Medina-Elizalde et E.J. Rohling de l'Université de Southampton à Southampton, Royaume-Uni.


Le virus H5N1 plus prévalent et moins létal que ce que l'on croyait. Beaucoup plus de gens ont probablement été infectés par le virus H5N1 que ce qui a été rapporté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) selon un nouveau travail. Dans un article Brevium, Taia Wang et ses collègues indiquent que ces nouveaux cas représentent des infections légères ou subcliniques qui ne correspondent pas aux critères stricts de l'OMS de confirmation de l'infection par le H5N1. Les chercheurs suggèrent que le taux de mortalité actuel de 50 à 90 pour cent fondé sur les critères de l'OMS est probablement surestimé. Pour arriver à cette conclusion, Wang et ses collègues ont effectué une méta-analyse de 20 études qui avaient porté sur le sérum sanguin de plus de 140 000 personnes dans le monde entier. En utilisant les critères de l'OMS modifiés, ils estiment qu'entre un et deux pour cent de tous les participants de l'étude présentaient des traces d'une précédente infection par H5N1 dans leur sang. Les chercheurs relèvent que ces personnes qui avaient de faibles quantités d'anticorps contre H5N1 ne signalaient souvent aucun symptôme de type grippal. Ceci laisse penser que les critères retenus par l'OMS pour l'infection par le H5N1 ne rendent pas compte de la majorité des infections mais seulement des quelques cas hospitalisés, qui risquent plus d'être sévères et de mauvais pronostic. Les chercheurs proposent qu'une approche standardisée à grande échelle est nécessaire pour déterminer le vrai taux d'infection par le H5N1 dans le monde, et donc le vrai taux de mortalité dû au virus.

Article n°20 : « Seroevidence for H5N1 Influenza Virus Infections in Humans: A Meta-Analysis » par T.T. Wang, M.K. Parides et P. Palese du Mount Sinai School of Medicine à New York, NY.


La faute à la pluie. Lorsqu'une goutte de pluie tombe, sa chute à travers l'air produit une friction. Des chercheurs ont pu estimer la quantité d'énergie que ce phénomène retirait de l'atmosphère et il s'avère que c'est une composante majeure du budget énergétique global de l'atmosphère. Olivier Pauluis et Juliana Dias ont calculé à partir de données satellites que l'énergie cinétique se dissipe de l'atmosphère à une vitesse moyenne de 1,8 watt par mètre carré entre les latitudes sud et nord de 30 degrés suite à la friction induite par la précipitation. Cette dissipation d'énergie est du même ordre de grandeur que celle due à la turbulence atmosphérique. Ainsi, l'augmentation des chutes de pluies, ce qui est attendu en raison du réchauffement de la planète, pourrait atténuer la circulation atmosphérique. Dans un article Perspective associé, Dargan Frierson dit qu'il faudra plus de travaux pour déterminer la probabilité d'un tel phénomène mais note que le cycle hydrologique est l'un des éléments du système climatique qui change le plus rapidement avec le réchauffement global.

Article n°11 : « Satellite Estimates of Precipitation-Induced Dissipation in the Atmosphere » par O. Pauluis de l'Université de New York à New York, NY ; J. Dias du Earth System Research Laboratory (ESRL) et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à Boulder, CO.

Article n°3 : « Frictional Dissipation—Blame It on the Rain » par D.M.W. Frierson de l'Université de Washington à Seattle, WA.


Les géladas femelles avortent à l'arrivée d'un nouveau mâle. Les singes géladas femelles cessent la gestation de leur petit lorsqu'un nouveau mâle prend en charge le groupe indiquent des chercheurs. Les géladas vivent en groupe de plusieurs femelles et d'un mâle et quand un nouveau mâle fait partir le plus âgé il tue souvent toute la descendance de son prédécesseur. En arrêtant la gestation de leur petit, les femelles évitent d'investir de l'énergie à donner naissance puis à s'occuper d'une progéniture « condamnée ». Les chercheurs avaient observé cet « effet Bruce » chez des rongeurs en captivité mais il n'était pas clair qu'il se produise naturellement. Elia Roberts et ses collègues ont étudié une population de géladas sauvages dans le Parc national du Simien dans les montagnes en Éthiopie. Ils ont fait des relevés démographiques et examiné le déroulement des naissances en lien avec la prise de pouvoir par un mâle. Ils ont aussi fait des mesures d'hormones à partir de fèces prélevées sur le terrain pour identifier les femelles gestantes et déterminer quand avaient lieu les conceptions. Les résultats montrent que les géladas femelles arrêtent dans 80 pour cent des cas la gestation de leur petit dans les semaines qui suivent l'arrivée d'un nouveau mâle dominant. Celles qui le font deviennent gestantes plus tôt que celles qui donnent naissance à leur petit, ce qui suggère que l'arrêt de la gestation offre un bénéfice adaptatif aux femelles dont la progéniture serait autrement susceptible d'être tuée.

Article n°22 : « A Bruce Effect in Wild Geladas » par E.K. Roberts, A. Lu, T.J. Bergman et J.C. Beehner de l'Université du Michigan à Ann Arbor, MI ; A. Lu du New York Consortium of Evolutionary Primatology à New York, NY.

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