Public Release:  De la « science céleste » à la « science communautaire »

Natural Sciences and Engineering Research Council

Ce communiqué est disponible en anglais.

Vancouver (Colombie-Britannique), le mercredi 15 février 2012 -- La plupart des initiatives de recherche visent à découvrir des connaissances. L'Année polaire internationale (API) est allée un peu plus loin : elle a aussi créé des découvreurs.

C'est ce que nous raconte le chercheur canadien sur l'Arctique, David Hik, à l'assemblée annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS), qui a lieu cette semaine à Vancouver.

« Pour la première fois dans l'histoire des années polaires internationales, qui a commencé il y a 130 ans, les habitants des régions polaires n'étaient pas seulement les sujets, mais les dirigeants des études », nous apprend M. Hik.

« C'est ce qui s'est passé dans la Première nation des Vuntut Gwitchin qui vit dans la plaine Old Crow, située au nord du territoire du Yukon. Ces gens se préoccupaient des changements que subissait le paysage local d'eau douce qui pouvaient menacer la faune et, en conséquence, leur mode de vie. C'est pourquoi ils ont décidé de diriger les activités de recherche », explique M. Hik.

« L'API les a aidés à tirer parti du talent des chercheurs, notamment les professeurs chercheurs universitaires appuyés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Mais ce sont les habitants qui ont défini les sujets de recherche et qui ont utilisé les connaissances traditionnelles pour appuyer les études. Et ce sont maintenant les membres de la communauté, tant les aînés que les jeunes, qui sont responsables de poursuivre les travaux de recherche », ajoute M. Hik.

Bien que la collectivité de la plaine Old Crow ait été parmi les premières à exercer un tel leadership, de nombreuses autres ont commencé à relever ce défi au fur et à mesure de la progression de l'API, créant un nouveau modèle pour la recherche nordique.

Selon un coordonnateur de l'API, cette démarche représente une transition de la « science céleste » - où les chercheurs se servent de satellites et de systèmes automatisés pour étudier le Nord à distance - à la « science communautaire » - où les habitants du Nord et les chercheurs sont des partenaires.

« L'accent qu'a mis le Canada sur la participation locale changera la façon dont la recherche nordique sera réalisée au cours des prochaines années », poursuit M. Hik.

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David Hik est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie boréale à la University of Alberta et ancien directeur exécutif du Secrétariat canadien de l'Année polaire internationale.

M. Hik fera un exposé à l'occasion de la séance de l'AAAS intitulée Transcending Interdisciplinary Research Barriers: Best Practices for Mobilizing Knowledge (Transcender les barrières de la recherche interdisciplinaire : pratiques exemplaires pour l'application des connaissances), qui aura lieu le samedi 18 février, de 13 h 30 à 16 h 30, dans la salle 213 de l'immeuble de l'Ouest du Vancouver Convention Centre.

Les travaux de recherche réalisés par M. Hik sur les effets biologiques des changements climatiques et l'écologie arctique et alpine sont appuyés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Renseignements :

David Hik
University of Alberta
Tél. : 1-780-935-5223
Courriel : dhik@ualberta.ca

Arnet Sheppard
CRSNG
Tél. : 1-613-410 7592
Courriel : arnet.sheppard@nserc-crsng.gc.ca

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