[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 18-Feb-2012
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Contact: Mike Flannigan
Mike.Flannigan@NRCan-RNCan.gc.ca
587-987-1744
Natural Sciences and Engineering Research Council

Les feux de tourbe pourraient accélérer les changements climatiques

Ce communiqué est disponible en anglais.

Vancouver (Colombie-Britannique), le mercredi 15 février 2012 — En 1997, un incendie de forêt a enflammé une zone de tourbières en Indonésie, qui a brûlé lentement pendant des mois. Du début à la fin, le feu a produit des gaz à effet de serre qui ont représenté de 20 à 40 p. 100 du total mondial des émissions provenant des combustibles fossiles pour cette année.

Cela pourrait toutefois n'être qu'une goutte d'eau dans l'océan, en comparaison des futures émissions qui seront produites par les feux de tourbe. Les tourbières de l'Indonésie sont négligeables par rapport à celles du Canada. On estime que la superficie totale des tourbières du Canada équivaut à environ deux fois la taille de la Saskatchewan.

À l'occasion de l'assemblée annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui aura lieu cette semaine à Vancouver, Douglas Woolford, de la Wilfrid Laurier University, présentera les résultats de ses travaux qui montrent que la saison des feux est de plus en plus longue, et Mike Flannigan, de la University of Alberta, parlera du risque accru de feux de tourbe.

Durant un incendie de forêt, la tourbe peut prendre feu, spécialement pendant les années de sécheresse. Cela provoque une combustion fumeuse et lente qu'il est difficile d'arrêter. La tourbe peut s'étendre jusqu'à plusieurs mètres sous le sol. En fait, certains feux de tourbe brûlent tout l'hiver sous la neige et sont ravivés lorsque le printemps revient.

Le réchauffement climatique semble accroître le risque de feux de tourbe dans le Nord, selon M. Flannigan. En 2007 par exemple, il y a eu dans la région de la rivière Anaktuvuk, en Alaska, un « feu de toundra » qui était alimenté par de la tourbe occupant une superficie de 1 000 kilomètres carrés. Depuis la période postglaciaire, il y a 12 000 ans, il n'y avait pour ainsi dire pas eu de feux dans la toundra.

L'analyse statistique de M. Woolford montre que la saison des feux s'allonge. À l'heure actuelle, des modèles de changements climatiques sont utilisés pour prédire les risques accrus d'incendies de forêt dans l'avenir. En outre, le réchauffement de la planète se traduit par un assèchement des conditions climatiques, ce qui accroît la probabilité que les tourbières, qui renferment une grande quantité de carbone, s'embrasent et produisent des émissions de gaz à effet de serre. Cette situation favorise le réchauffement climatique en créant un cercle vicieux de dommages environnementaux.

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MM. Woolford et Flannigan présenteront leurs travaux au cours d'une séance intitulée Forest Fires in Canada: Impacts of Climate Change and Fire Smoke (Les feux de forêt au Canada : effets des changements climatiques et de la fumée des incendies), qui aura lieu le dimanche 19 février, de 8 h 30 à 11 h 30, dans la salle 109 de l'immeuble de l'Ouest du Vancouver Convention Centre.

Ce dossier fera l'objet d'une conférence de presse spéciale de l'AAAS à Vancouver le samedi 18 février, à 14 h (heure normale du Pacifique).

Les travaux de MM. Woolford et Flannigan sont appuyés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Renseignements :

Douglas Woolford
Wilfrid Laurier University
Courriel : dwoolford@wlu.ca

Mike Flannigan
University of Alberta
Ressources naturelles Canada Service canadien des forêts
Tél. : 1-587-987-1744
Courriel : Mike.Flannigan@NRCan-RNCan.gc.ca

Arnet Sheppard
CRSNG
Tél. : 1-613-410 7592
Courriel : arnet.sheppard@nserc-crsng.gc.ca

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