Public Release:  Articles marquants dans le Science du 2 mars 2012

American Association for the Advancement of Science

Les jeunes enfants partagent leurs connaissances contrairement au chimpanzé. De jeunes enfants qui tentent de trouver la solution d'un jeu collaborent et partagent leurs informations alors que les chimpanzés et les singes capucins ne le font pas pour le même jeu indique une nouvelle étude. Ce résultat aide à comprendre pourquoi les êtres humains sont apparemment uniques dans leur capacité à accumuler des connaissances culturelles avec le temps. Les autres animaux peuvent bien apprendre des autres pourtant la culture humaine est la seule à s'êtret complexifiée avec le temps. Les chercheurs se demandaient quelles capacités cognitives ou conditions sociales étaient requises pour avoir cette « culture cumulative ». Lewis Dean et ses collègues ont testé diverses hypothèses sur des enfants de 3-4 ans, des chimpanzés et des singes capucins. Ceux-ci avaient affaire à un jeu avec une sorte de boîte qui donnait des bonbons après trois étapes de plus en plus difficiles où il fallait deviner comment manipuler correctement ses compartiments. Les enfants ont nettement mieux réussi à atteindre les dernières étapes. Leur succès était lié à une succession de processus socio-cognitifs dont l'enseignement par des instructions verbales, l'imitation et la prosociabilité (par exemple le partage des bonbons). Les chercheurs en concluent que cet ensemble de processus est déterminant pour le développement de la culture cumulative. Robert Kurzban et H. Clark Barrett commentent en détail ce travail dans un article Perspective associé.

Article n°17 : « Identification of the Social and Cognitive Processes Underlying Human Cumulative Culture » par L.G. Dean et K.N. Laland de l'Université de St. Andrews à St. Andrews, Royaume-Uni ; R.L. Kendal de l'Université de Durham à Durham, Royaume-Uni ; S.J. Schapiro du M. D. Anderson Cancer Center de l'Université du Texas, Bastrop, TX ; B. Thierry de l'Université de Strasbourg à Strasbourg, France.

Article n°4 : « Origins of Cumulative Culture » par R. Kurzban de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, PA ; H.C. Barrett de l'Université de Californie, Los Angeles à Los Angeles, CA.


Produire de l'énergie à partir du traitement des eaux usées. En utilisant une substance type bicarbonate de soude, la digestion des eaux usées par des microbes peut produire de l'énergie sous forme d'électricité annoncent des chercheurs. Ce résultat suggère que les stations d'épuration pourraient un jour fournir de l'énergie au lieu d'en consommer, facilitant ainsi le traitement des eaux dans des régions pauvres en énergie. La nouvelle méthode associe deux types de technologie productrice d'énergie, une pile à bactéries et un système d'électrodialyse inversée. Dans la pile à bactéries, celles-ci consomment les produits de la fermentation de déchets humains ou végétaux et produisent des électrons qui forment un courant dans la pile. C'est toutefois un processus relativement peu efficace. Dans l'électro-dialyse inversée, des solutions d'eau salée et d'eau douce sont pompées au travers de membranes spécialisées qui ne laissent passer que les ions positivement ou négativement chargés. Les membranes sont reliées à des électrodes de charges opposées et quand les anions et les cations des solutions migrent vers leurs électrodes respectives, un courant électrique est généré. Cette technologie demande néanmoins plusieurs membranes, ce qui la rend onéreuse. Roland Cusick et ses collègues ont combiné les deux approches pour fabriquer une pile microbienne à électro-dialyse inversée ou MRC qui produit nettement plus d'énergie que la pile à bactéries seule et n'exige que relativement peu de membranes. L'une des clés de leur succès a été d'utiliser du bicarbonate d'ammonium comme matériau pour l'électro-dialyse au lieu de l'eau de mer habituelle. Cette solution salée peut être régénérée en continu avec le peu de chaleur produit par le traitement des déchets. Les auteurs rapportent que la technologie MRC a pu fournir 0,94 kilowattheure d'électricité par kilo de matière organique d'eau usée. Le traitement des boues activées consomme, au contraire, 1,2 kilowatts-heure par kilo de matière organique.

Article n°19 : « Energy Capture from Thermolytic Solutions in Microbial Reverse- Electrodialysis Cells » par R.D. Cusick, Y. Kim et B.E. Logan de la Pennsylvania State University à University Park, PA


Les hautes latitudes étonnamment poussiéreuses. Les aérosols d'origine minérale, qui affectent la qualité de l'air, la composition chimique des océans, la vie marine et le climat mondial ne proviennent pas seulement des régions chaudes et arides situées aux faibles latitudes. Selon de nouveaux travaux, les latitudes froides plus élevées contribuent aussi de manière significative aux quantités de poussières présentes dans l'atmosphère. Et avec des températures globales en augmentation constante, les chercheurs pensent que cette poussière va jouer un rôle plus important à l'avenir. Joe Prospero et ses collègues ont passé six ans à mesurer les taux de poussières sur l'île de Heimaey, juste au sud de l'Islande. Ils y ont identifié des épisodes fréquents de production de poussières et déterminé qu'elle était plus élevée au printemps. Ces événements semblent être en lien étroit avec les plaines alluviales, dues aux sédiments déposés par les eaux de fonte, et aux inondations venant des glaciers. Une grande partie de cette poussière est transportée au sud de l'île et se déverse dans l'Atlantique Nord, ce qui fait qu'elle pourrait aussi avoir une influence importante sur le cycle de l'océan dans cette région du monde selon les auteurs.

Article n°10 : « High-Latitude Dust Over the North Atlantic: Inputs from Icelandic Proglacial Dust Storms » par J.M. Prospero de l'Université de Miami à Miami, FL ; J.E. Bullard et R. Hodgkins de l'Université de Loughborough dans le Leicestershire, Royaume-Uni..


Les embryons du corail se clonent par eux-mêmes. Même de petites vagues peuvent briser les fragiles embryons du corail. Les fragments se remettent alors à se diviser et deviennent des clones de l'embryon initial. C'est ce que rapporte un article Brevium cette semaine, révélant ainsi un autre mode de reproduction dans le règne animal. Contrairement aux embryons des animaux pluricellulaires, les embryons des coraux constructeurs de récifs n'ont pas de capsule ou de membrane protectrice. Les bourgeonnements coralliens peuvent produire des milliards d'embryons nus qui flottent à la surface de l'eau où de petites brises peuvent induire la formation de vaguelettes. Dans des expériences faites en laboratoire, Andrew Hayward et Andrew Negri ont confirmé que cette modeste turbulence pouvait disloquer les embryons du corail. Mais au lieu de mourir, les cellules individuelles ou les embryons partiels se réorganisent et continuent à se diviser. Bien que les clones soient en général plus petits que les embryons normaux, ils donnent des larves qui s'établissent et deviennent des coraux juvéniles. Les auteurs proposent que le recours à plusieurs modes de reproduction aide les coraux à survivre dans des environnements imprévisibles.

Article n°7 : « Turbulence, Cleavage, and the Naked Embryo: A Case for Coral Clones » par A.J. Heyward et A.P. Negri de l'Australian Institute of Marine Science (AIMS) à Townsville, QLD, et de The University of Western Australia Ocean Institute à Perth, WA, Australie.

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