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Articles marquants dans le Science du 9 mars 2012

Les chatoyantes plumes du Microraptor. Les plumes du dinosaure Microraptor ont peut-être été d'un noir iridescent suggère une nouvelle étude. Chez les oiseaux modernes, les couleurs des plumes iridescentes sont dues à des alignements de « mélanosomes », des organites qui contiennent le pigment noir appelé mélanine. Quanguo Li et ses collègues en Chine et aux Etats-Unis ont comparé les mélanosomes fossilisés du dinosaure paraviaire Microraptor à ceux des oiseaux modernes. Les dinosaures paraviaires forment un sous-groupe des théropodes bipèdes et incluent la lignée des oiseaux. Dans les plumes fossiles et les modernes iridescentes, les mélanosomes sont particulièrement étroits et allongés. Ils étaient disposés en feuillets et alignés. Ces propriétés indiquent selon les auteurs qu'au moins certaines plumes du Microraptor étaient iridescentes et noires. De plus ils remarquent que les plumes fossiles incluent un groupe de longues plumes de la queue qui ont pu avoir un rôle ornemental ou d'attraction pour des partenaires. Li et ses collègues suggèrent que la coloration iridescente a pu être utile à ce titre, en rendant les plumes de la queue encore plus remarquables.

Article n°13 : « Reconstruction of Microraptor and the Evolution of Iridescent Plumage » par Q. Li et Q. Meng du Beijing Museum of Natural History à Beijing, Chine ; K.-Q. Gao de l'Université Peking à Beijing, Chine ; J.A. Clarke et J. Vinther de l'Université du Texas, Austin à Austin, TX ; M.D. Shawkey et L. D'Alba de l'Université d'Akron à Akron, OH ; R. Pei, M. Ellison et M.A. Norell de l'American Museum of Natural History à New York, NY ; J. Vinther de l'Université Yale à New Haven, CT.


Une ancienne collision pourrait expliquer des champs magnétiques bizarres de la Lune. Une météorite qui a frappé la Lune il y a longtemps et créé le plus gros cratère d'impact du système solaire pourrait être à l'origine des champs magnétiques étonnamment forts qui émanent de la croûte lunaire selon des chercheurs. Ces anomalies magnétiques lunaires ont d'abord été découvertes dans les années 1960 par les missions Apollo mais les scientifiques ont eu du mal à les expliquer car les roches lunaires ne contiennent pas en général beaucoup d'ions métalliques, ce qui en fait de pauvres supports de signatures magnétiques. Dans leur étude, Mark Wieczorek et ses collègues ont effectué des simulations informatiques détaillées des principales collisions lunaires comme celle qui a causé le plus grand et le plus vieux cratère du système solaire connu sous le nom de bassin Aitken du pôle Sud. Ils suggèrent que des morceaux d'un astéroïde géant qui ont créé ce bassin sont devenus très magnétisés au cours de son violent impact sur la croûte lunaire. Selon leurs simulations, la répartition des projectiles du choc de l'astéroïde pourrait expliquer la grande majorité des anomalies magnétiques de la Lune si ces projectiles avaient été magnétisés par un ancien champ magnétique lunaire. Un tel champ magnétique a pu être induit par une rotation différentielle entre le noyau et le manteau de la Lune tôt dans son histoire selon les chercheurs. Gareth Collins explique plus en détail ces résultats dans un article Perspective associé.

Article n°12 : « An Impactor Origin for Lunar Magnetic Anomalies » par M.A. Wieczorek de l'Université Paris Diderot à Saint-Maur des Fossés, France ; B.P. Weiss du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA ; S.T. Stewart de l'Université de Harvard à Cambridge, MA.

Article n°3 : « Moonstruck Magnetism » par G.S. Collins de l'Imperial College London à Londres, Royaume-Uni.


Des gènes de l'abeille liés à un comportemen. Pourquoi les êtres humains agissent-ils ainsi ? Une nouvelle étude sur les abeilles pourrait d'une manière étonnante aider les chercheurs à comprendre la génétique complexe qui sous-tend nos désirs à faire de nouvelles expériences. Zhengzheng Liang et ses collègues se sont penchés sur le comportement explorateur des abeilles et identifié des différences d'expression génétique parmi les abeilles suivant leur comportement. Apparemment, certaines cherchent à la fois de la nourriture et un nouveau site alors que d'autres ne recherchent rien. Dans un grand enclos extérieur sous surveillance, les chercheurs ont disposé les sources de nourriture des abeilles et observé celles qui décidaient de sortir pour aller trouver d'autres sources de nourriture. Liang et ses collègues ont comparé l'expression de gènes du cerveau des deux types d'abeilles. D'après les chercheurs, les abeilles exploratrices qui partaient chercher d'autres sites et sources de nourriture présentaient des différences spectaculaires pour les niveaux de signalisation par catécholamines, glutamate et GABA. En traitant les abeilles avec de l'octopamine et du glutamate, les chercheurs ont trouvé qu'ils pouvaient augmenter le comportement explorateur des insectes. En revanche, lorsque les abeilles étaient traitées avec un agent bloquant la dopamine cela semblait diminuer ce comportement. Liang et ses collègues suggèrent que ces mécanismes génétiques de comportement exploratoire chez les abeilles sont très similaires à ceux associés à la recherche de nouveauté chez les Vertébrés. De futures études aideront les chercheurs à comprendre exactement pourquoi un tel comportement a évolué parmi diverses espèces et lignées.

Article n°14 : « Molecular Determinants of Scouting Behavior in Honeybees » par Z.S. Liang, T. Nguyen, S.L. Rodriguez-Zas, G.E. Robinson de l'Université de l'Illinois, Urbana–Champaign à Champaign, IL ; H.R. Mattila du Wellesley College à Wellesley, MA ; T.D. Seeley de l'Université Cornell à Ithaca, NY.


Le déroulement d'une fusion de réacteur nucléaire. Malgré les risques d'accidents inhérents à l'énergie nucléaire, seul un très petit nombre d'accidents nucléaire ont eu un impact négatif mesurable sur la vie humaine ou l'environnement. Pourtant, la poignée d'accidents nucléaires connus tels que ceux de Chernobyl en Ukraine, de Three Miles Island aux Etat-Unis et de Fukushima en Japon ont eu de terribles conséquences. Et selon un article Review de Peter Burns et ses collègues ils en ont aussi beaucoup appris aux chercheurs sur les processus chimiques et physiques qui se déroulent après un accident de réacteur nucléaire. Avec cet anniversaire d'un an de la fusion du réacteur nucléaire de Fukushima, les auteurs décrivent ce qui est connu lorsqu'arrivent de tels accidents. Par exemple, cet accident, qui a été provoqué par le séisme de force 9,0 et le tsunami de Tohoku-oki, a libéré une quantité inconnue d'eau de mer radioactive dans l'environnement. Mais, selon ces mêmes chercheurs, on en sait relativement peu sur la manière dont le combustible nucléaire réagit avec l'eau dans des conditions chimiques, de rayonnement et thermiques extrêmes. Burns et ses collègues passe en revue la compréhension actuelle des combustibles nucléaires au cours d'un accident avec l'espoir que cela renseignera les futures politiques à suivre et inspirera de nouveaux modèles plus précis.

Article n°6 : « Nuclear Fuel in a Reactor Accident » par P.C. Burns de l'Université de Notre Dame à Notre Dame, IN ; R.C. Ewing de l'Université du Michigan à Ann Arbor, MI ; A. Navrotsky de l'Université de Californie, Davis à Davis, CA.

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