[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 5-Mar-2012
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Des colonisateurs porteurs de maladie se déplacent

Des chercheurs du Canada observent et predisent la propagation de tiques au pays

Ce communiqué est disponible en anglais.

Des chercheurs observent attentivement des tiques porteuses de la maladie de Lyme qui colonisent le Canada, mais leurs travaux visent à prédire quelles collectivités sont les plus susceptibles d'être frappées par la maladie. «Nos découvertes aideront les groupes communautaires et les organismes gouvernementaux à alerter les Canadiens qui pourraient être à risque de contracter la maladie de Lyme – ceux d'entre nous qui aimons le plein air au printemps et en été, lorsque les tiques au stade nymphal sont actives, mais difficiles à détecter à cause de leur taille», a déclaré l'auteur principal Patrick Leighton de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Les tiques au stade nymphal sont celles qui n'ont pas encore atteint leur pleine maturité. «Le fait d'identifier les endroits où s'installent les tiques permet de déterminer avec précision ceux où l'on risquera de contracter la maladie de Lyme, avant que ne se manifestent les premiers cas.»

Depuis 1990, les changements climatiques sont l'un des facteurs les plus importants qui ont contribué à la propagation des populations de tiques au Canada. À mesure que les températures moyennes continueront d'augmenter au cours des prochaines décennies, la zone dans laquelle les tiques pourraient vivre et se reproduire continuera de s'étendre vers le nord. Les tiques transmetteurs de la maladie de Lyme étaient virtuellement inconnues au Canada en 1990, mais, aujourd'hui, on en trouve dans des zones où vit 18 pour cent de la population. Selon les découvertes des chercheurs, d'ici l'année 2020, ce chiffre grimpera à 80 pour cent dans l'est du Canada. Les parasites voyagent sur une longue distance à partir des États-Unis pour s'installer dans de nouvelles zones en s'attachant à des oiseaux migrateurs et, une fois arrivés, ils colonisent les zones locales en se nourrissant grâce aux chevreuils et aux petits animaux comme les souris, les écureuils et les tamias.

Le modèle de prédiction des chercheurs dépendait partiellement de la participation citoyenne et il a été confirmé par des travaux effectués sur le terrain, au sens propre. Les propriétaires d'animaux de compagnie apportent les tiques à leur vétérinaire, qui sont ensuite capables de fournir des données aux instances de la santé publique quant aux endroits où les parasites ont été trouvés. D'autres études ont aussi aidé à comprendre les renseignements contenus dans la base de données. «Les données peignent un portrait utile des endroits et des moments où les tiques ont commencé à coloniser diverses régions, en identifiant les points chauds géographiques», a expliqué monsieur Leighton. «Nous avons visité des sites dans ces zones et avons simplement tiré des couvertures sur le sol. Nous étions certains d'y découvrir d'importantes populations de tiques.» Les découvertes ont été également confirmées en inspectant les animaux sauvages susceptibles d'être les hôtes de tiques.

Les tiques elles-mêmes ne causent pas la maladie de Lyme, mais elles transmettent l'infection lorsqu'elles piquent. La maladie de Lyme se traite avec des antibiotiques et ses symptômes comprennent des démangeaisons circulaires et une condition qui s'apparente à celle de la grippe. Non traitée, elle peut avoir des conséquences graves. Les gens qui s'adonnent au plein air peuvent se protéger facilement en portant les vêtements appropriés ou en appliquant des chasse-moustiques contenant du DEET, selon le superviseur de recherche Nick Ogden, scientifique principal à l'Agence de santé publique du Canada. «Ce modèle nous fournit une idée des endroits où l'on risque de contracter la maladie de Lyme à l'avenir, parce que les tiques commenceront éventuellement à transporter le microbe qui cause la maladie», a expliqué monsieur Leighton. «À l'avenir, il sera utile de construire un modèle qui démontre à quelle vitesse la maladie se propagera au sein de ces nouvelles populations de tiques.»

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Les découvertes ont été publiées le 6 mars 2012 dans le Journal of Applied Ecology de la Société écologique de Grande-Bretagne.



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