[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 3-Apr-2012
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Concordia University

À prendre ou à laisser?

Ou comment des formes inadaptees d'attachement a l'entreprise peuvent conduire a l'epuisement emotionnel

Ce communiqué est disponible en anglais.

À prendre ou à laisser, si seulement cela était aussi simple. Rester dans une entreprise par obligation ou faute d'autres options peut conduire à l'épuisement émotionnel, un état chronique d'épuisement physique et mental lié au stress continu et exigences professionnelles excessives, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université Concordia, de l'Université de Montréal et d'HEC Montréal.

Publiée dans la revue Human Relations, cette enquête révèle que les personnes qui restent dans leur entreprise non par choix, mais parce qu'elles s'y sentent obligées vis-à-vis de leur employeur ou qu'elles n'entrevoient aucune autre possibilité d'emploi, sont plus vulnérables à l'épuisement professionnel.

« Notre analyse s'est intéressée aux effets nocifs que pouvaient revêtir certaines formes d'attachement à l'entreprise, comme l'épuisement émotionnel et, à la longue, le roulement du personnel », explique Alexandra Panaccio, coauteure de l'étude et professeure adjointe au Département de management de l'École de gestion John-Molson de Concordia.

« L'employé qui reste dans une entreprise parce qu'il pense n'avoir aucune autre option risque de souffrir l'épuisement émotionnel et de finir par quitter son travail. Par conséquent, les employeurs devraient peut-être tenter de minimiser chez leurs salariés l'engagement "par manque de choix" et plutôt développer leurs compétences. Ils accroîtraient ainsi leur sentiment de mobilité et, paradoxalement, leur donneraient envie de continuer à exercer leurs fonctions », poursuit la professeure Panaccio.

Les chercheurs ont également constaté que les personnes ayant une forte estime de soi sont plus affectées par le manque perçu de débouchés professionnels. La professeure Panaccio et ses collègues ont enquêté auprès de 260 salariés de différents secteurs d'activité, y compris les technologies de l'information, les services de santé, le génie et l'architecture. Les participants étaient âgés en moyenne de 34 ans. Près de 33 % d'entre eux occupaient un poste de direction et 50 % travaillaient dans le secteur public.

Les chercheurs ont mesuré différents types d'attachement à l'entreprise en déterminant notamment si les salariés s'identifiaient aux objectifs et valeurs de l'entreprise, et se sentaient dans l'obligation d'y rester.

« Il se pourrait qu'en l'absence d'un lien émotionnel avec l'entreprise, l'attachement par obligation soit vécu comme une forme d'endettement – une perte d'autonomie qui finit par être émotionnellement épuisante au fil du temps », explique Pre Panaccio.

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Partenaires de recherche :

Cette étude a bénéficié de l'appui du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et du Programme des chaires de recherche du Canada.



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