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Articles marquants dans le Science du 25 mai 2012

Un papillon autrefois rare profite du changement climatique. Le papillon nommé argus brun a connu une expansion au cours des deux dernières décennies en raison du réchauffement qui a rendu des plantes hôtes rarement utilisées plus favorables pour héberger ses oeufs indiquent des chercheurs. On pense souvent que la dépendance d'une espèce à l'égard des autres limite sa capacité à se déplacer en réponse au changement climatique. De nouvelles études montrent cependant que l'inverse peut aussi exister. Rachel Pateman et ses collègues au Royaume-Uni ont analysé les observations faites par des volontaires britanniques durant ces quatre dernières décennies sur l'argus brun dans diverses plantes hôtes. À l'origine, ce joli papillon orange et brun utilisait comme hôte la plante Helianthemum nummularium, l'hélianthème commun. L'insecte est devenu rare dans les années 1980 mais s'est depuis propagé vers le nord à une vitesse inhabituelle. L'étude montre que l'argus brun a de plus en plus recours aux plantes de la famille des Géraniacées. Et son expansion a eu lieu au cours d'étés relativement chauds. L'hélianthème avait autrefois la préférence du papillon notamment parce qu'il pousse sur les versants sud et reçoit donc assez de soleil. Les étés chauds font que le papillon peut devenir moins exigeant et utiliser d'autres plantes.

Article n°12 : « Temperature-Dependent Alterations in Host Use Drive Rapid Range Expansion in a Butterfly » par R.M. Pateman, J.K. Hill et C.D. Thomas de l'Université de York à York, Royaume-Uni ; R.M. Pateman et D.B. Roy du Natural Environment Research Council (NERC) à Wallingford, Royaume-Uni ; R. Fox du Butterfly Conservation à Wareham, Royaume-Uni.


Des cristaux renseignent sur les éruptions volcaniques. Des cristaux logés dans le magma pourraient aider les scientifiques à prédire les éruptions volcaniques selon une nouvelle étude. Les volcans peuvent entrer en éruption avec peu ou pas de signes avant-coureurs et causer des ravages dans les zones environnantes. La plupart des volcans actifs dans le monde sont surveillés sur la base de plusieurs signaux qui reflètent des changements dans la circulation du magma sous le volcan. Le magma est un mélange bouillonnant de roche en fusion, de bulles de gaz et de cristaux en suspension. Les cristaux qui apparaissent à partir de la roche liquide sont souvent formés de zones concentriques comme les cernes des arbres. Chaque zone a une composition chimique légèrement différente qui reflète ses conditions de formation. En faisant un peu comme une autopsie pour trouver l'origine d'un crime, Kate Saunders et ses collègues ont caractérisé chimiquement les différentes zones d'échantillons prélevés lors de précédentes éruptions du Mont St. Helens, un volcan actif présent dans le nord-ouest du Pacifique aux États-Unis. L'équipe a découvert que la croissance du cristal dans le magma se produisait généralement dans les 12 mois précédant l'éruption et confirmé ce résultat en utilisant des relevés actuels du Mont St. Helens. Des pics dans la croissance ont pu être associés à une augmentation de l'activité sismique et à l'écoulement de dioxyde de soufre dans le volcan.

Article n°11 : « Linking Petrology and Seismology at an Active Volcano » par K. Saunders, J. Blundy et K. Cashman de l'Université de Bristol à Bristol, Royaume-Uni ; R. Dohmen de Ruhr-Universität Bochum à Bochum, Allemagne.


Une nouvelle hypothèse pour expliquer la croissance des tumeurs. Des mutations à grande échelle qui suppriment des groupes entiers de gènes sont courantes dans le cancer mais l'on ne connaît pas encore très bien le rôle qu'elles jouent dans la maladie. Un nouveau travail indique que ces mutations appelées délétions focales hémizygotes, favorisent la prolifération cellulaire car elles frappent des régions du génome enrichies en gènes suppresseurs de tumeur. Les tumeurs humaines sont criblées d'altérations du génome qui réarrangent, amplifient ou fragmentent un large spectre de gènes. Déterminer parmi toutes ces altérations celles qui jouent un rôle causal dans le cancer est un enjeu majeur. Les délétions focales hémizygotes qui affectent préférentiellement certaines régions chromosomiques et se traduisent par la perte d'une copie de tout un ensemble de gènes adjacents sont particulièrement intrigantes. Nicole Solimini et ses collègues ont recherché les gènes en lien avec le cancer perdus au cours de ces délétions. Ils ont identifié de multiples gènes « STOP » et « GO » qui régulent négativement ou positivement la prolifération. Les délétions focales hémizygotes s'avèrent cibler des « îlots génétiques » ayant relativement beaucoup de gènes STOP et peu de gènes GO. Solimini et ses collègues proposent « l'hypothèse des îlots génétiques » qui suggère que les cellules porteuses de ces délétions ont plus tendance à proliférer et à donner des tumeurs.

Article n°20 : « Recurrent Hemizygous Deletions in Cancers May Optimize Proliferative Potential » par N.L. Solimini, Q. Xu, A.C. Liang, M.R. Schlabach, J. Luo, A.E. Burrows, A.N. Anselmo, A.L. Bredemeyer, M.Z. Li, R. Beroukhim et S.J. Elledge de l'Harvard University Medical School à Boston, MA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Les cellules cancéreuses dépendantes de la glycine. Les cellules cancéreuses en croissance rapide ont tendance à manquer de glycine, un acide aminé que les humains obtiennent dans leur nourriture indique une nouvelle étude. La glycine a peut-être un rôle important pour aider à la synthèse d'ADN et d'ARN par les cellules cancéreuses. Si les cellules cancéreuses se singularisent par leur besoin en glycine, un nouveau moyen s'offre peut-être de les attaquer plus spécifiquement en inhibant leur capacité à absorber ou à métaboliser la glycine. Une nouvelle technologie appelée métabolomique peut mesure la glycine et des centaines d'autres métabolites dans les fluides biologiques. Cela fonctionne un peu comme un lecteur de glycémie qui permet de mesurer chez un individu sa concentration sanguine en glucose. Mohit Jain et ses collègues ont fait pousser 60 types de cellules cancéreuses en boîtes de Petri et mis au point une sorte de « journal d'alimentation » pour chacun. Ils ont ainsi découvert que les cellules proliférant fortement ont tendance à consommer de la glycine alors que celles à croissance lente en libèrent plutôt. Ceci pourrait aider les médecins à prévoir l'issue du cancer, des cellules plus dépendantes de la glycine pour leur croissance étant par exemple de plus mauvais pronostic. De plus, la mesure de la consommation de glycine pourrait potentiellement servir à prédire la sensibilité aux médicaments. Un article Perspective associé explique plus en détail ces résultats.

Article n°15 : « Metabolite Profiling Identifies a Key Role for Glycine in Rapid Cancer Cell Proliferation » par M. Jain, R. Nilsson, N. Madhusudhan, T. Kitami, C.B. Clish et V.K. Mootha du Broad Institute à Cambridge, MA ; M. Jain, R. Nilsson, N. Madhusudhan, T. Kitami, R. Kafri, M.W. Kirschner et V.K. Mootha de la Harvard Medical School à Boston, MA ; M. Jain, R. Nilsson, N. Madhusudhan, T. Kitami et V.K. Mootha du Massachusetts General Hospital à Boston, MA ; M. Jain du Brigham and Women's Hospital à Boston, MA ; R. Nilsson de l'Institut Karolinska à Stockholm, Suède ; S. Sharma du La Jolla Institute for Allergy & Immunology à La Jolla, CA.

Article n°4 : « Systems Biology Meets Metabolomics in Tackling Cancer Metabolism » par M. Tomita et K. Kami de l'Université Keio et de Human Metabolome Technologies Inc. à Fujisawa, Japon.

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