Public Release:  Articles marquants dans le Science du 29 juin 2012

American Association for the Advancement of Science

Une découverte repousse l'âge des plus anciennes poteries connues. Des fragments de poterie retrouvés dans une grotte en Chine datent d'environ 20 000 ans, soit 2 000 de plus que les plus anciens morceaux déjà connus, annoncent des chercheurs. La poterie a été une invention humaine importante, permettant de fabriquer des récipients plus sûrs pour contenir la nourriture que les paniers ou les sacs, et qui pouvaient être utilisés en cuisine. On estimait que les plus anciennes poteries provenaient de Chine et du Japon et étaient vieilles d'environ 18 000 ans. Cela correspond à plusieurs millénaires avant l'apparition de l'agriculture. Xiahong We et ses collègues ont maintenant déterminé l'âge de sédiments qui contenaient des fragments de poterie dans une grotte chinoise. La plus ancienne pièce est vieille d'environ 20 000 ans, époque du Dernier Maximum Glaciaire. Beaucoup de ces fragments portent la marque du feu, ce qui implique que les poteries ont été utilisés pour cuisiner. Dans un article Perspective associé, Gideon Shelach considère la possibilité que la rareté des ressources durant cette âge glaciaire a contraint les hommes à développer de meilleurs moyens de recueillir et de traiter la nourriture.

Article n°21 : « Early Pottery at 20,000 Years Ago in Xianrendong Cave, China » par X. Wu, C. Zhang et Y. Pan de l'Université de Peking à Beijing, Chine ; P. Goldberg, D. Cohen et T. Arpin de l'Université de Boston à Boston, MA ; P. Goldberg de l'Université Eberhard Karls de Tübingen à Tübingen, Allemagne ; O. Bar-Yosef de l'Université de Harvard à Cambridge, MA.

Article n°5 : « On the Invention of Pottery » par G. Shelach de l'Université hébraïque de Jérusalem à Jérusalem, Israël.


Un nouveau gène chez le virus de la grippe A. Une nouvelle recherche a décelé un gène auparavant inconnu dans les virus de la grippe de type A qui infecte le plus souvent les oiseaux mais a aussi causé des pandémies chez l'homme et d'autres mammifères. Bien que ces virus aient été intensivement étudiés, leurs interactions moléculaires avec leurs cellules hôtes restent relativement mal comprises. Cette découverte devrait en donner une meilleure image et pourrait suggérer de nouvelles cibles pour des thérapies antivirales. Brett Jagger et ses collègues ont découvert un nouveau gène caché dans le génome relativement petit du virus. Il code pour une protéine produite lorsque le ribosome progresse au cours de sa lecture de la chaîne des nucléotides de l'ARN. Le ribosome lit ces nucléotides par trois et s'il saute un nucléotide sa lecture sera différente. Jagger et ses collègues rapportent qu'un tel décalage du cadre de lecture dans le gène de la polymérase PA est à l'origine d'une protéine qu'ils ont appelé PA-X. Celle-ci inhibe l'expression de l'ARN polymérase II responsable de la transcription de l'ADN en ARN. Chez la souris infectée par une version reconstruite de la souche de la grippe espagnole de 1918, la PA-X a influencé l'expression des gènes hôtes requis pour les réponses de l'immunité cellulaire, ce qui implique qu'elle agit sur l'évolution de la pathogénicité chez l'animal.

Article n°30 : « In Influenza A Virus Segment 3 Modulates the Host Response » par B.W. Jagger, H.M. Wise, G.L. Bell, R.M. Dalton, A. Lo, S. Efstathiou, A.E. Firth et P. Digard de l'Université de Cambridge à Cambridge, Royaume-Uni ; B.W. Jagger, J.C. Kash, Y.-L. Xiao, R.L. Dunfee, L.M. Schwartzman et J.K. Taubenberger du National Institute of Allergy and Infectious Diseases, National Institutes of Health à Bethesda, MD ; K.-A. Walters et A. Ozinsky de l'Institute for Systems Biology à Seattle, WA ; N.M. Wills et J.F. Atkins de l'Université de l'Utah à Salt Lake City, UT ; J.F. Atkins de l'University College Cork à Cork, Irlande ; H.M. Wise de l'Université d'Édimbourg en Écosse, Royaume-Uni ; G.L. Bell du Cambridge Institute for Medical Research à Cambridge, Royaume-Uni ; P. Digard du CSIC à Madrid, Espagne.


Pourquoi les tomates du supermarché sont-elles si insipides ? Des chercheurs ont identifié les changements moléculaires responsables du trait « mûrissement uniforme » de beaucoup de tomates modernes. Ces changements réduisent aussi le contenu en sucres du fruit. Pendant 70 ans, les sélectionneurs ont retenu des variétés de tomates ayant des fruits uniformément verts avant de mûrir. Ces tomates deviennent ensuite d'un rouge uniforme et ont meilleur aspect pour leur vente en supermarché. Ann Powell et ses collègues rapportent maintenant que le gène au coeur de ce mûrissement uniforme code pour un facteur de transcription appelé GLK2. Cette protéine augmente la capacité photosynthétique du fruit, favorisant ainsi la production de sucres et de lycopènes. La mutation « mûrissement uniforme » inactive toutefois GLK2. La sélection de tomates avec ce trait a ainsi eu pour conséquence inattendue de causer un développement réduit des chloroplastes, ce qui a du coup diminué la production des composantes clés de la tomate qui lui confèrent son goût sucré. Les auteurs suggèrent que la manipulation due niveau de GLK2 ou de son mode d'expression pourrait permettre d'augmenter la production et la qualité des tomates et d'autres fruits.

Article n°23 : « Uniform ripening Encodes a Golden 2-like Transcription Factor Regulating Tomato Fruit Chloroplast Development » par A.L.T. Powell, T. Hill, K.L. Cheng, R. Figueroa-Balderas, H. Aktas, H. Ashrafi, A. Vicente, J. Lopez-Baltazar, R. Chetelat, A. Van Deynze et A.B. Bennett de l'Université de Californie, Davis à Davis, CA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Le plus gros satellite de Saturne est-il gorgé d'eau ? Des mesures du champ de gravité faites par la sonde Cassini suggèrent que le satellite Titan de Saturne contient un océan d'eau sous sa surface, comme certaines théories l'avaient proposé. La sonde recueille des données sur la planète et ses satellites depuis qu'elle est entrée en orbite autour d'elle en 2004 et les mesures de la gravité que Cassini a effectuées au cours de six survols de Titan entre 2005 et 2011 étaient destinées à en savoir plus sur sa structure interne. Luciano Iess et ses collègues ont analysé ces nouvelles données et décrivent comment l'intérieur flexible de Titan se déforme d'une manière suggérant l'existence d'un océan qui serait ballotté.

Article n°28 : « The Tides of Titan » par L. Iess, M. Ducci et P. Racioppa de l'Università La Sapienza à Rome, Italie ; R.A. Jacobson, J.W. Armstrong, S.W. Asmar et N.J. Rappaport du NASA Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, CA ; D.J. Stevenson du California Institute of Technology à Pasadena, CA ; J.I. Lunine de l'Université Cornell à Ithaca, NY ; P. Tortora de l'Université de Bologne à Forli, Italie.

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