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PUBLIC RELEASE DATE:
12-Jul-2012

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Articles marquants dans le Science du 13 juillet 2012

En Amazonie, la plupart des extinctions sont à venir. La déforestation engendre le processus d'extinction des espèces mais il faut plusieurs générations avant qu'une espèce ne disparaisse complètement. L'Amazonie brésilienne est au début de ce processus mais sa « dette d'extinction » croît rapidement rapportent des chercheurs. Oliver Wearn et ses collègues ont développé un modèle mathématique qui prédit la rapidité d'extinction d'une espèce dans une région en fonction de la quantité d'habitat perdu. Le modèle a permis de reconstruire les profils d'extinctions dans l'Amazonie brésilienne de 1970 à nos jours. Les résultats suggèrent que plus de 80 pour cent des extinctions de vertébrés locaux prévues suite à la déforestation en cours ne se sont pas encore produites. Les chercheurs ont ensuite utilisé le modèle pour prédire combien d'espèces survivraient jusqu'en 2050 dans quatre scénarios différents allant d'une forte augmentation de la déforestation à son arrêt progressif. Si les conditions actuelles persistent, le taux d'extinction croît dans les quatre prochaines décennies et le poids de la dette d'extinction augmentera. Les années à venir offrent cependant une fenêtre d'opportunité pour concentrer les efforts de préservation dans les zones ayant la plus lourde dette d'extinction, ce qui pourrait réduire la quantité de dette à payer. Thiago Rangel replace ce travail dans son contexte dans un article Perspective et notre que pour nourrir la croissance économique le gouvernement brésilien a soutenu une extension rapide des infrastructures en Amazonie, dont la construction de nombres centrales hydroélectriques.

Article n°10 : « Extinction Debt and Windows of Conservation Opportunity in the Brazilian Amazon » par O.R. Wearn, D.C. Reuman et R.M. Ewers de l'Imperial College London à Ascot, Royaume-Uni ; O.R. Wearn de la Zoological Society of London à Londres, Royaume-Uni ; D.C. Reuman de l'Université Rockefeller à New York, NY.

Article n°3 : « Amazonian Extinction Debts » par T.F. Rangel de l'Université fédérale de Goiás dans le Goiânia, Brésil.


Une montée des eaux plus forte que prévue lors du dernier interglaciaire. Lors de la dernière période interglaciaire, le niveau de la mer est monté plusieurs mètres de plus que ce que l'on croyait suggère une étude d'anciens coraux qui ont poussé près de la surface des eaux. Lors de cet interglaciaire qui a culminé il y a environ 125 000 ans, la température globale moyenne était de 1 à 2 degrés supérieure à celle d'aujourd'hui et le niveau des mers plusieurs mètres plus haut. On estimait le plus souvent qu'il s'agissait d'une augmentation de 4 à 6 mètres mais une nouvelle étude d'Andrea Dutton et Kurt Lambeck suggère qu'elle a été probablement plus forte, peut-être même de 10 mètres. Les chercheurs ont compilé puis analysé un ensemble de relevés isotopiques issus de coraux répartis dans le monde entier. Un point crucial de leur approche a été de séparer les changements locaux, « relatifs » du niveau de la mer produits par des mouvements verticaux des terres proches, des changements globaux, « eustatiques » dus à la fonte des glaces. Ces résultats suggèrent que le niveau de la mer a culminé entre 6 et 10 mètres au-dessus du niveau actuel, ce qui laisse penser que les glaces du Groenland et de l'Antarctique ont plus fondu que ce que l'on croyait.

Article n°8 : « Ice Volume and Sea Level During the Last Interglacial » par A. Dutton et K. Lambeck de The Australian National University à Canberra, ACT, Australie ; A. Dutton de l'Université de Floridé à Gainesville, FL ; K. Lambeck de l'École Normale Supérieure à Paris, France.


Des fossiles suggèrent que la culture Clovis n'était pas la seule. De nouvelles recherches dans les grottes Paisley de l'Oregon suggèrent qu'une technique connue sous le nom de pointes de projectile Western Stemmed a chevauché, plutôt que suivi, la technique de la culture Clovis en Amérique du Nord. De nombreux chercheurs pensaient que cette technique était directement issue de la culture Clovis où les pointes sont plus larges et striées. Ces nouveaux résultats, ainsi que d'autres fossiles mis au jour dans les grottes Paisley, impliquent qu'une population humaine distincte ayant sa propre technique a pu occuper le bord ouest de l'Amérique du Nord alors que la culture Clovis se développait dans les Plaines et le sud-est. Dennis Jenkins et ses collègues ont exhumé dans les grottes des exemplaires de ces pointes de projectiles Western Stemmed qui remontent à environ 14 000 ans, précédant ou chevauchant ainsi la culture Clovis. Les chercheurs ont utilisé la datation au radiocarbone pour estimer l'âge de 121 échantillons distincts de plantes fossilisées, de fèces et de collagène osseux découverts dans les grottes. Leurs analyses ont révélé que l'ADN humain appartenait à l'haplogroupe A, un génome ancien qui a traversé le continent américain à partir de l'Asie, et était aussi plus ancien que la culture Clovis. Aucune trace de la technologie de la culture Clovis n'a été retrouvée dans les grottes indiquent aussi les chercheurs.

Article n°9 : « Clovis Age Western Stemmed Projectile Points and Human Coprolites at the Paisley Caves » par D.L. Jenkins et T.J. Connolly de l'Université de l'Oregon à Eugene, OR. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Un vaccin aviaire a donné naissance à une souche virulente. De multiples souches d'un herpèsvirus modifié utilisé pour des vaccins aviaires ont mélangé leur génome et produit une nouvelle souche virulente qui a tué un grand nombre de poulets en Australie rapportent des chercheurs dans un article Brevium. Cette découverte est d'abord importante pour la médecine vétérinaire et le futur développement de vaccins pour les animaux. Des vaccins à herpèsvirus vivants « atténués » fabriqués à partir d'un herpèsvirus moins virulent mais encore capable de se répliquer sont largement utilisés en médecine chez l'homme et l'animal. Des chercheurs s'étaient déjà inquiétés qu'un vaccin vivant atténué puisse se recombiner avec d'autres souches pour produire une nouvelle souche virulente mais une épidémie due à un tel évènement n'avait jamais été rapportée jusqu'à présent indiquent Sang-Won Lee et ses collègues. Deux virus génotypiquement distincts de laryngotrachéite ou ILTV sont récemment apparus dans les élevages de volaille australiens, avec un taux de mortalité pouvant s'élever à 17,6 pour cent. En Australie, trois différents ILTV atténués sont disponibles, l'un avec une souche européenne et les deux autres avec des souches australiennes. Lee et ses collègues ont séquencé le génome des nouveaux virus et les ont comparé à celui des trois souches vaccinales. Il en ressort la possibilité que la recombinaison des souches vaccinales ait pu donner naissance aux deux nouvelles souches virulentes.

Article n°5 : « Attenuated Vaccines Can Recombine to Form Virulent Field Viruses » par S.-W. Lee, P.F. Markham, M.J.C. Coppo, A.R. Legione, J.F. Markham, G.F. Browning, N. Ficorilli, C.A. Hartley et J.M. Devlin de l'Université de Melbourne à Parkville, VIC, Australie ; A.H. Noormohammadi de l'Université de Melbourne à Werribee, VIC, Australie.

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