Public Release:  Articles marquants dans le Science du 20 juillet 2012

American Association for the Advancement of Science

Près des étoiles, un nouveau type de liaison chimique. Les champs magnétiques extrêmes qui règnent près de certaines étoiles permettent un type de liaison chimique distinct des liaisons covalentes et ioniques qui réunissent les atomes ici sur Terre, indique une nouvelle étude. L'attraction magnétique peut sembler très puissante au niveau macroscopique de notre vie quotidienne, quand par exemple des grues magnétiques soulèvent d'énormes pièces métalliques. À des échelles bien plus petites, cette même force du champ magnétique n'interfère cependant que légèrement avec la force de Coulomb qui tient les atomes dans les molécules. Kai Lange et ses collègues en Norvège et aux États-Unis ont eu recours à des calculs théoriques pour examiner le comportement des atomes dans des milieux très proches de ceux des naines blanches et d'autres étoiles où le champ magnétique dépasse de plusieurs dizaines de milliers de fois au moins celui qui peut être atteint sur Terre. Leur étude prédit une classe de liaison chimique magnétiquement induite dans laquelle un champ magnétique appliqué perpendiculairement à une molécule diatomique ou linéaire augmente la force de sa liaison par une interaction paramagnétique. Dans ces conditions, certains atomes qui resteraient autrement isolés tels que ceux de l'hydrogène à spin parallèle ou de l'hélium dans leur état basal se retrouvent appariés. Peter Schmelcher commente ce travail dans un article Perspective associé.

Article n°11 : « A Paramagnetic Bonding Mechanism for Diatomics in Strong Magnetic Fields » par K.K. Lange, E.I. Tellgren, M.R. Hoffmann et T. Helgaker de l'Université d'Oslo à Oslo, Norvège ; M.R. Hoffmann de l'Université du Dakota du Nord à Grand Forks, ND.

Article n°3 : « Molecule Formation in Ultrahigh Magnetic Fields » par P. Schmelcher de l'Université de Hambourg à Hambourg, Allemagne.


Une rupture lente sur une série de failles observée dans le séisme de Sumatra. Le tremblement de terre de magnitude 8,6 qui a frappé au large de ses côtes l'île indonésienne de Sumatra le 11 avril 2012 a été le plus grand jamais enregistré par des instruments sismologiques modernes le long d'une faille de décrochement, région où la croûte terrestre est soumise à des déplacements latéraux. Pourtant, malgré sa taille et la proximité d'une zone très peuplée, il n'a produit aucun raz-de-marée ni provoqué de victimes connues. Dans leur étude, Lingsen Meng et ses collègues ont utilisé des données issues de réseaux sismologiques situés au Japon et en Europe pour mieux comprendre le déroulement de cet évènement unique. Leurs projections offrent une opportunité rare de sonder le comportement de la lithosphère océanique et suggèrent qu'une grande profondeur, une chute de tension élevée et une rupture lente le long d'une série complexe de failles ont contribué à sa magnitude étonnamment forte. Selon les chercheurs, ces résultats pourraient améliorer notre compréhension de certains risques posés par de grands séismes intraplaques situés près des zones de subduction.

Article n°19 : « An Earthquake in a Maze: Compressional Rupture Branching During the April 11 2012 M8.6 Sumatra Earthquake » par L. Meng, J-P. Ampuero, J. Stock, Z. Duputel, Y. Luo et V.C. Tsai du California Institute of Technology à Pasadena, CA.


Comment la cystéamine soulage les symptômes de la cystinose. Plus de 50 maladies génétiques humaines, connues sous le nom de maladies du stockage lysosomal, se développent lorsque les lysosomes, les poubelles de la cellule, ne peuvent éliminer les déchets notamment avec des transporteurs d'acides aminés. Des chercheurs ont maintenant pu identifier chez les vers nématodes un transporteur lysosomal particulier connu sous le nom de LAAT-1 qui régule les concentrations en acides aminés et permet un fonctionnement correct des lysosomes chez les animaux. Ces résultats expliquent aussi comment une molécule thérapeutique, la cystéamine, soulage les symptômes d'une maladie lysosomale spécifique appelée cystinose. Les chercheurs ont effectué un crible génétique de nématodes génétiquement modifiés et découvert que la perte du gène laat-1 entraînait une accumulation de lysine et d'arginine dans des lysosomes plus gros et défaillants. Munis de ces résultats, ils proposent que la LAAT-1 soit un transporteur de lysine/arginine capable d'éliminer certains déchets des lysosomes qui s'accumulent suite à l'action de la cystéamine.

Article n°17 : « LAAT-1 is the Lysosomal Lysine/Arginine Transporter that Maintains Amino Acid Homeostasis » par B. Liu et H. Du de la Chinese Academy of Medical Sciences à Beijing, Chine ; B. Liu du Peking Union Medical College à Beijing, Chine ; B. Liu et H. Du ; X. Wang at National Institute of Biological Sciences à Beijing, Chine ; R. Rutkowski et A. Gartner du Wellcome Trust Centre for Gene Regulation and Expression et de l'Université de Dundee à Dundee, Royaume-Uni.


Les écosystèmes ont besoin d'interactions diverses. Le fait d'avoir différents types d'interactions entre les espèces aide à stabiliser une communauté rapportent des chercheurs japonais. Dans de nombreux cas, la diversité en espèces permet à un écosystème de renforcer sa résilience mais de nouveaux résultats montrent que la diversité des types d'interaction, tels que la prédation, la compétition ou le mutualisme, est aussi importante. Jusqu'à présent, la plupart des études n'avaient porté que sur un seul type d'interaction. Avec l'aide d'un modèle théorique, Akihiko Mougi et Michio Kondoh montrent que la diversité des relations écologiques stabilise la dynamique des populations d'une communauté et pourrait être cruciale dans le maintien de la biodiversité elle-même. De plus, en présence de cette « diversité des interactions », une communauté plus complexe apparaît plus stable qu'une plus simple. Ces résultats pourraient ainsi offrir une solution au paradoxe classique de la manière dont un écosystème complexe peut perdurer dans la nature alors que la théorie prédit en écologie qu'une communauté complexe formée d'un certain nombre d'espèces est intrinsèquement instable.

Article n°16 : « Diversity of Interaction Types and Ecological Community Stability » par A. Mougi et M. Kondoh de l'Université Ryukoku à Otsu, Japon ; M. Kondoh de la Japanese Science and Technology Agency à Kawaguchi, Japon.

Article n°4 : « Whither Ecological Modeling? » par I.L. Boyd de l'Université de St. Andrews à St. Andrews, Royaume-Uni.

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