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American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 27 juillet 2012

Les orages d'été augmentent le risque d'une perte d'ozone. En soulevant de la vapeur d'eau jusqu'aux basses couches de la stratosphère, les orages d'été peuvent créer les conditions d'une perte d'ozone aux latitudes moyennes indiquent des chercheurs. La destruction de la couche protectrice d'ozone dans la stratosphère est due à des molécules chlorées et bromées réactives appelées radicaux libres. Ces molécules sont produites au cours d'une série de réactions chimiques se déroulant à très basses températures. Mais si les concentrations de vapeur d'eau augmentent, les radicaux libres chlorés peuvent se former à des températures plus élevées. En étudiant les mesures obtenues avec des avions de la NASA de vapeur d'eau atmosphérique formée au cours des orages convectifs, James Anderson et ses collègues ont trouvé que des concentrations étonnamment élevées de vapeur d'eau avaient gagné la basse stratosphère. Ces phénomènes d'injection d'eau étaient aussi remarquablement fréquents. Les chercheurs démontrent que cet ajout de vapeur d'eau dans la stratosphère peut théoriquement affecter les réactions chimiques produisant les radicaux libres avec chlore et brome, ce qui accélèrerait l'élimination de l'ozone. Ce processus inédit pourrait avoir un effet encore plus grand sur l'ozone stratosphérique des moyennes latitudes si l'activité orageuse devenait plus intense ou fréquente, ce à quoi l'on s'attend avec le réchauffement climatique.

Article n°17 : « UV Dosage Levels in Summer: Increased Risk of Ozone Loss From Convectively Injected Water Vapor » par J.G. Anderson, D.M. Wilmouth, J.B. Smith et D.S. Sayres de l'Université de Harvard à Cambridge, MA.


Les vieux termites en missions suicides. E. O. Wilson a écrit que si les hommes envoient leurs hommes jeunes au combat, les fourmis envoient leurs vieilles dames. C'est un peu la même chose pour les termites Neocapritermes taracua, où les ouvrières âgées se lancent dans des missions suicides contre les intrus rapporte une nouvelle étude. En étudiant ces termites néotropicaux, Jan Šobotník et ses collègues ont trouvé que beaucoup de leurs ouvrières avaient des taches bleues à la jonction entre leur thorax et leur abdomen. La taille des taches variait d'un termite à l'autre et certains n'en avaient pas du tout. Ces taches sont des paires de structures contenant des cristaux d'une protéine avec du cuivre produite par des glandes qui se trouvent dans un replis externe du dos de l'insecte précisent les chercheurs dans un article Brevium. La structure en poche inclut aussi une paire de glandes salivaires. Lorsque l'ouvrière bleue est attaquée par un ennemi, elle rompt son épiderme, ce qui la tue au passage, pour faire jaillir une goutte d'un liquide collant toxique pour les autres termites. Il doit sa toxicité à la réaction chimique qui a lieu entre les cristaux bleus et le produit de ses glandes salivaires secrété lors de la rupture de leur corps. Les chercheurs ont aussi montré qu'avec l'âge les pièces buccales des ouvrières s'émoussent tandis que le poids des cristaux dans leurs « flancs » augmente. Ainsi, alors que leur efficacité à se nourrir décline, les termites semblent développer leur panoplie pour un combat suicidaire.

Article n°8 : « Explosive Backpacks in Old Termite Workers » par J. Šobotník, R. Hanus, Z. Demianová, J. Pytelková, M. Mareš, J. Cvačka et J. Krasulová de l'Academie des sciences de la république tchèque à Prague, République Tchèque ; T. Bourguignon, R. Hanus et Y. Roisin de l'Université Libre de Bruxelles à Bruxelles, Belgique ; T. Bourguignon de l'Université d'Hokkaido à Sapporo Japon ; P. Foltýnová et J. Preisler du Central European Institute of Technology à Brno, République Tchèque ; P. Foltýnová et J. Preisler de l'Université Masaryk à Brno, République Tchèque ; J. Krasulová de l'Université Charles de Prague à Prague, République Tchèque.


Les microbes de la peau préviennent les infections. Les communautés bactériennes de la peau peuvent stimuler l'immunité et prévenir les infections rapporte une nouvelle étude chez la souris. Une grosse partie de l'attention portée aux bactéries qui colonisent notre corps, le microbiote, s'est focalisée sur celles vivant dans nos intestins. Pourtant, la plupart des sites sur notre corps, dont la peau, sont colonisés par des bactéries. Les scientifiques ignorent dans quelle mesure ces microbes apparemment inoffensifs ont un effet sur notre santé. Shruti Naik et ses collègues montrent que des bactéries de la peau comme Staphylococcus epidermidis orientent le développement des cellules immunitaires de la peau chez la souris. Mieux, des bactéries résidentes de la peau ont favorisé une réponse immunitaire protectrice contre une infection par le parasite Leishmania major. Ces résultats suggèrent que les bactéries de la peau sont requises pour « affiner » la réponse des cellules immunitaires.

Article n°20 : « Compartmentalized Control of Skin Immunity by Resident Commensals » par S. Naik, N. Bouladoux, C. Wilhelm, M.J. Molloy, W. Kastenmuller, M. Quinones, L. Koo, S. Spencer et Y. Belkaid du National Institute of Allergy and Infectious Disease, NIH à Bethesda, MD. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Plus la corne est grosse, plus le mâle est valide. Des ornements ou des armes surdéveloppés comme les cornes du scarabée rhinocéros, les bois des cerfs et les queues extrêmement longues des queues, sont considérés comme des reflets de la virilité des mâles. Une nouvelle étude confirme que ces traits exagérés sont bien des signes honnêtes de la capacité des mâles et montre que de tels ornements peuvent se développer en réponse à l'insuline. Douglas Emlen et ses collègues ont étudié des mâles de scarabée rhinocéros, des coléoptères dont la corne fourchue s'élance de la tête vers le haut. Certaines cornes sont de minuscules excroissances alors que d'autres représentent les deux tiers de la taille de l'insecte. Les chercheurs ont utilisé des expériences d'extinction de gène pour trouver que les cornes de ce scarabée étaient plus sensibles que d'autres parties du corps telles que les ailes ou les parties génitales à des changements dans les voies de signalisation de l'insuline ou de l'insulin-like growth factor (IGF). Les auteurs suggèrent qu'une sensibilité cellulaire accrue à ces deux hormones pourrait être responsable de la croissance démesurée de la corne du scarabée. L'insulin et les IGF sont des régulateurs essentiels de la croissance tissulaire et de la taille du corps chez de nombreux animaux. Et comme la croissance des cornes du scarabée rhinocéros est directement liée à la nutrition et que leur taille varie significativement d'un scarabée à l'autre, Emlen et les autres chercheurs proposent que cet ornement exagéré reflète bien la qualité de son propriétaire.

Article n°18 : « A Mechanism of Extreme Growth and Reliable Signaling in Sexually Selected Ornaments and Weapons » par D.J. Emlen et A. Johns de l'Université du Montana à Missoula, MT ; I.A. Warren et L.C. Lavine de la Washington State University à Pullman, WA ; I. Dworkin de la Michigan State University à East Lansing, MI.

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