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PUBLIC RELEASE DATE:
9-Aug-2012

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Articles marquants dans le Science du 10 août 2012

Des anticorps suscitent un espoir de vaccin universel contre la grippe. Des chercheurs ont identifié trois anticorps humains qui protègent la souris contre les deux principales souches de virus de la grippe B, ce qui suggère qu'ils pourraient être joints à d'autres anticorps pour faire un vaccin « universel » contre la grippe. La grippe B ne se recombine pas dans un hôte animal et ne cause pas de pandémie comme le font les autres virus grippaux, mais deux lignées de ce groupe sont toutefois responsables d'une proportion notable des cas de grippe. Cyrille Dreyfus et ses collègues présentent dans leur étude trois anticorps monoclonaux humains capables de protéger des souris d'infections mortelles avec les deux lignées du virus de la grippe B. Deux de ces anticorps qui se lient à des régions distinctes de la molécule virale appelée hémagglutinine peuvent neutraliser plusieurs souches des deux lignées. Le troisième anticorps se lie à la région basale de l'hémagglutinine et neutralise les groupes A et B du virus grippal. Ces informations, ainsi que de précédents travaux ayant identifié des anticorps qui ciblent le virus de la grippe A, pourraient aider à la conception d'un vaccin universel capable de protéger contre les virus de la grippe A et B.

Article n°22 : « Highly Conserved Protective Epitopes on Influenza B Viruses » par C. Dreyfus, N.S. Laursen, R. Khayat, D.C. Ekiert, J.H. Lee, Z. Metlagel, A.B. Ward et I.A. Wilson du Scripps Research Institute à La Jolla, CA ; N.S. Laursen du Gustav Wieds Vej 10C à Aarhus, Danemark T. Kwaks, D. Zuijdgeest, M.V. Bujny, M. Jongeneelen, R. van der Vlugt, M. Lamrani, H.J.W.M. Korse, E. Geelen, Ö. Sahin, M. Sieuwerts, J.P.J. Brakenhoff, R. Vogels, W. Koudstaal, J. Goudsmit et R.H.E. Friesen du Janssen Center of Excellence for Immunoprophylaxis à Leyde, Pays-Bas ; O.T.W. Li, L.L.M. Poon et M. Peiris de l'Université de Hong Kong à Hong Kong, Chine.


Des implants électriques maîtrisent l'épilepsie chez le rat. Un dispositif s'auto-ajustant qui stimule électriquement le cerveau peut réduire les crises de « petit mal » chez le rat rapportent des chercheurs. Dans l'épilepsie, les crises se produisent rarement mais ont de graves conséquences. Les crises de « petit mal » ou « d'absence » ne durent que quelques secondes et ne provoquent pas de convulsions comme celles du « grand mal ». Elles restent toutefois dangereuses. La stimulation cérébrale profonde est déjà utilisée pour traiter certaines formes de la maladie de Parkinson et de dépression mais ces appareils agissent en permanence et ont de ce fait de multiples effets indésirables. Le système présenté dans cette nouvelle étude démarre en réponse à une crise et s'éteint lorsqu'elle s'arrête. Chez des rats ayant un trouble similaire à l'épilepsie, Antal Berényi et ses collègues ont implanté un appareil qui détecte les bouffées de « pics et d'ondes » des décharges neuronales qui sont la marque du petit mal épileptique. En réponse à cela, il administre des impulsions électriques qui contrecarrent cette activité neuronale. Les chercheurs avancent que leur appareil, formé d'électrodes alimentées par des circuits électriques ultralégers, pourrait être implanté dans le cerveau d'une manière esthétiquement acceptable et offrir un moyen efficace de neutraliser les crises.

Article n°6 : « Closed-Loop Control of Epilepsy by Transcranial Electrical Stimulation » par A. Berényi, M. Belluscio, D. Mao et G. Buzsáki de l'Université Rutgers à Newark, NJ ; A. Berényi et G. Buzsáki de l'Université de New York à New York, NY ; A. Berényi de l'Université de Szeged à Szeged, Hongrie.


Moins de sommeil signifie plus de partenaires pour le bécasseau tacheté. Le mâle du bécasseau tacheté qui ne dort pas pendant des jours s'accouple avec plus de femelle et a plus de descendance indique une nouvelle étude. Cette conclusion va à l'encontre de l'idée courante que la privation de sommeil s'accompagne toujours d'une moindre performance dans la reproduction et suggère que dans certaines circonstances elle peut être adaptative. John Lesku et ses collègues ont eu recours au GPS et au contrôle à distance par des capteurs pour étudier l'accouplement et l'activité cérébrale de bécasseaux mâles et femelles. Les oiseaux se reproduisent à la moitié de l'été dans le nord de l'Arctique où la lumière du jour dure 24h et la compétition entre mâles intense. L'équipe a montré que les mâles qui dormaient le moins étaient ceux qui obtenaient le plus d'accouplements et avaient le plus gros succès reproductif comparés à ceux qui dormaient plus régulièrement. Ces résultats laissent penser que des animaux pourraient développer la capacité de moins dormir sans conséquences trop graves quand l'éveil est nécessaire sur le plan écologique.

Article n°20 : « Adaptive Sleep Loss in Polygynous Pectoral Sandpipers » par J.A. Lesku, N.C. Rattenborg, M. Valcu, S. Kuhn et B. Kempenaers du Max Planck Institute for Ornithology à Seewiesen, Allemagne ; A.L. Vyssotski de l'Université de Zürich à Zürich, Suisse ; A.L. Vyssotski de l'ETH Zürich à Zürich, Suisse ; F. Kuemmeth et W. Heidrich de e-obs GmbH à Gruenwald, Allemagne ; J.A. Lesku de l'University of Western Australia à Crawley, WA, Australie.


Numéro spécial sur « Travailler avec nos déchets ». Les déchets que nous les humains laissons derrière nous sont loin d'être un motif de satisfaction. Il nous faut de toute manière en faire quelque chose. Suivant notre mode de vie et de consommation, chacun de nous peut générer des tonnes de déchets durant sa vie. Des déchets de table aux vieux journaux, bouteilles, canettes, et au flot toujours croissant des appareils électroniques usagés, les quantités ne cessent d'augmenter dans le monde. Et si l'on inclut l'activité des fermes, des mines et les déchets industriels générés pour produire la nourriture, l'énergie et les produits de consommation, cela devient énorme.
Ce numéro spécial de Science met cependant en relief le fait que les déchets peuvent être parfois transformés en trésors, une matière que nous ne pouvons nous permettre de négliger alors que la population mondiale croissante essaye d'utiliser, et de réutiliser, les ressources plus efficacement. Comme des articles Review, Perspectives et News le montrent dans ce numéro, travailler avec nos déchets est devenu un défi de plus en plus complexe. Pour réduire la quantité de déchets que nous produisons, et en extraire le plus de valeur, il faut une combinaison de science intelligente, de politiques pratiques et de technologies adaptées. Heureusement, un nombre croissant de chercheurs veulent mettre la main à la pâte.
Une série d'infographies dans le numéro de cette semaine aide aussi à replacer les récents progrès dans un contexte plus général, même si elles nous rappellent que la collecte de données fiables sur les déchets reste à faire sur une grande partie de la planète. Du contenu en ligne, dont un podcast et des vidéos, ajoutent des perspectives à ce sujet actuel.

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