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PUBLIC RELEASE DATE:
16-Aug-2012

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Articles marquants dans le Science du 17 août 2012

La biologie influence la sentence des juges. Faire appel à des preuves scientifiques de facteurs biologiques contribuant à la maladie mentale d'un accusé rend les juges légèrement plus indulgents dans leur décision indique une nouvelle étude. Comprendre ce que peuvent conclurent des gens de différents éléments biologiques pourrait s'avérer important pour de futures études dans des domaines comme le droit, la santé ou la médecine. Lisa Aspinwall et ses collègues ont enquêté auprès de 181 juges de cour américains. Tous les participants devaient juger des sentences rendues pour le même cas hypothétique, partiellement inspiré du cas réel de Mobley contre l'État, qui comprenait un meurtrier psychopathe ayant présenté un test génétique de maladie mentale dans sa défense. Quand les juges ont reçu plus d'information sur les causes biologiques de psychopathie, ils ont eu tendance à réduire leur verdict de 14 à 13 ans de prison. Tous les juges avaient fourni des arguments écrits qui incorporaient les facteurs biologiques qu'ils avaient entendus. Ce résultat suggère que donner des preuves biologiques pour un comportement anormal pourrait inciter un juge à prononcer une sentence plus légère en se fondant sur le fait que des facteurs biologiques innés ont réduit la responsabilité personnelle de l'accusé. Les auteurs de ce travail préviennent cependant qu'il est difficile de tirer des conclusions de cette étude particulière car ses résultats ne peuvent s'appliquer à d'autres types de maladie mentale ou à d'autres crimes. De plus, la grande disparité de jugement entre les États suggère qu'aucune généralisation pratique ne peut être faite sans de futures recherches.

Article n°7 : « The Double-Edged Sword: Does Biomechanism Increase or Decrease Judges' Sentencing of Psychopaths? » par L.G. Aspinwall, T.R. Brown et J. Tabery de l'Université de l'Utah à Salt Lake City, UT.


Un Soleil constamment aplati aux pôles. La forme du Soleil reste plus constante que ce que les chercheurs pensaient selon une nouvelle étude faite par Jeffrey Kuhn et ses collègues. Jusqu'à présent, les astronomes présumaient que la forme du Soleil changeait avec son cycle de 11 ans qui est dicté par le nombre et l'emplacement des taches à sa surface. Cependant, avec les données fournies par le satellite Solar Dynamics Observatory de la NASA, ces chercheurs ont pu mesurer la forme du Soleil sur deux ans, période au cours de laquelle l'étoile est passée d'un minimum à un maximum de taches. Contrairement à leur attente, Kuhn et les autres chercheurs ont trouvé que la forme légèrement aplatie aux pôles du Soleil, avec un diamètre plus large à l'équateur et une distance plus courte entre les pôles, est remarquablement stable et pratiquement pas affectée par le cycle des taches observé à sa surface. De plus, indiquent les chercheurs, cette forme aplatie apparaît moins prononcée que ce que prédisait la théorie. L'ensemble de ces résultats apporte ainsi un nouvel éclairage sur la structure interne du Soleil.

Article n°12 : « The Precise Solar Shape and its Variability » par J.R. Kuhn et I.F. Scholl de l'Université de Hawaii à Pukalani, HI ; R. Bush de l'Université de Stanford à Stanford, CA ; M. Emilio de l'Universidade Estadual de Ponta Grossa du Parana, Brésil.


Un robot qui peut changer de couleur. Des chercheurs ont développé un robot souple qui peut changer de couleur et se fondre dans le paysage ou s'en démarquer. Un tel appareil pourrait servir dans la recherche sur le comportement des animaux ou d'autres activités qui utilisent des machines censées rester discrètes. Le robot est une machine de caoutchouc à quatre membres, parcourus de nombreux canaux minuscules et relié à un système de commande. L'injection d'air dans les canaux le fait « marcher ». Stephen Morin et ses collègues ont maintenant ajouté une composante changeant de couleur au robot, en utilisant une couche distincte de microcanaux qui peuvent être parcourus par différents colorants. L'appareil peut ainsi se camoufler, comme le fait un poulpe, ou signaler sa présence comme le fait une luciole. La température des colorants peut être modifiée de sorte que l'appareil peut aussi changer de couleur dans l'infrarouge. Cet aspect de la technologie a aussi été inspiré par la nature, certains serpents pouvant par exemple percevoir la lumière infrarouge en utilisant un organe spécialisé. Les auteurs avancent qu'à l'avenir, de grands robots pouvant emporter une source d'énergie et des pompes pourront agir de façon autonome.

Article n°5 : « Camouflage and Display for Soft Machines » par S.A. Morin, R.F. Shepherd, S.W. Kwok, A.A. Stokes, A. Nemiroski et G.M. Whitesides de l'Université de Harvard à Cambridge, MA.


Écrire et lire un livre dans l'ADN. Le fait que l'ADN contienne toutes les instructions génétiques pour qu'un organisme vivant se développe et grandisse n'est pas une grosse surprise. Il fait partie des matériaux les plus denses et les plus stables connus pour conserver l'information. Dans un article Brevium, des chercheurs décrivent maintenant comment ils ont utilisé de l'ADN pour coder un livre de 5,27 mégabits, et les techniques de nouvelle génération de séquençage d'ADN pour le lire. Avec ces résultats, George Church et ses collègues suggèrent que l'ADN peut stocker de l'information numérique à de plus hautes densités que les autres moyens numériques tels que les mémoires flash ou l'holographie quantique. Ils expliquent que l'ADN a d'abord servi à conserver des messages depuis 1998 mais que jusqu'à présent la quantité maximale de données stockées par l'acide nucléique n'était que de 7 920 bits. Et depuis comme ils ont été bien au-delà en stockant un livre codé sous forme html comprenant 53 426 mots, 11 images en jpg et un programme en JavaScript, ils avancent que l'ADN devient un moyen de plus en plus accessible de stockage numérique, particulièrement maintenant que cette information s'accumule à une vitesse étourdissante et pose en cela le défi de la stocker et de l'archiver aux scientifiques.

Article n°13 : Next-Generation Digital Information Storage in DNA » par G.M. Church et S. Kosuri de la Harvard Medical School et du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering à Boston, MA ; Y. Gao de l'Université Johns Hopkins à Baltimore, MD.

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