[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 6-Sep-2012
[ | E-mail Share Share ]

Contact: Natasha Pinol
npinol@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 7 septembre 2012

Faire le lien entre variation génétique et maladie. Les études qui comparent les génomes de beaucoup d'individus différents, malades ou pas, ont révélé une pléthore de variants génétiques associés avec certaines maladies. Un nouveau travail est revenu sur tous ces résultats pour dresser un tableau plus complet du nombre de ces variations, souvent relativement mineures et sans effets par elles-mêmes sur la séquence des protéines, qui contribuent à des maladies comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn et la maladie cardiaque. Matthew Maurano et ses collègues ont analysé des centaines d'échantillons humains étudiés dans les projets ENCODE, Roadmap Epigenomics Program et 1000 Genomes. Ils ont ainsi pu déterminer que de nombreuses variations non codantes associées à des maladies se situent près de zones régulatrices de l'ADN, qui font partie des éléments contrôlant l'expression des gènes. Le rôle régulateur de ces variations apparaît spécifique de certains types de tissus et d'étapes du développement. Ce résultat donne un cadre pour identifier les bases génétiques des maladies humaines complexes. Par exemple, les chercheurs ont trouvé que 24,4 pour cent des variations de séquence d'ADN associées avec des maladies autoimmunes comme le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou le lupus tombaient dans des sites qui lient un ensemble spécifique de facteurs de transcription, ce qui met en relief l'élément d'un réseau régulateur important dans les maladies autoimmunes. Eric Schadt et Rui Chang commentent l'étude dans un article Perspective et avancent que les informations apportées par ce genre d'études pourraient fortement améliorer la capacité des chercheurs à construire un profil de protéines, ou de « biomarqueurs », qui définissent le mieux une maladie.

Article n°5 : « Systematic Localization of Common Disease-Associated Variation in Regulatory DNA » par M.T. Maurano, R. Humbert, E. Rynes, R.E. Thurman, E. Haugen, H. Wang, A.P. Reynolds, R. Sandstrom, H. Qu, J. Brody, A. Shafer, F. Neri, K. Lee, T. Kutyavin, S. Stehling-Sun, A.K. Johnson, T.K. Canfield, E. Giste, M. Diegel, D. Bates, R.S. Hansen, S. Neph, P.J. Sabo, N. Sotoodehnia, I. Glass, R. Kaul et J.A. Stamatoyannopoulos de l'Université de Washington à Seattle, WA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°3 : « A GPS for Navigating DNA » par E. Schadt et R. Chang de la Mount Sinai School of Medicine à New York, NY.


Quelle quantité du génome fait de nous des humains ? Une large partie du génome humain non commun aux autres mammifères est sous « contrainte » évolutive, ce qui signifie que ces régions sont probablement essentielles pour les aspects spécifiquement humains de notre biologie rapportent des chercheurs. La majorité du génome humain est transcrite mais seule une portion de celui-ci code pour des protéines ou régule l'expression de gènes. La fonction de l'ADN restant et sa contribution à la biologie humaine ne sont en général pas connues. L'étude des données issues des projets ENCODE et 1000 Genomes a permis à Lucas Ward et Manolis Kellis d'examiner des régions du génome humain non partagées avec d'autres mammifères. Une grande partie des éléments génomiques de ces régions paraît subir une contrainte évolutive spécifique à l'être humain, dont 4 pour cent du génome ayant une fonction encore inconnue. Ces éléments sont biochimiquement actifs, même s'ils ne sont pas directement associés à des gènes, et ils montrent une diversité de séquence relativement basse, suggérant ainsi que des variations délétères ont été éliminées par une « sélection purificatrice » présente au cours de l'évolution humaine.

Article n°12 : « Evidence of Abundant Purifying Selection in Humans For Recently-Acquired Regulatory Functions » par L.D. Ward et M. Kellis du Massachusetts Institute of Technology in Cambridge, MA ; L.D. Ward et M. Kellis du Broad Institute du MIT et de Harvard à Cambridge, MA.


Une forme d'autisme rare mais traitable ? Des chercheurs ont identifié des mutations sur un gène, appelé BCKCK, qui semblent se traduire par une forme d'autisme avec épilepsie et handicap mental. Cette forme particulière d'autisme paraît traitable chez la souris, ce qui suggère que des traitements similaires pourraient aussi être bénéfiques à certains patients. Gaia Novarino et ses collègues ont séquencé l'exome, c'est-à-dire l'ensemble des régions codantes du génome, de deux familles d'enfants atteints d'autisme, d'épilepsie et de handicap mental. L'une était d'origine turque, l'autre d'origine égyptienne, et les deux présentaient les mêmes mutations inactivatrices sur le gène BCKCK indiquent les chercheurs. Novarino et les autres chercheurs ont ensuite effectué des expériences sur la souris et trouvé que lorsque BCKCK est inactivé les rongeurs souffrent d'anomalies neurologiques comme de tremblements, de crises épileptiques et de fermeture des pattes arrières. En nourrissant ces souris avec une alimentation riche en acides aminés ramifiés ou AAR, des acides aminés qui sont réduits par les mutations dans BCKCK les chercheurs ont pu faire reculer une partie des symptômes observés. Chez l'homme, précisent les chercheurs, un régime enrichi en AAR a permis de normaliser leur taux dans le plasma. Globalement, ces résultats suggèrent qu'il pourrait être possible d'identifier les ayant des maladies génétiques rares dues à des mutations spécifiques, comme par exemple celles sur BCKCK, et pouvoir un jour engager des traitements après avoir séquencé l'exome des patients pour en déduire les gènes individuels à l'origine de leur maladie.

Article n°14 : « Mutations in BCKD-kinase Lead to a Potentially Treatable Form of Autism with Epilepsy » par G. Novarino, E.M. Scott, J. Schroth, J.L. Silhavy et J.G. Gleeson de l'Howard Hughes Medical Institute à San Diego, CA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Les aérosols organiques grossissent la nuit. Les aérosols organiques qui se forment par des réactions chimiques dans l'atmosphère grossissent à une vitesse impressionnante au cours de la nuit, aidé en cela par les oxides d'azote issus de la combustion des carburants fossiles. Les aérosols organiques représentent près de la moitié de toutes les petites particules dans les basses couches de l'atmosphère, ce qui fait qu'ils ont un effet significatif sur le climat et la santé humaine. Une grande partie de ce que savent les chercheurs sur la production des aérosols organiques vient d'expériences contrôlées en laboratoire, mais maintenant Andrew Rollins et ses collègues ont pu mesurer leur concentration naturelle dans le ciel au-dessus de Baskersfield en Californie. Leurs observations révèlent le type important de croissance nocturne de ces aérosols, qui augmente avec des teneurs élevées en oxydes d'azote et diminue quand de fortes concentrations en molécules organiques peuvent interagir avec les nitrates dans une étape intermédiaire de la formation des aérosols organiques. Leur découverte suggère que la réduction des émissions d'oxyde d'azote, avec des moteurs de voitures à combustion plus propre par exemple, pourrait contribuer à réduire la production d'aérosols.

Article n°8 : « Evidence for NOx Control over Nighttime SOA Formation » par A.W. Rollins, E.C. Browne, S E. Pusede, P.J. Wooldridge, R.C. Cohen, K.-E. Min, D.R. Gentner et A.H. Goldstein de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA ; S. Liu, D.A. Day et L.M. Russell de l'Université de Californie, San Diego à San Diego, CA ; A.W. Rollins du NOAA Earth System Research Laboratory à Boulder, CO ; A.W. Rollins et D.A. Day de l'Université du Colorado, Boulder à Boulder, CO.

###



[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Share Share ]

 


AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert! system.