Public Release:  Articles marquants dans le Science du 28 septembre 2012

American Association for the Advancement of Science

Des implants électroniques médicaux qui s'autorésorbent. Des scientifiques ont mis au point une nouvelle classe de matériau électronique capable de se dégrader dans le milieu. Contrairement aux appareils électroniques actuels conçus pour durer très longtemps, les circuits transitoires développés par Suk-Won Hwang et ses collègues disparaissent après une durée programmée. Cette technique pourrait servir dans les implants médicaux destinés à traiter les infections dues à la chirurgie ou à stimuler la croissance osseuse. Les chercheurs ont fabriqué un circuit électronique à partir de soie d'un cocon, de minces feuilles de silicium poreux et d'électrodes en magnésium, des matériaux qui sont tous capables de se résorber dans le milieu. Ils ont testé leur dispositif sous la forme d'un implant biomédical chez la souris qui a servi à libérer un médicament bactéricide sur le site d'une lésion chirurgicale. Avant d'être implanté, le système avait été programmé par les chercheurs pour se résorber après une certaine durée d'exposition aux fluides biologiques. Cette résorption pourrait en théorie être aussi déclenchée par la chaleur, le rayonnement, le pH et d'autres facteurs environnementaux. L'examen des souris après trois semaines a monté une infection réduite sur le site de la blessure et des résidus limités de l'implant. Si ces résultats concernent plus particulièrement le domaine médical, ce type d'appareil pourrait aussi être utilisé pour limiter l'accumulation de déchets électroniques.

Article n°11 : « A Physically Transient Form of Silicon Electronics » par S.-K. Hwang, J.-K. Song, E. Rill, S.M. Won, Y.-S. Kim, Y.M. Song, K.J. Yu, A. Ameen et J.A. Rogers de l'Université de l'Illinois à Urbana- Champaign à Urbana, IL ; H. Tao, M.A. Brenckle, B. Panilaitis, M. Yang, D.L. Kaplan et F.G. Omenetto de l'Université Tufts à Medford, MA ; D.-H. Kim de la Seoul National University à Séoul, Corée du Sud ; H. Cheng, R. Li, Y. Su et Y. Huang de l'Université Northwestern à Evanston, IL ; R. Li de la Dalian University of Technology à Dalian, Chine ; M.R. Zakin de Nano Terra à Brighton, MA ; M.J. Slepian de l'Université de l'Arizona à Tucson, AZ.


Le suivi de plus de pêches serait utile. Environ 80 pour cent de toutes les espèces de poissons pêchées dans le monde ne sont pas suivies comme le sont le saumon, la morue et le thon pourtant une telle surveillance pourrait beaucoup bénéficier à un grand nombre de ces espèces selon une nouvelle recherche. Certaines estimations révèlent que le suivi de certaines pêches pourrait permettre de les rendre durables avec une gestion continue active. Pour déterminer dans quelle mesure les pêches qui ne reçoivent pas de suivi formel régulier restent durables, Chris Costello et ses collègues ont appliqué une méthode évaluant leur état fondée sur les prises, la population et les données écologiques concernant des milliers de pêches dans le monde. Ils rapportent que les petites pêches non évaluées sont dans un état nettement moins bon que les grandes, mais que les grandes non évaluées peuvent donner des résultats comparables à celles qui le sont. Les stocks, que ce soit pour les grandes ou petites pêches, continuent néanmoins de décliner et certains se sont effondrés. Costello et ses collègues estiment qu'une meilleure gestion et reconstruction des stocks pourrait améliorer l'état de 64 pour cent de ceux non évalués, ce qui permettrait des prises plus élevées mais néanmoins durables. Globalement, les chercheurs avancent que la reconstitution des pêches augmenterait les prises durables de 40 pour cent dans certains cas. « Notre étude suggère qu'il existe un gros potentiel dans le monde de préservation et de nourriture dans l'amélioration de la gestion des pêches non suivies » écrivent les auteurs.

Article n°21 : « Status and Solutions for the World's Unassessed Fisheries » par C. Costello, D. Ovando, S.D. Gaines, O. Deschenes et S.E. Lester de l'Université de Californie, Santa Barbara à Santa Barbara, CA ; R. Hilborn de l'Université de Washington à Seattle, WA.


Un coup d'oeil sur la matière tournoyant autour d'un trou noir. Des scientifiques ont pu observer la petite région où la matière tournoie autour d'un trou noir indique une nouvelle étude. On pense qu'un trou noir supermassif se trouve au centre de la plupart des galaxies. Dans certains cas, ces monstres lancent des jets de particules qui accélèrent à des vitesses proches de celles de la lumière et voyagent sur des centaines d'années lumières à travers toute la galaxie. Ces jets sont créés par tout le gaz et la poussière qui sont attirés vers le trou noir sous l'effet de sa forte attraction gravitationnelle. Cette matière tournoie autour du trou noir comme l'eau qui s'écoule autour de la bonde d'une baignoire. Les champs magnétiques qui courent à travers cette matière sont déformés dans le mouvement. Les électrons et les autres particules chargées se déplacent le long des lignes de champ magnétique, sont pris dans un flux en spirale puis éjectés vers l'extrémité de la ligne de champs qui s'enroule autour du trou noir.
Les astronomes font depuis longtemps l'hypothèse que les trous noirs et la matière qui tournoie autour d'eux sont responsables des jets vus dans certaines galaxies, mais aucun télescope n'avait été assez puissant jusqu'à présent pour le démontrer. En produisant un télescope virtuel qui associe les coupoles radio de Hawaii et de Californie, Sheperd Doeleman et ses collègues ont pu atteindre le grossissement suffisant pour voir la base d'un jet dans la galaxie M87. Ils ont observé que la taille du point de départ du jet est très petite, si petite que le trou noir devait tourner et la matière autour de lui aussi dans la même direction pour pouvoir l'observer. Les jets relativistes sont des processus importants pour retraiter la matière et l'énergie du centre des galaxies et la restituer à l'univers. Connaître comment l'énergie est extraite du trou noir pour former un jet pourrait doper notre compréhension de la croissance des galaxies.

Article n°25 : « Jet Launching Structure Resolved Near the Supermassive Black Hole in M87 » par S.S. Doeleman, V.L. Fish, D.E. Schenck, C. Beaudoin, C. Lonsdale, A.E.E. Rogers, D.L. Smythe, J. SooHoo et M. Titus du MIT Haystack Observatory à Westford, MA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Comment les institutions locales ont jugulé les conflits en Papouasie-Nouvelle-Guinée. On a récemment avancé que les hommes deviennent moins violents avec l'évolution des institutions culturelles et des gouvernements actuels. Cependant, de petites sociétés au moins ont leurs propres institutions traditionnelles qui peuvent étouffer les conflits qui dégénèrent selon une nouvelle étude des Enga de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Alors que de nombreuses études sur la violence reposent largement sur des modèles, Polly Wiessner et Nitze Pupu ont recueilli des données sur les conflits précoloniaux, 501 guerres récentes et 129 séances de tribunaux traditionnels pour une expérience naturelle inhabituelle. Les Enga ont eu une longue tradition de guerres entre clans suivies de systèmes d'échanges cérémoniaux qui servaient à renouer les liens commerciaux détruits par la violence. En 1990, les Enga ont adopté de nouvelles armes, des fusils et des M16, ce qui a déclenché 15 années environ de conflits incontrôlés où de jeunes hommes étaient impliqués. Weissner et Pupu rapportent qu'en réponse à cela, les gens ont demandé aux chefs plus âgés d'adapter les institutions coutumières pour restaurer la paix, et cela a entraîné un déclin radical des morts et de la fréquence des conflits. Les auteurs ont identifié trois facteurs qui ont prévalu dans ce tournant vers la paix, l'épuisement et les difficultés économiques, l'influence de l'église, et un système de médiation efficace administré par une branche des tribunaux de village dont les magistrats ont résolu les disputes par des décisions tenant compte des conditions, émotions et valeurs du moment.

Article n°13 : « Toward Peace: Foreign Arms and Indigenous Institutions in a Papua New Guinea Society » par P. Wiessner de l'Université de l'Utah à Salt Lake City, UT ; N. Pupu de l'Enga Take Anda en Papouasie- Nouvelle-Guinée.


Un système de surveillance pour les cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses avec un nombre anormal de chromosomes peuvent déclencher une réponse immunitaire qui les élimine de l'organisme montre une étude chez la souris. Les cellules cancéreuses ont souvent trop ou trop peu de copies de chromosomes mais on ne sait pas dans quelle mesure cela favorise la croissance des tumeurs. Laura Senovilla et ses collègues de France et d'ailleurs ont trouvé que le fait d'avoir trop de copies de chromosomes imposait un stress au réticulum endoplasmique (RE) de la cellule. La cellule exprime alors de façon inappropriée à sa surface une protéine du RE, la calréticuline, ce qui entraîne sa destruction par le système immunitaire. Un article Perspective associé commente ces résultats et passe en revue l'histoire de l'hypothèse de la surveillance immunitaire du cancer.

Article n°18 : « An Immunosurveillance Mechanism Controls Cancer Cell Ploidy » par L. Senovilla, I. Vitale, I. Martins, M. Tailler, C. Pailleret, M. Michaud, L. Galluzzi, S. Adjemian, O. Kepp, M. Niso-Santano, S. Shen, G. Mariño, A. Criollo, A. Boilève, A. Sistigu, T. Yamazaki, S. Rello-Varona, C. Locher, V. Poirier-Colame, L. Zitvogel, M. Castedo et G. Kroemer de l'INSERM à Villejuif, France. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°4 : « Immune Surveillance from Chromosomal Chaos? » parM. Zanetti et N.R. Mahadevan de l'Université de Californie, San Diego à La Jolla, CA.

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