Public Release:  Articles marquants dans le Science du 21 septembre 2012

American Association for the Advancement of Science

Les génomes humains subsahariens éclairent les origines de l'Homme. Une nouvelle étude des variations génétiques humaines au sud du Sahara, d'où proviendrait l'Homo sapiens, permet de révéler la richesse de l'histoire génétique humaine de la région. Carina Schlebusch et ses collègues ont étudié les variants génétiques de 220 individus issus de 11 populations génétiques à travers l'Afrique australe pour explorer les relations qu'elles ont entre elles. Cependant, au lieu d'aboutir à un lieu géographique où serait né l'être humain moderne, les chercheurs ont découvert les traces complexes de mélanges et de stratifications parmi ces populations. Selon l'étude, le peuple khoïsan avec sa langue à clics, dont la divergence des autres groupes humains africains est considérée comme l'une des plus précoces de l'histoire de l'homme moderne, s'est séparé des autres populations il y a environ 100 000 ans, sa diversification en deux groupes du nord et du sud s'étant produite il y a environ 35 000 ans. Schlebusch et les autres chercheurs ont aussi décelé des gènes qui ont vraisemblablement été soumis à une sélection à l'époque de la divergence du peuple khoïsan, dont certains impliqués dans le développement squelettique pour la croissance des os et du cartilage, ainsi que dans le système immunitaire et le fonctionnement des neurones. L'étude renseigne sur la manière dont les populations humaines modernes dans le monde ont émergé au cours d'une histoire évolutive complexe en Afrique, et elle suggère que des travaux génomiques similaires pourraient nous dévoiler encore quelques secrets sur les origines des hommes modernes.

Article n°29 : « Genomic Variation in Seven Khoe-San Groups Reveals Adaptation and Complex African History » par C.M. Schlebusch, P. Skoglund, P. Sjödin, L.M. Gattepaille, S. Li et M. Jakobsson de l'Université d'Uppsala à Uppsala, Suède ; D. Hernandez et A. Singleton du National Institute on Aging, National Institutes of Health à Bethesda, MD ; F. Jay de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA ; M. De Jongh de l'Université d'Afrique du Sud à Pretoria, Afrique du Sud ; M.G.B. Blum du CNRS à Grenoble, France ; M.G.B. Blum de l'Université Joseph Fourier à Grenoble, France ; H. Soodyall de l'Université du Witwatersrand à Johannesburg, Afrique du Sud ; H. Soodyall du National Health Laboratory Services à Johannesburg, Afrique du Sud.


Quand il s'agit du bien-être, l'environnement prime sur l'économie. Dans quelle mesure notre quartier peut-il avoir un effet sur notre bien-être ? Selon les résultats d'une étude à long terme, déménager dans un environnement moins pauvre peut avoir des effets positifs durables sur la santé mentale et le bonheur. Jens Ludwig et ses collègues ont analysé les données d'une expérience sociale lancée par le Department of Housing and Urban Development américain au milieu des années 1990 qui a donné à des milliers de familles vivant dans un quartier extrêmement pauvre des bons de logement qui ne pouvaient être utilisés qu'en déménageant dans un quartier moins défavorisé. Lorsqu'elles ont reçu leur bon, les familles vivaient dans des logements publics à New York, Los Angeles, Chicago, Boston et Baltimore. Cependant, 10 à 15 ans plus tard, Ludwig et les autres chercheurs rapportent que les adultes qui ont utilisé leur bon présentent une meilleure santé mentale et un sentiment plus fort de bien-être et de bonheur comparé au groupe contrôle qui n'avait pas reçu de bons. En moyenne, les bénéficiaires de bons vivent maintenant dans des quartiers où 31,4 pour cent des habitants sont dans la pauvreté, comparé au groupe contrôle où ce pourcentage s'élève à 39,6 pour cent. Toutefois, les chercheurs précisent que le fait de déménager dans un quartier moins pauvre n'avait pas un effet significatif sur l'indépendance économique des familles, le recours à l'aide sociale ou l'emploi. Ludwig et ses collègues estiment que le déclin observé dans la pauvreté environnante peut augmenter le bien-être des personnes dans une mesure comparable à l'écart de bien-être entre des personnes dont le revenu annuel diffère de 13 000 dollars. Un article Perspective de Robert Sampson détaille les implications de cette étude.

Article n°13 : « Neighborhood Effects on the Long-Term Well-Being of Low-Income Adults » par J. Ludwig de l'Université de Chicago à Chicago, IL ; J. Ludwig, L.F. Katz, J.R. Kling et L. Sanbonmatsu du National Bureau of Economic Research à Cambridge, MA ; G.J. Duncan de l'Université de Californie, Irvine à Irvine, CA ; L.A. Gennetian de la Brookings Institution à Washington, DC ; L.F. Katz de l'Université de Harvard à Cambridge, MA ; R.C. Kessler de la Harvard Medical School à Boston, MA ; J.R. Kling du Congressional Budget Office à Washington, DC.

Article n°3 : « Moving and the Neighborhood Glass Ceiling » par R.J. Sampson de l'Université de Harvard à Cambridge, MA.


Ce que les chats sauvage et domestique ont en commun. Les motifs et la couleur similaires du pelage des chats sauvage et domestique suggèrent qu'ils sont sous le contrôle des mêmes gènes et que des mutations sur ceux-ci peuvent expliquer les différences de leur apparence. Christopher Kaelin et ses collègues ont recherché le gène responsable de la variation du motif tigré chez le chat domestique qui se manifeste soit par d'étroites bandes noires verticales ou des traces foncées moins organisées. Les chercheurs ont exploré le génome de chats sauvages du nord de la Californie et découvert que la perte d'un gène, connu sous le nom de Taapep, faisait disparaître les motifs du pelage sans affecter les autres organes. D'autres tests ont ensuite révélé que des mutations de Taapep causaient le motif tigré en taches visible chez le chat domestique et une variété rare de guépard royal d'Afrique sub-saharienne. Kaelin et ses collègues ont alors observé l'expression du gène dans la peau du chat et du guépard in utero et découvert qu'un autre gène, appelé Edn3, contrôle la couleur du pelage dans ces motifs tigrés. Munis de ces résultats, les chercheurs ont conçu un modèle qui aide à comprendre comment les motifs et la couleur du pelage se développent chez les chats sauvage ou domestique, et pourquoi de telles marques tigrées changent en taille mais pas en nombre au cours de la croissance de l'animal.

Article n°20 : « Specifying and Sustaining Pigmentation Patterns in Domestic and Wild Cats » par C.B. Kaelin, G.M. Cooper et G.S. Barsh du HudsonAlpha Institute for Biotechnology à Huntsville, AL. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


L'astéroïde Vesta est riche en hydrogène. Une nouvelle analyse des données de la sonde Dawn suggère que Vesta, le second plus gros astéroïde du système solaire, est riche en hydrogène. Contrairement à la plupart des autres astéroïdes, qui sont les fragments d'objets autrefois plus grands, Vesta est considérée comme ayant survécu en tant que protoplanète depuis les débuts de la formation du système solaire et l'on pensait qu'elle était à ce titre dépourvue d'hydrogène. Avec des données obtenues par le détecteur de rayons gamma et de neutrons à bord de la sonde Dawn, Thomas Prettyman et ses collègues ont eu la surprise de trouver beaucoup d'hydrogène dans la plus ancienne partie de Vesta. Dans une autre étude, Brett, Denevi et ses collègues ont recherché l'origine du sol singulièrement plein de cratères en utilisant des images à haute résolution fournie par la sonde. Leurs résultats présentent des preuves de la présence de chondrites carbonatées riches en eau. Globalement, ces travaux donnent de nouvelles informations sur la distribution d'eau dans notre système solaire. Un article Perspective commente ces résultats.

Article n°25 : « Elemental Mapping by Dawn Reveals Exogenic H in Vesta's Regolith » par T.H. Prettyman, N. Yamashita, W.C. Feldman, P. Tricarico, R.C. Reedy et J.-Y. Li du Planetary Science Institute à Tucson, AZ. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°26 : « Pitted Terrain on Vesta and Implications for the Presence of Volatiles » par B.W. Denevi, D.T. Blewett et D.L. Buczkowski du Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory à Laurel, MD. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°27 : « A Golden Spike for Planetary Science » par R.P. Binzel du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA.

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