[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 17-Sep-2012
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American Association for the Advancement of Science

L'entrainement cognitif peut attenuer les troubles cognitifs associes au pontage coronarien

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 18 septembre 2012 – Chaque année, au Québec, quelque 6 000 personnes subissent un pontage coronarien. La convalescence est longue et la qualité de vie grandement affectée, d'autant plus que l'intervention s'accompagne dans la majorité des cas de déficits cognitifs affectant la capacité d'attention et la mémoire pendant des semaines, voire des mois. Or, l'entraînement cognitif contribue à réduire de manière importante ces complications postopératoires, selon une étude qui sera présentée au prochain congrès de la Société Française de Médecine Physique et Réadaptation à Toulouse en France le 20 octobre par le Dr Louis Bherer, Ph. D. psychologue, et directeur de laboratoire et chercheur à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, établissement affilié à l'Université de Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le vieillissement et la prévention du déclin cognitif et professeur à l'Université du Québec à Montréal. L'étude a été menée avec son étudiante Émilie de Tournay-Jetté, et co-dirigée par le Dr Gilles Dupuis de l'UQAM.

Pour accélérer la convalescence et améliorer la qualité de vie

L'étude a démontré que les patients souffrant de déficits cognitifs après un pontage coronarien auraient tout intérêt à suivre un entraînement cognitif visant à la fois l'attention et la mémoire. Ces fonctions cognitives sont les plus touchées après un pontage coronarien. « Il apparaît clairement que le cerveau des aînés possède une certaine plasticité, commente le Dr Louis Bherer, car nous avons observé une amélioration de la mémoire et de l'attention même dans des situations non-entraînées. C'est à mon sens une découverte très intéressante qui suggère que l'entraînement cognitif devrait être offert au patient en plus du suivi médical usuel. » En outre, les bénéfices obtenus par l'entraînement sont maintenus dans le temps.

Le Dr Bherer voulait savoir si, malgré l'âge avancé des patients, le cerveau conservait une certaine plasticité, c'est-à-dire qu'un entraînement visant une fonction précise entraîne des effets bénéfiques sur d'autres fonctions non visées. Grâce à un suivi régulier s'étalant sur six mois, les chercheurs ont pu mesurer les progrès réalisés par 44 patients âgés de plus de 65 ans sélectionnés en fonction de leur bonne santé physique et mentale avant la chirurgie.

L'étude suggère donc qu'il serait très pertinent de développer des outils de réadaptation cognitive pour les patients ayant subi un pontage coronarien de manière à accélérer leur convalescence et à améliorer leur qualité de vie.

Résumé de la recherche

Le jour précédant l'intervention, les participants ont subi divers tests neuropsychologiques visant à mesurer leurs fonctions cognitives, entre autres la fluidité verbale, la mémoire immédiate et en différé, l'effet d'interférence, la vitesse psychomotrice, l'attention soutenue et sélective, la capacité au multitâche, etc. Trois groupes ont été constitués aux fins de l'étude. Ainsi, le groupe témoin n'a subi aucun entraînement cognitif après l'opération. Le deuxième groupe a suivi un entraînement de la mémoire, et par la suite un entraînement visant l'amélioration du niveau d'attention. Enfin, le troisième groupe a suivi d'abord un entraînement du niveau d'attention, et ensuite un entraînement de la mémoire. Les patients ont refait les tests neuropsychologiques de 3 à 7 jours après leur intervention chirurgicale ainsi qu'un mois plus tard de manière à mesurer les pertes cognitives. De fait, 65 % d'entre eux ont démontré un déficit cognitif après une semaine, déficit toujours présent pour 41 % après un mois. Entre la 6e et 10e semaine après l'opération, les patients se sont soumis à l'entraînement cognitif à raison de 4 séances 2 fois par semaine. Les patients se sont à nouveau prêtés aux divers tests cognitifs après 3 et 6 mois.

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