[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 11-Sep-2012
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University of Montreal

La constitution génétique influe sur la capacité des enfants à lutter contre le paludisme

Ce communiqué est disponible en anglais.

MONTRÉAL, Canada, le 12 septembre 2012 – Des chercheurs du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et de l'Université de Montréal ont identifié plusieurs nouveaux gènes qui influent sur l'efficacité de la réponse immunitaire des enfants exposés au paludisme. Cette première mondiale dans les efforts intégrés de traque des gènes prédisposant aux différentes réactions au paludisme et à l'identification ultime des cibles les plus appropriées de vaccins ou de traitements a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences par l'auteur principal Dr Youssef Idaghdour, sous la direction de Pr Philip Awadalla, dont le laboratoire s'adonne à la recherche sur le paludisme partout dans le monde depuis 13 ans.

«Le paludisme est un problème de santé majeur dans le monde entier. Plus de 3 milliards de personnes sont à risque et des centaines de milliers en meurent chaque année, dont la majorité sont des enfants africains de moins de 5 ans. Pourquoi certains enfants sont vulnérables à l'infection, tandis que d'autres sont résistants et luttent efficacement contre la maladie? Telles sont les questions auxquelles notre étude tente de répondre», explique Dr Idaghdour.

Toutefois, pour réussir là où tant d'autres études ont échoué, l'équipe a procédé différemment que par la classique approche in vitro, selon laquelle le génome est analysé à partir de cellules cultivées en laboratoire. Elle a plutôt fait appel à l'approche in vivo, en analysant les échantillons de sang d'enfants de la République du Bénin, en Afrique de l'Ouest, recueillis à l'aide de collaborateurs de la ville de Cotonou et du village voisin de Zinvié. «Cette approche nous a permis de comprendre comment l'« environnement » s'engage dans une lutte qui sera déterminante de l'évolution clinique de la maladie. En l'occurrence, l'environnement désigne le nombre de parasites détectés dans le sang, en lutte contre la constitution génétique de l'enfant », poursuit Dr Idaghdour.

«Nous avons eu recours à une combinaison novatrice de technologies qui mesurent à la fois la variation génétique entre les enfants et les conditions dans lesquelles leurs gènes s'«expriment». Cette méthode nous a permis d'accroître grandement la puissance de notre analyse, puisque nous avons pu non seulement détecter les mutations, mais aussi saisir comment elles « allument » ou « éteignent » les gènes en présence du parasite, explique Pr Awadalla. Notre approche nous a permis de réussir là où des études de plusieurs millions de dollars ont échoué par le passé. Jamais auparavant un aussi grand nombre de gènes associés au paludisme n'avait été découvert. »

Ce jalon important dans la compréhension des mécanismes qui expliquent comment le profil génétique des enfants influe sur leur capacité à se défendre contre l'infection pourrait ouvrir la voie à l'élaboration de tests de profilage génétique à faible coût dans un avenir pas si lointain. « Un diagnostic précis est essentiel pour le traitement approprié de l'agent infectieux, bien sûr. Or, déterminer la prédisposition génétique d'un patient à l'infection nous permettrait d'être beaucoup plus actifs dans le traitement des patients, qu'il s'agisse de donner des vaccins ou des médicaments préventifs, » conclut Pr Awadalla.

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Au sujet des chercheurs
Dr. Philip Awadalla



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