Public Release:  Articles marquants dans le Science du 5 octobre 2012

American Association for the Advancement of Science

Des ovocytes fonctionnels issus de cellules souches chez la souris. Des chercheurs japonais ont transformé des cellules souches de souris en cellules germinales capables de se différencier en ovocytes. Ces derniers utilisés en fécondation in vitro ont ensuite servi à produire des portées viables. Ce travail, qui est l'équivalent de ce qui a déjà été fait pour les spermatozoïdes, peut apporter un nouvel éclairage sur les cellules germinales femelles et de nouvelles pistes pour traiter certaines formes d'infertilité humaine. Mitinori Saitou et ses collègues sont partis de deux types de cellules souches chez la souris, celles embryonnaires (CSE) venant d'embryons précoces qui ont le potentiel de se différencier en n'importe quel type de tissu embryonnaire, et celles pluripotentes induites (CSPi) qui résultent de cellules somatiques adultes induites à devenir pluripotentes. Les chercheurs ont manipulé quelques gènes dans ces cellules pour qu'elles se développent en cellules très semblables aux cellules germinales primordiales. Puis ils ont mis en culture ces cellules avec des cellules ovariennes de la souris, créant un « ovaire reconstitué » qui a ensuite été transplanté dans un ovaire ou un rein de souris. Ces cellules se sont alors développées en ovocytes matures. Les chercheurs ont alors pu les récupérer pour faire des fécondations in vitro et les animaux générés ainsi étaient fertiles, preuve que les CSE et les CSPi de souris peuvent être utilisées pour produire des ovocytes fonctionnels.

Article n°24 : « Offspring from Oocytes Derived from in vitro Primordial Germ Cell-like Cells in Mice » par K. Hayashi, S. Ogushi, K. Kurimoto, S. Shimamoto, H. Ohta et M. Saitou de l'Université de Kyoto à Kyoto, Japon ; K. Hayashi, K. Kurimoto, H. Ohta et M. Saitou de la Japan Science and Technology Agency (JST) à Kyoto, Japon.


Une étoile à courte période tournant autour d'un trou noir massif. Au centre de notre galaxie se trouve un trou noir quatre millions de fois plus massif que le Soleil. En utilisant des données de l'Observatoire Keck, des scientifiques ont pu détecter une étoile appelée S0-102. Cette étoile tourne autour du trou noir en 11,5 ans, la plus courte période orbitale découverte jusqu'à présent. Le précédent record était détenu par l'étoile S0-2, découverte dans les années 1990 qui fait le tour du trou noir en 16 ans. Cette découverte pourrait aider les physiciens à tester la théorie générale de la relativité d'Einstein qui prédit comment la gravité déforme le temps et l'espace. Ces 17 dernières années, Leo Meyer et ses collègues ont recherché des étoiles dont la période orbitale était inférieure à 20 ans. Ces étoiles sont fortement affectées par le champ gravitationel du trou noir. L'équipe a utilisé l'optique adaptative, une technique qui corrige en temps réel les effets dus à l'atmosphère pour découvrir S0-102. Cette étoile détient non seulement un nouveau record mais va rendre possible des tests uniques de la théorie de la relativité générale d'Einstein qui ne peuvent être faits avec une seule étoile. Le duo de deux étoiles à courte période, S0-2 et S0-102, est nécessaire pour révéler la vraie géométrie de l'espace et du temps au voisinage d'un trou noir.

Article n°12 : « The Shortest-Known-Period Star Orbiting Our Galaxy's Supermassive Black Hole » par L. Meyer, A.M. Ghez, S. Yelda, A. Boehle, M. R. Morris et E.E. Becklin de l'Université de Californie, Los Angeles à Los Angeles, CA ; R. Schödel de l'Instituto de Astrofísica de Andalucía (CSIC) à Granada, Espagne ; J.R. Lu de l'Université de Hawaii à Honolulu, HI ; T. Do de l'Université de Californie, Irvine à Irvine, CA ; T. Do de l'Université de Toronto à Toronto, ON, Canada ; K. Matthews du California Institute of Technology à Pasadena, CA.


Des dents de dinosaures qui pouvaient rivaliser avec celles des mammifères herbivores actuels. Les dents des dinosaures hadrosaures à bec de canard étaient beaucoup plus complexes que celles des autres reptiles et rivalisaient avec celles du cheval ou du bison dans leur capacité à broyer des végétaux coriaces et minéralisés indiquent des chercheurs. Les hadrosauridés étaient les herbivores prédominants du Crétacé supérieur en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Avec leur large bec aplati, ils pouvaient brouter les prêles, fougères ou les angiospermes primitives et s'attaquer aux conifères. Ces plantes rêches et riches en cellulose présentaient des particules dures et corrosives pour les dents, et les hadrosauridés qui les mâchaient étaient dotés de dents en hauteur avec une couronne aplatie similaires à celles du cheval ou du bison. Les dents destinées à broyer de ces mammifères sont relativement complexes, avec plusieurs types de tissus différents alors que les reptiles ont classiquement des dents simples dotées de deux types de tissus seulement, un émail solide et une matière moins dure de type osseux. Gregory Erickson et ses collègues ont étudié des dents fossiles d'hadrosaures et montrent qu'elles étaient en fait formées de six types de tissu et parmi les plus complexes connues chez tous les animaux. La répartition des différents tissus variait aussi significativement entre chaque dent, qui présentait ainsi une configuration différente au fur et à mesure qu'elle migrait le long de l'aire de broyage. Ceci permettait à une seule dent d'avoir une forme et une fonction différente au cours de sa progression précisent les auteurs, ce qui a dû contribuer à la radiation adaptative réussie des hadrosaures.

Article n°15 : « Complex Dental Structure and Wear Biomechanics in Hadrosaurid Dinosaurs » par G.M. Erickson de la Florida State University à Tallahassee, FL ; B.A. Krick ; M. Hamilton et W.G. Sawyer de l'Université de Floride à Gainesville, FL ; G.R. Bourne de la Colorado School of Mines à Golden, CO ; M.A. Norell de l'American Museum of Natural History à New York, NY ; E. Lilleodden du Helmholtz-Zentrum Geesthacht à Geesthacht, Allemagne.


Un enseignement par des questions plus efficaces que des cours. Les modes d'enseignement où le professeur agit comme un facilitateur et où les élèves s'impliquent activement en utilisant des modèles et des faits sont plus efficaces que ceux où il explique la science avec un manuel et un cours montre une étude. Donna Ellen Granger et ses collègues ont réparti 125 classes d'enfants de 9 à 11 ans, soit plus de 2 500 élèves, en deux groupes, l'un avec un enseignement centré sur les élèves de type enquête, l'autre ayant une forme classique centrée sur l'enseignant. Les classes centrées sur les élèves ont étudié la science spatiale avec un programme connu sous le nom de Great Explorations in Math and Science, conçu pour encourager les enfants à améliorer leur compréhension de la science, tandis que les classes centrées sur l'enseignant utilisaient des manuels commandés par la région. Les chercheurs ont évalué les deux groupes avant le début du programme, immédiatement après, puis environ cinq mois plus tard. En plus des résultats des enfants, Granger et ses collègues ont analysé les connaissances en science spatiale des professeurs, leur attitude scientifique et leur opinion personnelle sur l'enseignement des sciences avant et après l'application du programme. Leurs résultats suggèrent que l'enseignement centré sur les élèves qui les conduit à avoir des pratiques scientifiques est important pour qu'ils soient plus capables scientifiquement. L'étude des chercheurs montre aussi la valeur du développement professionnel pour les enseignants.

Article n°17 : « The Efficacy of Student-Centered Instruction in Supporting Science Learning » par E.M. Granger, T.H. Bevis, S.A. Southerland, V. Sampson et R.L. Tate de la Florida State University à Tallahassee, FL ; Y. Saka de l'Université Bulent Ecevit à l'Eregli Egitim Fakultesi, Turquie.

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