[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 25-Oct-2012
[ | E-mail Share Share ]

Contact: Natasha Pinol
npinol@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 26 octobre 2012

L'ancêtre bipède de l'Homme passait du temps dans les arbres. Une étude des os de l'épaule de Australopithecus afarensis suggère que ce premier ancêtre de l'Homme, bien que bipède, était aussi un grimpeur très actif. Apparemment, grimper aux arbres est resté important pour ce groupe d'hominines qui inclut la fameuse Lucy, même si ses représentants se tenaient droit. David Green et Zeresenay Alemseged ont étudié les homoplates de DIK1-1, squelette partiel d'un A. afarensis juvénile découvert en Éthiopie, et ils ont trouvé que ces os avaient plusieurs traits communs avec ceux des grands singes actuels. Plus précisément, la cavité pour l'articulation de l'épaule pointe vers le haut, signe d'un grimpeur actif, chez DIK-1-1 et les grands singes alors que chez l'Homme elle est orientée vers le côté. Les chercheurs notent aussi que la cavité de l'épaule chez l'adulte Lucy était aussi orientée vers le haut, ce qui suggère que, comme pour les grands singes, les os de l'épaule d'A. afarensis étaient faits pour qu'il monte dans les arbres durant toute sa vie. L'Homme, par contre, naît avec une cavité plutôt orientée vers le bas puis qui se déplace progressivement vers le côté avec l'âge. Ces résultats indiquent que l'utilisation des membres supérieurs au-dessus de la tête pour grimper et se balancer dans les arbres est restée un élément important de la stratégie de survie de A. afarensis. Ils discréditent aussi l'idée que les cavités articulaires de l'épaule tournées vers le haut reflétaient seulement sa petite taille. Un article Perspective de Susan Larson explique plus en détail ces nouvelles données.

Article n°15 : « Australopithecus afarensis Scapular Ontogeny and Function, and the Role of Climbing in Human Evolution » par D.J. Green de l'Université Midwestern à Downers Grove, IL ; Z. Alemseged de l'Academie des sciences de Californie à San Francisco, CA.

Article n°5 : « Did Australopiths Climb Trees? » par S. Larson de l'Université de Stony Brook à Stony Brook, NY.


Les plumes pour la reproduction à l'origine ? Des fossiles de dinosaures suggèrent que les plumes et les structures ressemblant à des ailes ont d'abord évolué pour les parades sexuelles. La plupart des fossiles connus de dinosaures avec des plumes bien préservées venaient de Chine mais les fossiles décrits maintenant par Darla Zelenitsky et ses collègues sont de l'Alberta au Canada. Les chercheurs ont étudié trois squelettes, deux juvéniles et un adulte, de l'espèce de dinosaure ressemblant à une autruche appelée Ornithomimus edmontonicus. Les trois spécimens étaient recouverts de courtes plumes duveteuses, mais seul le spécimen adulte présentait sur ses membres antérieurs de longues plumes avec un rachis central rigide. Le développement retardé des longues plumes laisse penser qu'elles n'étaient utilisées que lorsque l'animal arrivait à maturité sexuelle, peut-être pour la parade sexuelle, l'ornement ou la couvaison. Ce n'est que plus tard, indiquent les auteurs, que les plumes ont acquis d'autres fonctions telles que la régulation thermique ou le vol.

Article n°14 : « Feathered Non-Avian Dinosaurs from North America Provide Insight into Wing Origins » par D.K. Zelenitsky et C.L. DeBuhr de l'Université de Calgary à Calgary, AB, Canada ; F. Therrien et D.A. Eberth du Royal Tyrrell Museum of Palaeontology à Drumheller, AB, Canada ; G.M. Erickson de la Florida State University à Tallahassee, FL ; Y. Kobayashi de l'Université d'Hokkaido à Hokkaido, Japon ; F. Hadfield de Palcoprep à Drumheller, AB, Canada.


Découverte d'une étoile à neutrons à rotation rapide. Une étoile à neutrons récemment découverte tourne autour d'une étoile compagnon en à peine 93 minutes, ce qui en fait la plus rapide des étoiles à neutrons connues rapporte une nouvelle étude. Cette découverte peut aider à mieux comprendre l'origine et l'évolution des pulsars rares. Les pulsars, ces vieilles étoiles à neutrons accélérées par l'accrétion de matière provenant d'une étoile compagnon, peuvent faire des centaines de tours sur elles-mêmes par seconde. En 2008, le lancement du télescope spatial Fermi pour les rayons gamma a permis aux scientifiques de détecter un grand nombre de pulsars à partir de leur rayonnement gamma. Dans cette étude, Holger Pletsch et ses collègues ont découvert les pulsations d'une étoile appelée PSRJ1311-3430 à partir des données de rayonnement gamma. L'étoile s'avère être un pulsar milliseconde, donc à rotation rapide, plus difficile à trouver dans les données de rayonnement gamma que des pulsars plus lents, ce qui demande une immense puissance informatique. Ce résultat ouvre de nouvelles possibilités de recherche et d'étude des pulsars milliseconde.

Article n°25 : « Binary Millisecond Pulsar Discovery via Gamma-Ray Pulsations » par H.J. Pletsch, H. Fehrmann, B. Allen et C. Aulbert du Max-Planck-Institut für Gravitationsphysik (Albert-Einstein-Institut) à Hanovre, Allemagne. Pour une liste complète des auteurs, se référer au manuscrit.


Les producteurs primaires des tropiques fuient la chaleur. Une large enquête sur le phytoplancton des océans autour du globe suggère que ces micro-organismes peuvent s'adapter à leur environnement local. Toutefois, elle indique aussi que la diversité du phytoplancton va décliner de manière significative sous les tropiques au cours de ce siècle. Ce résultat est important car le phytoplancton marin est un puits de dioxyde de carbone majeur, responsable de près de la moitié de la productivité primaire de la planète. Mridul Thomas et ses collègues ont isolé 194 souches de phytoplancton sous une large gamme de latitudes, entre 76 degrés Nord et 75 degrés Sud, pour étudier directement les effets de la température sur leur croissance. En laboratoire, les chercheurs ont trouvé une corrélation entre les températures optimales pour la croissance d'un micro-organisme et les températures moyennes annuelles de l'eau d'où il avait été prélevé. Ceci s'accorde bien avec les modèles d'évolution qui suggèrent que les micro-organismes s'adaptent aux eaux plutôt que de se disperser à travers les courants océaniques. Cependant, Thomas et les autres chercheurs ont aussi remarqué que les températures optimales pour les phytoplanctons des eaux polaires et tempérées étaient beaucoup plus élevées que la température moyenne des eaux où ils vivaient. Le phytoplancton des tropiques, en revanche, présentait une température optimale beaucoup plus proche ou basse que la moyenne annuelle de ses eaux. Ces résultats signalent une susceptibilité accrue des souches tropicales au réchauffement planétaire et les chercheurs ont utilisé des modèles qui suggèrent qu'un tiers des espèces de phytoplancton tropical actuelles se déplacera vers les pôles d'ici à 2100 malgré un changement moyen de la température de seulement deux degrés.

Article n°21 : « A Global Pattern of Thermal Adaptation in Marine Phytoplankton » par M.K. Thomas, C.T. Kremer, C.A. Klausmeier et E. Litchman de la W. K. Kellogg Biological Station, Michigan State University à Hickory Corners et de la Michigan State University à East Lansing, MI.

###



[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Share Share ]

 


AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert! system.