[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 29-Nov-2012
[ | E-mail Share Share ]

Contact: Natasha Pinol
npinol@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 30 novembre 2012

Toutes les banquises polaires perdent de la masse selon plusieurs méthodes de mesure. Les principales banquises polaires sauf une ont perdu de la masse depuis 1992 selon une étude qui a réuni plusieurs méthodes de mesure indépendantes. Les estimations de changement de la banquise au Groenland et en Antarctique ont beaucoup différé, ce qui rendait difficile de prévoir les futurs changements du niveau des mers. Certaines études étaient même en désaccord sur la perte ou le gain en masse que subiraient les banquises, c'est-à-dire sur « l'équilibrage des masses ». Ces différences étaient dues en partie au fait que beaucoup de surveillances satellites se font sur des périodes relativement courtes et parce que les méthodes par satellite ont chacune leurs forces et leurs faiblesses.
Andrew Shepherd et ses collègues ont maintenant combiné les données issues de trois méthodes par satellites indépendantes utilisant l'altimétrie, l'interférométrie et la gravimétrie, pour construire un équilibrage des masses des banquises plus solide entre 1992 et 2011. Après le retraitement des données pour s'assurer que l'on comparait ce qui est comparable, c'est-à-dire les régions, les périodes et les modèles de comportement de la banquise, les chercheurs ont trouvé que les différentes méthodes concordaient bien entre elles et que la combinaison des ensembles de données augmentait la sûreté des estimations. Ils ont calculé la vitesse de perte en glace des banquises du Groenland, de l'Antarctique de l'Est, de l'Ouest et de sa péninsule, et ils rapportent ces chiffres en gigatonnes par an. L'Antarctique de l'Est est la seule région où le solde est positif bien que cet accroissement ne compense pas le reste des pertes en Antarctique. En tout, indiquent les auteurs, la perte de masse des banquises polaires a contribué à une élévation de 11,1 +/- 3,8 mm du niveau des mers depuis 1992, soit à environ 20 pour cent de l'élévation totale au cours de cette période. Dans un article Review distinct, Ian Joughin et ses collègues discutent comment les banquises fondent et se désintègrent sous l'effet des courants océaniques chauds qui érodent leurs bords et sapent leur stabilité. Il est clair que ces interactions sont des éléments moteurs dans la perte de masse des banquises au Groenland et en Antarctique mais les détails de ces processus ne sont pas encore bien compris.

Article n°11 : « A Reconciled Estimate of Ice-Sheet Mass Balance » par A. Shepherd, H. Briggs, M. McMillan et A.V. Sundal de l'Université de Leeds à Leeds, Royaume-Uni. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°9 : « Ice-Sheet Response to Oceanic Forcing » par I. Joughin de l'Université de Washington à Seattle, WA ; R.B. Alley de la Pennsylvania State University à University Park, PA ; D.M. Holland de l'Université de New York à New York, NY.


Un nouveau modèle du cerveau perçoit, agit. Rencontrez Spaun, un modèle informatique du cerveau humain composé de 2 500 000 « neurones » simulés qui sont organisés pour ressembler à différentes régions cérébrales. Spaun, acronyme de Semantic Pointer Architecture Unified Network, est loin d'être humain. Pourtant, ce modèle peut simuler un certain nombre de comportements complexes et aide les chercheurs à faire le lien entre ceux observés entre les animaux et ceux tout aussi complexes qui se déroulent dans leur cerveau. Chris Eliasmith et ses collègues expliquent que Spaun peut reconnaître des nombres, se rappeler de listes de ceux-ci et les écrire à l'aide d'un bras mécanique. Ces tâches complexes, qui semblent sans effort pour un être humain, rendent pourtant comptent selon les chercheurs des aspects vitaux de la perception, de la cognition et du comportement. Ce modèle reste relativement simple et rigide comparé à la complexité des réseaux neuronaux biologiques et ne peut apprendre de nouvelles tâches. Un article perspective de Christian Machens explique ces résultats plus en détail et pourquoi la programmation de Spaun lui permet de réussir certains critères de base d'un test de QI.

Article n°15 : « Large-Scale Model of the Functioning Brain » par C. Eliasmith, T.C. Stewart, X. Choo, T. Bekolay, T. DeWolf, C. Tang et D. Rasmussen de l'Université de Waterloo à Waterloo, ON, Canada.

Article n°6 : « Building the Human Brain » par C.K. Machens du Champalimaud Centre for the Unknown à Lisbonne, Portugal.


Le Grand canyon pourrait avoir 70 millions d'années. Une ancienne rivière a probablement creusé le Grand canyon 60 millions d'années environ plus tôt que ce que l'on croyait, suggère une nouvelle étude. La chronologie de la formation du Grand canyon est débattue mais la plupart des modèles proposent que l'essentiel s'est formé il y a 5 à 6 millions d'années. Rebecca Flowers et Kenneth Farley ont maintenant utilisé une technique appelée la thermochronométrie à l'hélium 4He/3He pour analyser des grains d'un minéral, l'apatite, dans l'est et l'ouest du Grand canyon. La technique repose sur le fait que plusieurs kilomètres sous la surface de la Terre, la roche de la croûte perd son apport en isotope radioactif 4He par diffusion. Pendant ce temps, la décroissance radioactive d'autres éléments comble cette perte au même rythme. Cependant, lorsque les roches sont proche de la surface et se refroidissent, le 4He augmente au lieu de s'échapper. La quantité de 4He par rapport à son parent stable 3He reflète ainsi le temps passé depuis le refroidissement. Flowers et Farley valident cette approche dans le Grand canyon plus récent à l'est où les échantillons de différents sites montrent une histoire du refroidissement en accord avec des recherches antérieures. Puis les chercheurs ont appliqué leur modèle à des données issues de l'ouest du canyon. Leurs résultats laissent penser que l'ouest du canyon a subi un refroidissement ancien, lorsque l'érosion l'a creusé jusqu'à sa profondeur actuelle il y a 70 millions d'années.

Article n°27 : « Apatite 4He/3,He and (U-Th)/He Evidence for an Ancient Grand Canyon » par R.M. Flowers de l'Université du Colorado à Boulder à Boulder, CO ; K.A. Farley du California Institute of Technology à Pasadena, CA.


Juger des émotions passe plus par le corps que par le visage. Nous pensons lire les émotions intenses sur le visage alors que nous nous servons d'indices contextuels venant de tout le corps montre une nouvelle étude. Cette découverte éclaire comment la communication sociale se déroule au cours de situations tendues et potentiellement dangereuses. Hiller Aviezer et ses collègues ont conçu un ensemble d'expériences pour tester la capacité des participants à juger des émotions réelles. La première expérience a montré que lorsque les gens ne voient que le visage des joueurs de tennis qui viennent de gagner ou de perdre un point important, ils ne peuvent discriminer les gagnants des perdants. Les auteurs ont utilisé pour cela plus de cent photos trouvées sur internet. En revanche, les participants ont correctement deviné l'émotion du joueur s'ils voyaient également son corps. Ils ont reproduit ces résultats avec plus de photos de gens éprouvant des émotions dans des situations très variées. Pour confirmer que la perception par les participants du visage changeait vraiment suivant la vue ou non du corps, les auteurs ont transposé numériquement le visage de joueurs qui gagnaient un point sur le corps de joueurs qui en perdaient un et vice-versa. Mais au lieu d'évaluer les visages, les participants devaient prendre la pose et mimer les expressions faciales vues sur les photos. Ces poses étaient influencées par le corps de joueurs mais pas par leur visage. Cette étude montre ainsi que les humains semblent évaluer les émotions intenses en se fiant largement aux informations communiquées par le corps.

Article n°19 : « Body Cues, Not Facial Expressions, Discriminate Between Intense Positive and Negative Emotions » par H. Aviezer et A. Todorov de l'Université de Princeton à Princeton, NJ ; Y. Trope de l'Université de New York à New York, NY ; A. Todorov de l'Université Radboud à Nimègue, Pays-Bas ; H. Aviezer de l'Université Hébraïque de Jérusalem à Jérusalem, Israël.

###



[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Share Share ]

 


AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert! system.