[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 26-Nov-2012
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University of Montreal

Des chercheurs trouvent des « interrupteurs » chimiques liés aux maladies neurodégénératives

La maladie de Huntington est la maladie la plus étroitement liee a la chaine chimique visee

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 27 novembre 2012 – Grâce à un modèle donné, des chercheurs de l'Université de Montréal ont repéré et interrompu une chaîne chimique à l'origine de maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington, la sclérose latérale amyotrophique et la démence. Les résultats pourraient un jour être bénéfiques pour les patients atteints de la maladie de Huntington. « Nous avons identifié une nouvelle façon de protéger les neurones qui expriment la protéine huntingtine mutée », explique le docteur Alex Parker du Département de pathologie et biologie cellulaire de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM). La maladie de Huntington est une maladie génétique fatale qui atteint en règle générale les patients vers 50 ans et qui cause la mort progressive de régions spécifiques du cerveau. La principale caractéristique de cette maladie est l'agrégation de la protéine huntingtine mutée dans la cellule. « Notre modèle a révélé que l'augmentation de la progranuline réduisait la mort des neurones en faisant échec à l'accumulation de protéines mutantes. Cette approche pourrait également protéger contre des maladies neurodégénératives autres que la maladie de Huntington. »

La maladie de Huntington est incurable, et l'efficacité des traitements actuels demeure relative. Un composant des agrégats protéiques en cause est aussi présent dans d'autres maladies neurodégénératives. « Mon équipe et moi nous demandions si les protéines en question, TDP-43 et FUS, n'étaient que de simples spectateurs ou si elles influaient sur la toxicité provoquée par la huntingtine mutée. » Pour répondre à cette question, le docteur Parker et Arnaud Tauffenberger, étudiant au doctorat de l'Université de Montréal, ont utilisé un modèle génétique simple basé sur l'expression de la huntingtine mutée dans le système nerveux du ver rond transparent C. elegans. Puisqu'un grand nombre de gènes pathologiques humains sont présents dans les vers, notamment le ver C. elegans, les chercheurs sont en mesure de réaliser rapidement des analyses génétiques qu'ils ne pourraient effectuer dans les systèmes mammifères.

L'équipe du docteur Parker a découvert qu'en supprimant les gènes TDP-43 et FUS, qui produisent les protéines du même nom, la neurodégénérescence causée par la huntingtine mutée était moindre. Ils ont ensuite confirmé leurs découvertes dans un modèle de cellules de mammifères. Il ne restait plus qu'à déterminer les mécanismes de neuroprotection. La protéine TDP-43 cible la progranuline, une protéine liée à la démence. « Nous avons démontré que la suppression de la progranuline chez les vers ou les cellules augmentait la toxicité de la huntingtine, mais que l'augmentation de la progranuline réduisait la mort cellulaire dans les neurones de mammifères. Cela porte à croire que la progranuline est un agent neuroprotecteur potentiel contre la neurodégénérescence causée par la huntingtine mutée », explique le docteur Parker. Les chercheurs devront effectuer d'autres tests dans des modèles mammifères plus complexes pour établir si ces mêmes « interrupteurs » chimiques fonctionnent avec tous les mammifères. Si c'est le cas, un traitement ciblant la progranuline pourrait retarder l'âge d'apparition et la progression de la maladie de Huntington.

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